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Editorial : La hantise du Cos

On prend les mêmes et on recommence. Pour la 4ème fois, les députés tiennent encore les premiers rôles dans l’actualisation du fichier électoral. Les déboires de Epiphane Quenum et de Arifari Bako à la tête de la Commission politique de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cps-Lépi) n’ont pas servi de leçons aux élus du peuple. Les atermoiements de Sacca Lafia et de Augustin Ahouanvoèbla aux commandes du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) de la Lépi ne sont pas non plus suffisamment édifiants pour la classe politique dont les animateurs veulent à tout prix contrôler le fichier électoral. C’est cette quête effrénée qui a inspiré les travaux au parlement jusqu’à la prestation de serment des nouveaux membres du Cos. Et c’est parti pour un nouvel épisode d’attaques et de contre-attaques.
Comme par le passé, les neuf députés nouvellement désignés se mettront au travail. La présence discrète et efficace du directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et du directeur national de l’état civil qui sont aussi membres du Cos au même titre que les députés ne suffira pas à empêcher les politiciens de révéler leurs vraies intentions. Naguère, les polémiques nées des tiraillements entre le gouvernement et le Cos se justifiaient par les calculs politiques et les jeux de positionnement. Or, le Cos est censé être un organe technique puisque sa mission est purement technique. Aux termes du code électoral, sa mission principale, c’est l’actualisation annuelle de la liste électorale. Rien de plus. Pourquoi les députés s’accrochent-ils telles des sangsues à cet outil électoral dont la fiabilité ne relève pas de leurs compétences ?
Il est vrai que cette fois-ci, il n’y a pas de consultations électorales en vue avant avril 2019. A priori, le Cos devrait accomplir sa mission sans faire des vagues. Mais il se fait que Patrice Talon évoque de plus en plus l’option du référendum d’ici la fin de l’année dans le but de recueillir l’opinion du peuple sur les réformes politiques et institutionnelles qu’il propose. Si cette idée à laquelle tient le premier magistrat de la nation venait à être concrétisée, le Cos se retrouverait une fois de plus pris dans la spirale d’une élection. Et les passions se déchaîneront de plus belle. Les expériences du passé encore vivaces dans les esprits devraient motiver un retrait des hommes politiques du Cos à défaut de la suppression de cet organe. Au fond, à part leurs intérêts et ceux de leurs chapelles politiques qu’ils cherchent à sauvegarder, ils ne servent pas à grand-chose.
Ce n’est pas être naïf que de réclamer une modification du code électoral et de verser les attributions du Cos à l’Agence nationale de traitement (Ant). Ses membres sont déjà recrutés et s’attellent à respecter leur cahier de charges. L’influence du politique sur l’Ant est moindre car constituée uniquement d’experts. Il est vrai que les élections concernent éminemment les chapelles politiques. Mais il n’en demeure pas moins qu’elles n’ont pas la technicité requise pour se consacrer aux travaux pratiques entrant dans le cadre d’une élection. Du fait de leurs positions partisanes, il vaut mieux se fier à une structure neutre. En l’espèce, l’Ant peut faire l’affaire. La preuve, lorsque la Cour constitutionnelle en vient à siffler la fin de la récréation, c’est le Centre national de traitement (Cnt) que remplace l’Ant qui reprend à son compte la mission du Cos. C’est en misant sur la compétence et la crédibilité que l’organe chargé d’actualiser le fichier électoral deviendra un label au même titre que la Commission électorale nationale autonome (Cena) dont la neutralité et l’objectivité ne font l’ombre d’aucun doute.

24-08-2016, Moïse DOSSOUMOU


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