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Editorial : La galère des allocations universitaires

La manne en plein désert. C’est ce que représentent les allocations universitaires pour les étudiants béninois. Ceux d’entre eux qui parviennent à réunir les conditions pour bénéficier de ces appuis sont censés sortir de la précarité au cours de leurs études. Mais le tout ne suffit pas de se retrouver sur la liste des personnes sélectionnées pour les bourses et secours universitaires pour être tiré d’affaire. Il faut encore batailler dur pendant une bonne partie de l’année académique sinon durant toute l’année pour percevoir les fonds en question. Octroyées par l’Etat pour promouvoir l’excellence, les allocations universitaires sont rarement payées à temps aux ayants droit. C’est à coup de réclamations et de grèves répétées que les étudiants concernés trouvent enfin satisfaction.
Ce mode de paiement des bourses et secours ne rend service ni à l’Etat qui débourse les fonds, ni aux étudiants qui les perçoivent. Sur toute la ligne, c’est le Bénin qui perd. Lorsque les services compétents de la puissance publique se décident à clôturer les formalités pour le décaissement des fonds, l’année académique tire à sa fin si elle n’est déjà clôturée. Dans le meilleur des cas, les étudiants méritants n’obtiennent satisfaction en partie qu’après le premier semestre. Alors que les cours battent leur plein, l’Etat se fait désirer pour s’acquitter de son devoir. Les étudiants nécessiteux ont du mal à se concentrer sur leurs études en l’absence de tout soutien. Ce n’est pas évident de participer aux activités pédagogiques lorsque les ressources font défaut pour l’achat des ouvrages ou lorsque le ventre crie famine.
L’objectif fondamental de la bourse ou des secours consiste à placer l’étudiant dans de bonnes conditions afin qu’il produise d’excellents résultats. Ces allocations servent justement pour l’achat des ouvrages, les photocopies, les besoins d’ordre physiologique, pour ne citer que ceux-là. Lorsque l’Etat traîne les pas avant d’honorer ses engagements, les sous débloqués sur le tard ne servent plus aux fins auxquelles ils sont destinés. Vaille que vaille, les bénéficiaires des allocations universitaires trouvent le moyen de surmonter leurs difficultés et de passer avec succès, pour la plupart, les examens de fin d’année. Mais ces résultats auraient été nettement meilleurs si à échéance régulière, les bourses sont payées. Cela permettrait aux étudiants les plus méritants de se départir des soucis matériels et financiers et de se concentrer sur l’essentiel, c’est-à-dire la réussite de leurs études.
Dans le même ordre d’idées, l’Etat qui ne fait pas du paiement à temps de ces fonds une priorité jette quelque peu l’argent par la fenêtre. Au final, les bourses et secours n’assurent plus leurs fonctions. La procédure actuelle est lourde et complexe. Le circuit l’est tout autant. Après l’inscription dans les registres du rectorat, les dossiers sont déposés et traités à la direction des bourses et secours universitaires qui les achemine vers le ministère de l’enseignement supérieur qui les transfère à son tour au ministère des finances. Une fois la procédure achevée à ce niveau, les fonds transitent du ministère des finances à celui de l’enseignement supérieur qui les verse dans les comptes du Centre des œuvres universitaires et sociales (Cous) qui se charge de faire la programmation et le paiement. Une réforme visant la simplification de la procédure et le traitement diligent des dossiers serait la bienvenue pour qu’à l’avenir, les étudiants bénéficient en temps réel de leurs allocations universitaires.

3-11-2016, Moïse DOSSOUMOU


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