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Editorial : L’école à nouveau dans la tourmente

Ils ont repris du service. L’Ecole béninoise est à nouveau prise en otage. La période d’accalmie n’a duré que le temps d’un clignement des paupières. Les vieux démons en embuscade ont atteint leur objectif. Les enseignants du primaire observent une fois de plus une cessation de travail. Ils n’ont pas attendu longtemps après le retour des congés de fin d’année pour s’accorder une nouvelle pause. Du fait du mot d’ordre de grève lancé à l’endroit de la troupe, les écoliers et leurs parents sont dans la tourmente. L’avènement de Patrice Talon à la tête de l’Etat a fait germer l’espoir d’une année scolaire apaisée compte tenu des multiples engagements qu’il a pris à son investiture. Chemin faisant, l’harmonie qui semblait régner entre les enseignants et le gouvernement a viré à la mésentente. Ne pouvant contenir le trop plein de frustrations, les instituteurs ont déterré la hache de guerre.
Le recours aux retraités pour servir à titre ponctuel à des postes clés dans le système éducatif n’est pas du goût des enseignants du primaire qui rejettent systématiquement cette politique instituée par l’autorité. Dans leurs rangs, pullulent des cadres compétents et expérimentés qui peuvent prêter leurs compétences à l’Etat au même titre que les retraités. Mais il leur faut passer d’abord avec succès des concours spécifiques sans lesquels ils ne pourraient se rendre utiles autrement qu’en transmettant le savoir aux apprenants. C’est justement la non programmation de ces concours qui fâche les instituteurs. L’option faite par l’autorité de recruter des retraités en lieu et place de l’organisation des concours professionnels n’est pas partagée par eux. Et c’est à juste titre qu’ils sont sortis de leurs gonds pour se faire entendre.
Si certains ont préféré rester chez eux abandonnant ainsi les écoliers à leur sort, d’autres par contre ont pris la résolution de continuer à encadrer les écoliers confiés à leurs soins, mais avec un bémol, renvoyer sans sourciller tout retraité qui s’aviserait à faire irruption dans leurs murs pour d’éventuels contrôles. Ce choix paraît nettement plus responsable et plus conciliant que l’abandon pur et simple des salles de classe. A tout point de vue, les enseignants ont raison de manifester leur mécontentement vis-à-vis des décideurs qui leur préfèrent les retraités. Mais la quête de l’épanouissement professionnel ne saurait leur faire perdre de vue le traitement qu’ils infligent aux plus jeunes dont le tort est d’être inscrits à l’école. Il est clair que si les éléphants se battent, ce sont les herbes qui en pâtissent, mais la grève à tout prix n’est pas la solution à toutes les revendications.
L’éducation est le premier besoin du peuple. Ce rôle est dévolu en grande partie aux enseignants. Le gouvernement et les diverses autorités publiques feront de leur mieux pour honorer leur part du contrat, mais leur mauvaise foi ou manque de clairvoyance ne doit pas faire perdre de vue à l’enseignant le fondement de sa mission. C’est un secret de polichinelle que le niveau des apprenants est médiocre. Il n’y a que le travail acharné des mêmes enseignants qui contribuera à le relever. Mais lorsque l’arme qu’est la grève, qui reste d’ailleurs le dernier recours pour tout syndicat, est brandie à tort et à travers, pour un oui ou pour un non, on a comme l’impression qu’il s’agit d’un abus. Mais dans le même temps, choisir de collaborer avec des retraités plutôt que de militer pour l’organisation des concours professionnels est un choix qui manque de pertinence. L’autorité a tout intérêt à ne pas rajouter de l’huile sur le feu. La seule chose que l’opinion attend des décideurs, c’est qu’ils jouent aux sapeurs-pompiers dans les meilleurs délais.

19-01-2017, Moïse DOSSOUMOU


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