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Editorial : La polémique des inscriptions

Des bouleversements majeurs ont cours à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). La dernière crise qui a secoué ce centre de formation supérieure et dont les séquelles sont encore visibles a induit des mesures de restriction notamment pour ce qui est de l’inscription des nouveaux bacheliers. Désormais, plus rien ne sera comme avant. Pour arborer le titre d’étudiant de cette université, il faut le mériter. Des conditions impératives formulées par les écoles et facultés relevant de l’Uac, validées du reste par le rectorat, imposent à tout apprenant de s’y conformer.
Il y a d’abord l’épineuse question de la capacité d’accueil. Les places disponibles ne sont pas extensibles et la politique de la massification des étudiants a plutôt desservi l’Université d’Abomey-Calavi. La course au savoir ouverte à tout détenteur du premier diplôme universitaire a fait exploser, en un laps de temps, le nombre d’étudiants évalués aujourd’hui à 90 000. Alors que déjà avec 20 000, l’université peut tourner à plein régime et fournir des résultats encourageants. Pendant ce temps, le nombre d’enseignants, de bourses, les infrastructures, les ouvrages académiques ont pratiquement stagné. Malgré les efforts entrepris ces dernières années pour redonner un nouveau souffle à cette université, le fossé est resté désespérément profond.
Ensuite, il y a les critères d’âge. Un bachelier moins âgé a plus de chances de s’inscrire qu’un autre nettement plus âgé. En plus, l’inscription dans une entité universitaire est sujette non seulement à la série du Bac mais aussi aux notes obtenues dans certaines matières spécifiques. Ainsi, un bachelier de la série A ou B a plus de chances de s’inscrire en faculté de droit qu’un autre de la série C ou D. A chaque spécialité, correspond un profil.
Le tollé suscité par ces nouvelles mesures est d’autant plus compréhensible que les portes de l’Uac étaient grandement ouvertes à tout venant. Certes, les nouveaux critères d’admission sont sujets à polémique. Mais c’est déjà bien de les énumérer. Chemin faisant, des corrections pourront éventuellement être apportées afin de faciliter la tâche aux bacheliers. Cette réforme qui rencontre déjà des résistances pourrait servir de tremplin aux nouvelles universités créées un peu partout sur l’ensemble du territoire national ces dernières années. Les bacheliers désireux d’étudier et qui recevront une fin de non recevoir à l’Uac pourraient se rabattre sur l’une des six nouvelles universités publiques.
Ce regain d’intérêt pour ces centres de savoir incitera le gouvernement à réunir à ces niveaux aussi les conditions d’études adéquates, encore qu’il reste tant à faire à l’Uac. Si ces centres créés à grands frais sont délaissés, la plus grande université publique continuera de recevoir les coups de boutoir de la masse estudiantine dont les manifestations de colère sont difficiles à contenir. D’un autre côté, les élèves issus de milieux défavorisés devront exceller pour mériter leur place sur le campus. Sans quoi, il leur sera difficile d’évoluer dans les études supérieures.
Toute réforme suscite des résistances. Nonobstant les remous, l’Uac a besoin de se labelliser au même titre que les meilleures universités africaines. Pour cela, il y a un prix à payer. L’objectif final étant de bien former les étudiants dans des conditions idoines sinon acceptables.

10-11-2015, Moïse DOSSOUMOU


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