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Editorial : Tous les médecins à l’hôpital

Leur place est dans les hôpitaux et centres de santé. Formés à grands frais pour s’occuper de la santé des populations, des médecins pétris de talents préfèrent le confort douillet des bureaux de l’administration à l’ambiance stressante des hôpitaux. Avec la complicité active des pouvoirs publics, ils gagnent leurs vies, non pas en soignant les malades, mais plutôt comme des agents commis aux tâches administratives. Ils sont des dizaines à se disputer le passage dans les couloirs du ministère de la santé et directions départementales. Tirés à quatre épingles, avec d’épais dossiers sous le bras, ils passent le clair de leur temps à parcourir les salles de réunion. Quand ils sont sur le terrain, vautrés dans des véhicules haut de gamme, ils donnent l’impression de parcourir les zones sanitaires pour apporter des solutions aux problèmes qui minent le bon fonctionnement des centres de santé publics.
Pendant que les médecins jouent aux décideurs, les malades s’entassent dans les salles de consultation et attendent désespérément d’être remis sur pied pour reprendre le cours de leur existence. Sourds à cet appel, des médecins qualifiés qui se comptent par dizaines, nullement motivés à se satisfaire du peu sur les plans matériel et financier, refusent obstinément de se mettre au service des populations qui ont grand besoin de leurs services. Pour sauver la face, ce sont des infirmiers ou aides-soignants qui ne sont pas qualifiés pour certaines affections qui jouent aux spécialistes exposant ainsi les malades à des risques majeurs. Déjà en nombre insuffisant, si les médecins ne veulent pas jouer pleinement leur rôle dans la République, qu’adviendra-t-il de la santé des populations ? Selon le plan de formation du ministère de la santé établi sur la période 2015-2017, il existe un médecin pour près de 20 000 habitants.
Ce gap pourrait être réduit si les docteurs, comme on les appelle communément, sont virés des bureaux de l’administration avec pour destination immédiate les hôpitaux et centres de santé. Le Conseil des ministres avait récemment tapé du poing sur la table et contraint les enseignants qui se terrent dans l’administration à renouer avec la craie. Même si comparaison n’est pas raison, il serait indiqué que le ministre de la santé fasse une proposition similaire au gouvernement afin que les médecins délaissent enfin les bureaux pour s’occuper des malades. Une loi serait aussi la bienvenue à cet effet pour les contraindre à exercer leur profession. Sans une action ferme et sans appel du pouvoir exécutif ou législatif, ce n’est pas évident que les patients bénéficient du diagnostic des professionnels de la santé d’un certain grade. Il est attendu du gouvernement un grand coup de balai pour libérer les bureaux des toubibs, car leur place est à l’hôpital.
N’étant ni administrateurs des hôpitaux, ni comptables, ni gestionnaires de projets, les médecins ont développé au fil des années cette manie qui consiste à tout rafler sur leur passage au ministère de la santé. Quand ils ne sont pas directeurs d’hôpitaux, ils sont comptables, responsables de la logistique ou encore coordonnateurs de la multitude de programmes et projets placés sous la tutelle du ministère de la santé. Ils sont certes dans leur marigot, mais leur véritable place se trouve dans les salles de consultation, d’hospitalisation, dans les blocs opératoires, laboratoires ou maternités selon le cas. Le médecin n’a pas été formé pour servir dans l’administration. Les fonctionnaires qui ont le profil adéquat jouent déjà ce rôle. Une République ne peut fonctionner de façon harmonieuse avec des résultats qui forcent l’admiration que si et seulement si les qualifications précises et pointues s’expriment dans le champ de leurs compétences.

26-10-2016, Moïse DOSSOUMOU


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