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Editorial : Houngbédji et la polémique

Il a fait d’une pierre deux coups. En présentant ses vœux de bonne année à ses collègues députés, Adrien Houngbédji en a profité pour « régler des comptes ». Point par point, il s’est attelé à surfer sur les vagues de la polémique. Cet exercice auquel s’est livré la deuxième personnalité de l’Etat en valait la peine d’autant que l’institution qu’il dirige est taxée à tort ou à raison d’être à la merci du gouvernement. En faisant le parallèle entre les événements de la nuit du 21 décembre dernier où la parole a été arrachée de force au député Guy Mitokpè et ceux de la nuit du 19 au 20 mai 2015 qui ont consacré l’élection du bureau de la législature actuelle, Adrien Houngbédji a martelé qu’il ne visait que le respect du code de bonne conduite. Du haut de ses expériences politiques, le « hagbê » national qui a cherché en vain les mots pour se justifier, aurait pu s’y prendre autrement.
C’est parce qu’il a manqué de tact et de diplomatie que ce qu’il qualifie de « mesure d’apaisement » a été traduit comme une « mesure de rétorsion ». Encore que les propos censurés par ses soins et qu’il voulait modérés n’avaient rien d’alarmant. Des déclarations plus viriles et plus incisives avaient été tenues à cette même tribune de l’Assemblée nationale à l’encontre de Boni Yayi par Janvier Yahouédéou. A cette époque, tout était apparemment permis. Il faut croire qu’avec l’alternance survenue au sommet de l’Etat en avril 2016, le fameux code de bonne conduite a changé de contenu. Mais comme l’a dit Adrien Houngbédji lui-même dans son adresse aux députés, « qu’un pareil incident ne se reproduise plus ». Toujours dans le chapitre des mises au point, le président de l’institution parlementaire a tenu à justifier le retrait du droit de grève aux magistrats et aux agents de santé.
« Ce n’est pas sans un certain pincement au cœur que nous l’avons votée… » Bien que reconnaissant que le droit de grève des magistrats est le fruit d’un long combat, Adrien Houngbédji estime que la représentation nationale en est venue à cette extrémité parce qu’il le fallait. « Nous aurions aimé ne pas toucher à ce droit. Nous avons dû le faire parce que des abus sont connus dans l’exercice de ce droit ». S’il n’y a que l’argument de l’abus qui a prévalu, le législateur aurait mieux fait d’encadrer l’exercice de ce droit au lieu de le supprimer. Si tel avait été le cas, les remous auxquels nous assistons actuellement sur le plan social seraient bien moindres. Une solution radicale de ce genre dans une démocratie en construction comme la nôtre est facilement perçue comme une volonté d’asservissement et de musèlement de la masse laborieuse. Le parlement ayant épuisé ses attributions, les regards sont tournés vers la Cour constitutionnelle.
Pour Adrien Houngbédji, de même qu’ « il n’est pas imaginable que l’Assemblée nationale n’exécute pas les décisions de la Cour constitutionnelle », de même, les députés doivent respecter leur règlement intérieur. Cela va sans dire que le parlement désignera dès que possible ses représentants devant siéger au Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Pourquoi ne pas l’avoir fait à temps jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle se sente obligée de donner des injonctions à la représentation nationale ? Avec un parcours politique constant riche de près de trois décennies, Adrien Houngbédji qui dirige pour la troisième fois l’Assemblée nationale a l’expérience nécessaire pour agir avec finesse et dextérité et ne pas être obligé de fournir des explications comme il l’a fait. « Qui se défend trop s’accuse », dit-on.

15-01-2018, Moïse DOSSOUMOU


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