Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


Editorial : L’incivisme en vogue

Les lampadaires solaires sont en péril. Installés récemment un peu partout sur l’ensemble du territoire national, ils font déjà l’objet d’actes de vandalisme. Nonobstant les multiples services rendus aux communautés, ces ouvrages dont l’importance n’est plus à démontrer, sont laissés-pour-compte, en termes d’entretien. Il n’en fallait pas plus pour que les vandales profitent de cette légèreté collective pour accomplir leur sale besogne. A la nuit tombée, munis de leurs armes de destruction, ils n’hésitent pas à mettre ces lampadaires hors d’usage au grand dam des populations qui se retrouvent de nouveau dans le noir. Le mode opératoire est très simple. Avec une scie, ils s’attaquent à la base des poteaux pour en extraire les batteries qui valent de l’or à leurs yeux.
Rien qu’à cause de cette matière des individus sont prêts à plonger des communautés entières dans le noir. Pourtant, cette solution qui pallie un tant soit peu le déficit de l’éclairage public, notamment celui qui tire sa source de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), était venue à point nommé. Grâce à cette technologie, des zones jadis jugées criminogènes, surtout après une certaine heure de la nuit, ne font plus parler d’elles en matière de commission de diverses infractions. A cause de la lumière bienfaisante diffusée par ces lampadaires, les malfrats ont dû se chercher d’autres terrains pour accomplir leurs forfaits. Le gouvernement a donc fait d’une pierre deux coups en offrant à la fois la lumière et la sécurité aux populations. Ces dernières qui se réjouissaient de cette situation n’ont pu jouir longtemps de ce privilège.
Comme c’est le cas pour la plupart des biens publics, les bas instincts de mauvais entretien et de destruction ont une fois de plus dicté leur loi. Premiers bénéficiaires des lampadaires solaires, les populations n’ont pas cru devoir agir pour jouir pleinement et le plus longtemps possible de ce projet dont la pertinence se passe de commentaire. Dès qu’une infrastructure est érigée par injection de ressources publiques, elle ne fait l’objet d’aucun intérêt de la part des citoyens qui considèrent à tort qu’il s’agit de la chose de l’Etat et qu’il revient aux pouvoirs publics d’en assurer l’entretien, la maintenance ou la surveillance. Qu’il s’agisse des caniveaux à ciel ouvert, des plants mis en terre aux abords des voies, des pistes de desserte rurale, des jardins publics ou encore des écoles, des centres de santé ou des aires de jeux, personne ne s’en occupe vraiment.
Mais quand il s’agit d’un bien privé, il est entouré de tous les soins possibles. Dans le cas d’espèce, après avoir salué l’érection desdits lampadaires et reconnu leurs effets bénéfiques, ce sont les populations elles-mêmes qui s’érigent paradoxalement en complices ou auteurs des actes de vandalisme. Pis, les receleurs des batteries volées se retrouvent dans leurs rangs. Puisqu’on ne peut faire le bonheur de quelqu’un contre son gré, c’est dommage que les sempiternels problèmes qui ont été réglés par l’installation de ces lampadaires soient encore d’actualité. C’est comme si on faisait un pas en avant et deux en arrière. Aussi, le projet a péché en occultant le volet suivi et surveillance. Mais déjà, les maires en intelligence avec les chefs d’arrondissements et les chefs de quartiers de ville ou de villages peuvent installer des brigades civiles bénévoles pour faire le guet 24h/24h. Il y va de leur intérêt car il leur revient d’abord de mettre les vandales hors d’état de nuire. Après tout, ce sont eux et leurs électeurs qui sont les principales victimes de l’incivisme.

17-08-2016, Moïse DOSSOUMOU


CHRONIQUES

En vérité : Lutte sans exception !
22-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Quand les chiffres tombent, ils donnent le tournis. Au Bénin, chaque année, du fait de la corruption, ce sont des milliards qui, au détriment des (...) Lire  

Editorial : La dynamique locale en question
22-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : A Glo, ça avance !
21-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Trekpo, seul face à son destin
21-02-2018, Isac A. YAÏ
En vérité : Le prix du jusqu’au-boutisme (...)
20-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Une bouteille à la mer
20-02-2018, Moïse DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE

En vérité : Lutte sans exception !
22-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : La dynamique locale en question
22-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : A Glo, ça avance !
21-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Le prix du jusqu’au-boutisme !
20-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Une bouteille à la mer
20-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Grève sans trêve !
13-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : La leçon des Fcbe à l’Un
13-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Cauris à l’assaut !
12-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Le congrès de la résurrection
8-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Au rythme des négociations !
7-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Négociations en pointillé !
5-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Chronique culturelle : Crise au Bubedra
2-02-2018, La rédaction
En vérité : Bonus pour destination Bénin !
1er-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : L’obscénité à tout-va !
1er-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Le challenge de la transparence
31-01-2018, Moïse DOSSOUMOU


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1230

Regain d’activités politiques des Cauris : Les Fcbe refusent de (...)
21-08-2017, Arnaud DOUMANHOUN
Curieuse façon de jaser, d’aller de hameau en hameau pour perturber la tranquillité des citoyens, de jouer les leaders (...)  

Election du 2e secrétaire parlementaire : Le vote en faveur de (...)
26-05-2016, Arnaud DOUMANHOUN
La Renaissance du Bénin (Rb) a voté dans sa majorité pour le candidat du Nouveau départ, soit 6 députés sur les 7 que (...)  

Après l’installation de sa coordination And : So-Ava s’embarque (...)
23-03-2015, Angelo DOSSOUMOU
La commune lacustre de So-Ava est officiellement entrée samedi dernier dans la dynamique unioniste imprimée par (...)