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Editorial : L’Uac sur le terreau de la crise

L’Université d’Abomey-Calavi (Uac) fait le grand ménage. La Faculté des lettres, arts et sciences humaines (Flash) qui a donné naissance aux crises qui ont secoué ce haut lieu de savoir ces dernières années est dans une dynamique de renouveau. Selon le vœu de Marie-Odile Attanasso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, la Flash qui à elle seule était riche de plus de 40 000 étudiants, n’existe plus. Sur les cendres de cette entité, deux autres facultés ont vu le jour. Il s’agit de la Faculté des sciences humaines et sociales (Fashs) et de la Faculté des lettres, langues, arts et communication (Fllac). Cette scission vise, selon l’autorité ministérielle, la réunion des conditions matérielles pour l’application du système Lmd. Comme sur des chapeaux de roue, les nouvelles autorités de ces deux nouvelles entités ont été élues le vendredi 4 novembre dernier.
Avec cette donne, les facultés classiques de l’Uac passent désormais à 5. Outre les deux créées récemment, on retrouve dans le lot la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp), la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) et la Faculté des sciences et techniques(Fast). Après les remous des années antérieures, notamment ceux nés de l’année académique écoulée, les autorités rectorales et décanales ont pris le taureau par les cornes. Il y a tout juste quelques mois, le pire a été frôlé sur ce campus où se forme l’élite. Le bouchon a été poussé si loin à telle enseigne que 21 étudiants de l’ex Flash ont été exclus de l’université pour une durée de 5 ans. Dans le même temps, l’année académique 2015-2016 a été purement et simplement invalidée toujours au niveau de l’ancienne Flash. Conséquence, les anciens étudiants sont considérés comme des redoublants.
Les stigmates de ce bars-de-fer entre apprenants et enseignants ont été si douloureux que des balises ont été posées pour éviter un nouvel enlisement de la situation. Comme cela a débuté depuis un laps de temps, l’inscription des nouveaux bacheliers ne se fait plus de façon automatique dans les facultés classiques. Ils ne sont maintenant admis que sur étude de dossier et le nombre accepté est très limité. Puisque les frais de scolarité sont accessibles à toutes les bourses et que la demande est très forte, les autorités décanales et rectorales ont fait recours à ce procédé pour contenir le flux d’apprenants. Si cette tendance est maintenue, l’Uac se videra progressivement de son trop plein d’étudiants qui constitue un casse tête pour les enseignants. Plus les demandeurs de savoir sont nombreux, plus les centres des œuvres universitaires et sociales éprouvent de la peine pur satisfaire le grand nombre.
Mais il reste que ces mesures ne suffiront pas à résorber la crise. Sous la cendre amassée des revendications, des ressentiments et des frustrations, couve sur de la braise ardente la question des libertés. Le gouvernement a cru devoir interdire il y a quelques semaines les associations faîtières d’étudiants de toute activité jusqu’à nouvel ordre. Puisqu’il ne s’agissait que d’une suspension, encore que la mesure n’a pas été favorablement accueillie par une bonne partie de l’opinion, nos dirigeants gagneraient à limiter ses effets dans le temps. Partout ailleurs dans le monde entier, c’est sur les campus que le militantisme trouve un terreau fertile pour s’implanter. Pour s’affirmer, la jeunesse a besoin de revendiquer et de lutter. L’en empêcher, c’est réunir les conditions d’une implosion aux conséquences fâcheuses. Attendre que le pire se produise avant de réagir serait irresponsable.

9-11-2016, Isac A. YAÏ


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