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Editorial : Les limites du système partisan

Le mythe de l’oiseau rare est toujours d’actualité. Depuis bientôt un quart de siècle, à chaque échéance électorale présidentielle, il refait surface et séduit à nouveau les animateurs de la vie politique, qui ont du mal à dénicher l’homme de la situation en leur sein. Une fois encore, à moins d’inverser le cours de la tradition, les Béninois s’apprêtent à confier les rênes du pays à un chef d’Etat par défaut. Tout nouveau, tout beau, il initiera des actions d’éclat, émerveillera une bonne partie de ses mandants avant d’étaler ses limites. A ce moment-là, ceux et celles qui l’ont porté au pouvoir ne pourront rien faire que de constater les dégâts. Et on se remettra encore à la recherche d’un autre cheval gagnant lorsque viendra le moment de passer le témoin.
Cette spécificité purement béninoise appelle de la part du régime qui sera installé dès le 6 avril prochain une réforme du système partisan. En effet, si les partis politiques cessaient d’être la propriété privée de leurs fondateurs, si les charges liées à leur fonctionnement provenaient aussi des ressources des militants, si l’apprentissage de la vie publique était érigé en principe de gouvernance de ces creusets, le Bénin aurait déjà, en la matière, les mêmes habitudes électorales que le Sénégal, le Burkina-Faso ou la Côte-d’Ivoire. Dans ces pays, le mythe de l’homme neuf ou providentiel est dépassé. Car, ce sont des hommes politiques connus des populations, membres de partis politiques, qui accèdent au pouvoir.
En optant pour le multipartisme intégral, le constituant n’a pas cru devoir entourer ce principe de garde-fous. C’est d’ailleurs pourquoi, malgré leur grand nombre, les partis politiques ne cessent de voir le jour. L’idéologie qui devrait constituer le ciment de leurs interventions n’est pas la préoccupation des dirigeants qui s’en servent dans bien de cas comme des fonds de commerce. Dans ce pays, il existe des partis qui n’ont pas participé à des élections depuis plus d’une décennie et pourtant, ils continuent d’avoir une existence légale. Les soi-disant militants que l’on retrouve lors des meetings et autres caravanes sont les mêmes qui prêtent leurs services à d’autres formations politiques contre des espèces sonnantes et trébuchantes.
L’autre curiosité béninoise qui milite d’ailleurs en la réforme du système partisan, c’est l’absence du débat politique. Plus de deux cents partis politiques sont enregistrés au ministère de l’Intérieur. Paradoxalement, le débat politique est d’une extrême pauvreté. Les questions les plus essentielles, les plus pertinentes sont souvent occultées au profit de préoccupations de bas niveau. Les citoyens ne s’intéressent aux formations politiques que dans l’optique de se faire positionner afin de bénéficier de certains avantages. C’est pourquoi, il est impérieux après la présidentielle de 2016, que le prochain régime se penche sur la question de réforme du système partisan. Qu’il s’agisse du nombre des partis, du financement de leurs activités ou encore de l’animation de la vie publique, tout est à revoir. C’est l’un des remèdes à appliquer à notre pays pour que le mythe de l’oiseau rare cesse de le hanter.

8-12-2015, Moïse DOSSOUMOU


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