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Editorial : Aller au-delà des tilapias défense

Faut-il ou non consommer le poisson tilapia ? Nombre de Béninois sont dans le doute. Et pour cause ! Se fondant sur l’alerte donnée par l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), le gouvernement a alimenté la polémique. Par un communiqué conjoint en date du 28 août 2017, le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche et son homologue de l’industrie, du commerce et de l’artisanat ont temporairement interdit « l’importation sur le territoire béninois par voies terrestre, maritime, aérienne et fluviale de poisson tilapia vivant sous forme d’œufs, de larves, de juvéniles, de géniteurs ou de poisson tilapia mort sous forme congelée ou dérivée ». Il n’en fallait pas plus pour que les consommateurs s’éloignent de cette espèce de poisson très prisée.
En présence d’une telle confusion et face à la levée de boucliers des pisciculteurs locaux, le gouvernement est revenu au devant de la scène pour apporter des précisions idoines afin d’apaiser les populations. Jusqu’à preuve du contraire, le Bénin n’est pas atteint par l’épidémie, et les tilapias produits localement peuvent être consommés sans crainte. Mais cet effort d’éclaircissement ne rassure pas pour autant les Béninois qui ne veulent prendre aucun risque. Il faudra du temps pour que la confiance renaisse. En attendant, les pisciculteurs locaux, victimes d’une situation conjoncturelle, auront du mal à écouler leurs produits. Néanmoins, l’empressement avec lequel le gouvernement s’est saisi de ce dossier témoigne de sa volonté d’œuvrer pour la bonne santé des populations. Et sur ce plan, il y a encore tant à faire.
Dans nos marchés, des produits divers aux origines douteuses sont proposés à la consommation. Compte tenu de leur coût de cession relativement abordable, ces marchandises sont vendues comme des petits pains. Les Béninois se ravitaillent tous les jours sans savoir si ce qu’ils consomment est sain. Les bières importées dont les marques se disputent la place sur les étalages, les jus de fruits divers, les liqueurs et breuvages multiples ont pignon sur rue. A partir du moment où le contenu semble raffiné et que la saveur est plus ou moins agréable, les populations s’en contentent. Et de bouche à oreille, selon l’attraction qu’ils exercent sur les consommateurs, ces produits qui inondent le marché se retrouvent dans les maisons, les buvettes et dans les gosiers. Personne ne se soucie vraiment de la qualité de ces boissons.
Que dire des « pure water », ces petits sachets transparents qui renferment de l’eau a priori potable, avec laquelle les populations étanchent leu soif à longueur de journée. Qu’en est-il des boîtes de conserve qui renferment toutes sortes d’aliments ? Sans être exhaustif, ces produits qui sont abondamment consommés appellent de la part du gouvernement des contrôles continus. Avec l’approche des fêtes de fin d’année qui amplifie le phénomène des liquidations, le risque d’empoisonnement et/ou d’intoxication alimentaire est à son niveau le plus élevé. C’est bien beau que le gouvernement se soucie des tilapias. Mais ce serait encore mieux si ce souci de préservation de la santé des populations s’étend à la plupart des denrées alimentaires qui pullulent dans nos marchés. Nos dirigeants sont attendus sur ce chantier.

14-09-2017, Moïse DOSSOUMOU


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