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Editorial : L’éternelle querelle

Les éleveurs et les agriculteurs sont de nouveau sur pied de guerre. Le regain de violence qui a embrasé la ville de Malanville depuis quelques jours relance cette guéguerre qui a tout l’air d’un piège sans fin. Partie de la dévastation d’un champ par des bœufs, cette querelle qui ne finit pas, a déjà occasionné, en quelques jours, près d’une vingtaine de décès. Dépassées par la situation, les forces de l’ordre mobilisées sur place pour calmer les ardeurs des deux camps en conflit sont à bout de souffle et ne savent plus à quel saint se vouer. Comme s’ils n’attendaient que la résurgence de ce conflit, les protagonistes, habités par une folie meurtrière font couler du sang sans répit. Et cela fait plus d’une semaine que ça dure.
Les multiples SOS lancés par le maire de la commune sont tombés dans des oreilles de sourds. Le renfort demandé par ses soins afin qu’un détachement de militaires vienne à la rescousse des gendarmes débordés n’est toujours pas effectif. Du coup, les personnes qui veulent en découdre les unes avec les autres ont toute la latitude pour s’exprimer aveuglément sur le terrain. Rien ne semble les arrêter dans leur élan, déterminés qu’ils sont à faire gicler du sang, au nom de la préservation de leurs gagne-pain. Les agriculteurs ne veulent plus être victimes de la destruction de leurs champs par le bétail et les éleveurs veulent coûte que coûte nourrir leurs bêtes. Dans ce méli-mélo d’intérêts opposés, où personne ne veut entendre raison, les pulsions ont tôt fait de s’exprimer.
Le drame qui prévaut actuellement dans la partie septentrionale du pays n’est qu’un cas isolé. Un peu partout sur l’étendue du territoire national, les éleveurs et agriculteurs entretiennent des rapports tumultueux à telle enseigne que le principe du vouloir-vivre ensemble est constamment remis en cause. C’est un sujet de préoccupation sur lequel les gouvernants doivent se pencher pour que les situations de non droit propices au développement des abus et de conflits violents s’estompent progressivement. Mais d’abord, il urge de mettre un terme aux affrontements sanglants qui jettent l’émoi dans les cœurs à Malanville. Il n’est pas impossible que les deux communautés en conflit dialoguent et trouvent un terrain d’entente, encore que ce ne sont pas les mécanismes juridiques qui manquent.
La persistance de ce conflit est due au non respect des textes et règlements qui régissent les activités de la transhumance au Bénin et plus spécifiquement les règles de bonne conduite mises en place au niveau de la zone d’accueil. Car il existe bel et bien des itinéraires précis réservés aux éleveurs, sans que leur passage affecte le rendement espéré au niveau des travaux champêtres. Puisqu’il s’agit d’un phénomène persistant qui met à mal la cohésion entre les différentes communautés, pourquoi ne pas actualiser la loi n°87-013 du 21 septembre 1987 portant règlementation de vaine pâture, de la garde des animaux domestiques et de la transhumance ? Ensuite, il faudra sensibiliser les protagonistes sur les instruments juridiques mis en place pour promouvoir l’apaisement. Par la même occasion, il serait plus bénéfique à la nation que les structures locales ou communales de médiation soient renforcées et jouent à fond leur partition. Cela diminuerait sensiblement les effets de la corruption ambiante qui fragilise l’autorité publique souvent impuissante en cas de conflit.

12-07-2016, Moïse DOSSOUMOU


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