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Editorial : Le moratoire tant attendu

Ils sont revenus à de meilleurs sentiments. Les justiciables peuvent donc pousser un ouf de soulagement. Contrairement à ce que craignait l’opinion, la grève qui a repris sous peu dans le secteur de la justice n’a pas duré bien longtemps. Soucieux du fonctionnement normal de leur secteur d’activité, les syndicats qui ont dégainé contre le gouvernement ont déposé les armes. Au moment où on s’y attendait le moins, ils invitent leurs militants à reprendre le chemin des bureaux dès ce jour. Une trêve salutaire pour les usagers des services de la justice qui n’ont pu obtenir satisfaction ces derniers jours. L’accalmie sera de mise dans les cours et tribunaux jusqu’à nouvel ordre. La suspension de la motion de grève est d’autant plus intéressante qu’elle est intervenue sans que les travailleurs n’aient obtenu satisfaction à leurs revendications.
Selon le communiqué conjoint publié par le collège des secrétaires généraux et présidents du Syntrajab, du Syntra-Justice, du Synagojub, du Synape-Justice, de l’Unogec-Bénin et de l’Unp-Justice, la décision émane des responsables syndicaux eux-mêmes. En termes clairs, au vu de l’évolution de la situation, ils n’ont pas voulu tirer davantage sur la corde au risque de la casser. Après avoir harmonisé leur position, ils ont convenu d’accorder un moratoire de deux mois au gouvernement. A priori, jusqu’au 31 décembre prochain, aucune grève ne devrait perturber le fonctionnement normal des différents services judiciaires. Les hostilités seront éventuellement déclenchés à nouveau courant 2018 si et seulement si le gouvernement fait la source oreille quant à leurs revendications. Tous les regards sont à présent rivés sur le Garde des sceaux qui devra démontrer, maintenant que l’occasion lui est offerte sur un plateau d’argent, sa capacité à résoudre les crises.
Si d’ici quelques mois, les mêmes syndicats brandissent à nouveau la menace de grève, c’est que le moratoire à eux accordé au gouvernement n’aura servi à rien. « Gouverner, c’est prévoir », dit-on. En prenant les rênes du ministère de la justice, Joseph Djogbénou savait mieux que quiconque qu’il héritait d’une administration dont les animateurs avaient besoin d’être motivés au travail. Sous le précédent régime, à plusieurs reprises, ils ont manifesté leur mécontentement par rapport à un certain nombre de dysfonctionnements. Etant un acteur de ce secteur, le ministre devrait savoir à l’avance les leviers sur lesquels il fallait agir pour parvenir à l’apaisement. Hélas, 18 mois après son arrivée, les mêmes récriminations demeurent. Peut-être que le ministre n’a pas su convaincre ses collaborateurs de la bonne foi du gouvernement à œuvrer pour une amélioration sensible de leur situation. Il a encore deux mois pour inverser la tendance.
Dans un Etat de droit comme le Bénin, la justice est incontournable. C’est le pilier qui permet aux faibles d’exister lorsque les plus forts se croient tout permis. La justice est un pouvoir. Elle est un pouvoir car elle est investie de la compétence de dire le droit, en tranchant les litiges. Elle est démocratique car son indépendance est assurée par la Constitution. Toutes les fois que ce secteur clé est en panne, c’est tout le pays qui est à l’arrêt. Les prisonniers et les gardés-à-vue dans l’attente d’une remise en liberté, les citoyens qui nourrissent des prétentions dans des procès en cours, les administrés à la quête de divers documents… tournent en rond. Chacun ronge son frein dans l’espoir d’obtenir gain de cause. Chaque fois que les cours et tribunaux tournent au ralenti, ce sont des drames individuels et collectifs qui sont ravivés. En tant que défenseur de la veuve, de l’orphelin et de l’opprimé, Joseph Djogbénou ne le sait que trop. Pourvu que son action porte de bons fruits !

6-11-2017, Moïse DOSSOUMOU


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