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Editorial : L’excellence au public, pourquoi pas ?

C’est la dernière ligne droite dans les écoles. Après trois mois de grève, les enseignants essaient tant bien que mal de colmater les brèches. Si dans les classes intermédiaires, la pression n’est pas si forte que ça, elle est permanente dans les classes d’examen. Les candidats au Certificat d’études primaires (Cep), au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et au Baccalauréat sont acculés. Toutes les notions leur tombent dessus. Habituellement, à quelques semaines des examens, c’est le même scénario. Ils font l’objet d’une attention soutenue aussi bien à l’école qu’à la maison. Les parents et les enseignants désireux de voir réussir leurs apprenants et leurs enfants mettent les bouchées doubles pour les inciter à donner le meilleur d’eux-mêmes. Ceux-ci, pressurés de toutes parts, cèdent facilement au stress. Cette année, la pression est encore plus forte. Elle pèse d’autant plus sur les enseignants que sur les candidats. Et pour cause !
Trois mois de grève au cours d’une année académique, c’est énorme. En dépit du calendrier scolaire réaménagé, c’est faire preuve de sagesse et de réalisme que de reconnaître que les carottes sont cuites. Les enseignants tenteront l’impossible, mais avec le niveau préoccupant des écoliers et élèves, ce serait illusoire de s’attendre à des miracles. N’empêche, la barre est positionnée à une hauteur raisonnable et chaque acteur du système éducatif fait de son mieux pour limiter les dégâts. Depuis quelques années, les premiers responsables des établissements scolaires, notamment les directeurs d’écoles primaires ne dorment plus sur leurs lauriers. Ceux d’entre eux qui obtiennent des taux de réussite quasi nuls au Cep sont purement et simplement déchargés de leurs fonctions. Malgré le tollé que cela suscite, cette sanction pédagogique vise à exhorter les membres des diverses administrations scolaires à encadrer au mieux leurs apprenants afin que ceux-ci réussissent en masse aux examens.
Depuis plusieurs années déjà, les établissements scolaires publics s’illustrent négativement par un fort taux d’échec aux examens de fin d’année. Au lieu de susciter un sursaut d’orgueil en vue du renforcement de l’encadrement, les directeurs des lycées et collèges restent bras croisés pour la plupart. La réflexion en vue de la définition des actions à mener pour inverser la tendance n’est pas vraiment de mise. Les apprenants sont laissés à eux-mêmes et s’enfoncent d’année en année dans la médiocrité. Pendant ce temps, dans les cours privés, la tendance est toute autre. On assiste à une remise en cause constante des pratiques à ce niveau. A échéances régulières, des actions sont entreprises, des corrections sont apportées pour rehausser le niveau des élèves afin qu’ils donnent de bons résultats aux examens. Les parents qui peuvent se permettre d’inscrire leurs enfants dans ces établissements sont quelque peu rassurés quant à la qualité de l’enseignement qui y est dispensé. Mais les autres, les plus nombreux, se résignent à faire subir à leurs enfants le laxisme des cours publics.
De la même manière que les directeurs d’écoles primaires sont sanctionnés lorsqu’ils produisent des résultats médiocres, le ministère de l’enseignement secondaire doit pouvoir sévir lorsqu’il s’agit des directeurs et proviseurs des collèges et lycées. « La peur du gendarme est le commencement de la sagesse », dit-on souvent. Tant que les premiers responsables de nos établissements scolaires secondaires ne seront pas suffisamment responsabilisés quant à leurs cahiers de charges, ils ne mettront pas le cœur à l’ouvrage avec entrain et abnégation. Les cours publics peuvent et doivent aussi s’afficher comme des centres d’excellence au même titre que les écoles privées. Si le gouvernement joue son rôle en amont en réunissant des conditions de travail acceptables, le personnel d’encadrement et les enseignants doivent aussi s’investir pour que la formation des plus jeunes ne souffre d’aucune négligence. Revendiquer des droits, c’est bien. Accomplir son devoir, c’est encore mieux. Lorsqu’il s’agit de l’éducation, le laisser-aller ne saurait être toléré.

16-05-2018, Isac A. YAÏ


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