Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


Editorial : Dans la perspective du vote du code pénal

Le vrai visage des prisons, commissariats et brigades de gendarmerie est désormais connu des députés. En prélude à l’étude et au vote de la loi portant code pénal en République du Bénin, certains élus du peuple ont effectué la semaine écoulée un périple dans certains centres pénitentiaires et quelques unités de police et de gendarmerie. La découverte est effarante. Les services de police judiciaire manquent de tout et les cellules des gardés à vue sont dans un état lamentable. Poussant leur curiosité un peu plus loin malgré l’affreuse découverte, ils sont tombés sur l’horreur dans les maisons d’arrêt. A chaque étape de ce périple psychologiquement éprouvant, que ce soit à Cotonou, Lokossa, Porto-Novo, Aplahoué, Abomey, les députés ont touché du doigt les réalités des détenus.
Mais avant d’en arriver là, ils ont pris le soin de parcourir les brigades et commissariats. Ces unités de police judiciaire spécialisées dans la traque des personnes en conflit avec la loi végètent dans un dénuement total. Véhicules d’intervention branlants, manque de carburant et d’eau potable selon le cas, matériels informatiques inexistants ou défectueux, insuffisance de personnel, locaux exigus, vieillissants et inappropriés… tels sont quelques-uns des problèmes récurrents auxquels les forces de sécurité publique font face au quotidien. D’une localité à une autre, ces difficultés sont allégées ou amplifiées selon le cas. Mais dans les maisons d’arrêt, la situation des détenus est critique. Livrés à eux-mêmes, ils tirent le diable par la queue au cours de leur séjour carcéral, et au lieu que cette expérience leur fasse changer de comportement vis-à-vis de la société à laquelle ils ont fait du tort, ils en ressortent endurcis, prêts à commettre de nouvelles infractions.
C’est un secret de polichinelle. Les prisons béninoises sont des mouroirs. Les députés l’ont constaté par eux-mêmes. La surpopulation carcérale, dénoncée à plusieurs reprises, n’est pas le seul problème des maisons d’arrêt. Ces dernières, en fonction de leur situation géographique, présentent différentes facettes avec en toile de fond le récurrent problème de dénuement très avancé et de la dégradation des conditions de détention. Déjà que la prison civile de Cotonou qui retient les attentions ne répond à aucune norme, on peut déjà deviner l’état dans lequel végètent les autres maisons d’arrêt. A Lokossa par exemple, en plus de la vétusté des bâtiments, la prison n’est pas clôturée et les gardiens qui ne bénéficient d’aucun logement abattent un travail titanesque pour empêcher toute velléité de fuite. Comment peut-on exiger des résultats à ces agents dont les conditions de travail ne sont pas inconnues des autorités compétentes ?
La vive émotion voire l’indignation qu’a suscitée cette visite dans les rangs des députés devra maintenant se traduire en actions concrètes. Que feront-ils au parlement lorsque, dans un proche avenir, ils seront appelés à voter la loi portant code pénal ? Qu’exigeront-ils du gouvernement quant à l’amélioration sensible des conditions de travail des services de police judiciaire ? Que proposeront-ils pour que les prisonniers, où qu’ils soient détenus sur le territoire national, bénéficient d’un meilleur traitement voire d’un brin d’humanité ? Le fait qu’ils soient au ban de la société ne les prive pas de certains droits intimement liés à la personne humaine. Déjà, quand il s’agira d’amender ce code, il leur faudra réserver la prison qu’aux individus coupables de vol avec violence et d’assassinat et privilégier le remboursement des fonds détournés pour ce qui est des crimes économiques. Le service d’intérêt général humiliant et dégradant pourra aussi être préféré par les juges lors du prononcé des sentences pour des fautes qui demandent réparation expresse.

14-09-2016, Moïse DOSSOUMOU


CHRONIQUES

Editorial : L’os dans la gorge de la décentralisation
19-10-2017, Moïse DOSSOUMOU
Les maires de Pèrèrè et de Lokossa sont assis sur des sièges éjectables. Les membres des conseils communaux qu’ils dirigent sont remontés contre eux. (...) Lire  

Editorial : Les boulangeries à la barre
18-10-2017, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Chasse aux débiteurs !
18-10-2017, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Le décret de toutes les polémiques
18-10-2017, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Etudes sous conditions !
17-10-2017, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Mission délicate au Togo !
16-10-2017, Angelo DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE

Editorial : Les boulangeries à la barre
18-10-2017, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Chasse aux débiteurs !
18-10-2017, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Etudes sous conditions !
17-10-2017, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Mission délicate au Togo !
16-10-2017, Angelo DOSSOUMOU
plume libre : Vent d’intoxication sur la CENA !
13-10-2017, Sulpice Oscar GBAGUIDI
Editorial : La maladie des hôpitaux publics
12-10-2017, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : L’apport de la diaspora
11-10-2017, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Résultats trompeurs ?
10-10-2017, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Un opposant pas comme les autres
9-10-2017, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Le réveil de la minorité
2-10-2017, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Ravip, la carte de l’espoir !
2-10-2017, Angelo DOSSOUMOU
En toute sincérité : Mariage pompeux !
29-09-2017, Naguib ALAGBE
Editorial : Les mal-aimés de l’école
26-09-2017, Moïse DOSSOUMOU
Le Fard, ses satellites et son avenir !
25-09-2017, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : La face cachée des maires
25-09-2017, Moïse DOSSOUMOU


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1110

Regain d’activités politiques des Cauris : Les Fcbe refusent de (...)
21-08-2017, Arnaud DOUMANHOUN
Curieuse façon de jaser, d’aller de hameau en hameau pour perturber la tranquillité des citoyens, de jouer les leaders (...)  

Election du 2e secrétaire parlementaire : Le vote en faveur de (...)
26-05-2016, Arnaud DOUMANHOUN
La Renaissance du Bénin (Rb) a voté dans sa majorité pour le candidat du Nouveau départ, soit 6 députés sur les 7 que (...)  

Après l’installation de sa coordination And : So-Ava s’embarque (...)
23-03-2015, Angelo DOSSOUMOU
La commune lacustre de So-Ava est officiellement entrée samedi dernier dans la dynamique unioniste imprimée par (...)