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Editorial : A un pas du dégel

Pour une surprise, c’en est une. Les magistrats ont mis un peu d’eau dans leur vin. Par un communiqué en date du 6 avril dernier, Marc Robert Dadaglo, président de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab), agissant au nom du bureau exécutif, a invité ses pairs à reprendre le travail. A partir de ce jour, pour le compte de la grève en cours, les magistrats n’observeront plus une cessation de travail de 5 jours sur 5. La grève est réduite désormais à 72h par semaine du mardi au jeudi. Par conséquent, les lundis et vendredis, les principaux animateurs des cours et tribunaux sont appelés à être présents au poste. Même si les justiciables auraient souhaité que les magistrats trouvent un terrain d’entente avec le gouvernement pour enterrer carrément la hache de guerre, il faut néanmoins saluer cette démarche qui constitue un pas vers le dégel.
Cette grève qui n’en finit pas trouve sa source dans la tentative des députés de supprimer le droit de grève à certaines catégories de travailleurs. Estimant qu’il s’agit d’un droit acquis consacré par la Constitution, les magistrats ont très vite dégainé, en optant pour la cessation de travail en guise de protestation. Lorsqu’est intervenue la décision de la Cour constitutionnelle déclarant contraire à la Constitution cette volonté manifeste des élus du peuple de museler les travailleurs, les magistrats sont revenus à de meilleurs sentiments en reprenant leurs habitudes à leurs postes respectifs. Se fondant sur le principe selon lequel, le salaire est la contrepartie du travail, le gouvernement a cru devoir opérer des défalcations pour fait de grève. Alors que pour les magistrats, qui brandissent l’article 25 de la loi n°2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin, « les grèves ayant pour motif la violation des libertés fondamentales et les droits syndicaux universellement reconnus, ou le non paiement des droits acquis par les travailleurs ne donnent lieu à aucune réduction de salaire ou de traitement ».
Depuis le lundi 26 février, l’Unamab a appelé à nouveau à la reprise des mouvements de grèves pour exiger du gouvernement, la rétrocession des fonds prélevés sur leurs salaires. Le discours ferme tenu depuis lors par les premiers responsables de ce syndicat et l’inflexibilité du gouvernement n’étaient pas favorables à une sortie de crise. C’est dans cette ambiance électrique qu’est intervenue l’alternance à la tête de l’Unamab. A la faveur d’un congrès ordinaire électif, Michel Adjaka a cédé son fauteuil à Marc Robert Dadaglo. D’un leader syndical à un autre, la posture n’a pas varié. Qu’il s’agisse de l’un ou de l’autre, le ton est resté le même. Ceux qui espéraient à la suite de cette alternance que le nouvel homme fort de l’Unamab serait moins regardant sur certains détails que son prédécesseur sont bien déçus. Michel Adjaka et Marc Robert Dadaglo, c’est bonnet blanc, blanc bonnet.
Le bureau exécutif de l’Unamab vient de prouver sa bonne foi quant à la résolution de cette crise qui perdure. En dépit de la poursuite des défalcations, les magistrats ont consenti à réduire la durée de la grève. C’est déjà une avancée, un signe de bonne volonté. Reste au gouvernement de saisir cette main tendue en ayant l’attitude requise pour que le mot de grève en cours soit définitivement levé. Cette situation crée des dommages et préjudices inestimables aux justiciables. Maintenant plus que jamais, il faut arrêter la saignée. Il est de notoriété publique que les magistrats vont en grève, la plupart du temps, pour exiger le respect des principes et règles régissant leur prestigieuse corporation. Le gouvernement à travers le Garde des sceaux qui connait si bien la maison devrait se remettre en cause pour que très vite, la grève ne soit plus d’actualité dans le rang des magistrats.

9-04-2018, Moïse DOSSOUMOU


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