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Editorial : Une alternative à la prison

La 26ème édition de la Journée de l’enfant africain a été célébrée de fort belle manière par les députés. Jeudi dernier, ils ont procédé à l’étude et au vote de la loi portant travail d’intérêt général en République du Bénin. Un ensemble de 12 articles qui épargne les adolescents et adultes des affres de l’enfer carcéral puisque cette loi sera appliquée aux citoyens âgés de 16 ans et plus. Désormais, il sera loisible aux juges pour certains types d’infractions à savoir les contraventions et délits de proposer à leurs auteurs de réparer la faute commise à la société en se mettant à son service. En lieu et place de la prison, les individus reconnus coupables d’infractions mineures, pourraient conserver leur liberté et exécuter des travaux d’intérêt général en guise de peine.
Cette autre manière de sanctionner les hors-la-loi n’est pas mauvaise en soi. Les coupables qui acceptent ce type de punition échappent certes au bagne mais ils ne paient pas moins pour leurs fautes. En effet, ils ne passeront pas inaperçus sur les lieux où ils seront appelés à exécuter les travaux d’intérêt général. Reconnaissables à travers des signes distinctifs précis, ils auront à effectuer des travaux peu valorisants mais utiles pour la communauté. C’est dire que même en liberté, ils n’échapperont pas à la honte qui est déjà en soi une torture morale. Le travail abattu par les députés est d’autant plus salutaire que la prison n’est plus systématique pour les délinquants pris dans les mailles de la justice. En même temps que cette nouvelle loi éduque les contrevenants, elle participe à la résorption de la surpopulation carcérale.
Ce n’est pas un secret de polichinelle. Les prisons béninoises sont bondées et ne répondent pas aux normes exigées. Quelle que soit la gravité des fautes commises par ceux qui y sont détenus, ils méritent de vivre dans un environnement où ils disposent d’un minimum de commodités. Hormis la prison civile d’Akpro-Missérété, moderne et sécurisée, les autres sont carrément des boîtes de sardines où s’entassent des hommes et des femmes. Les prisons civiles de Cotonou, de Porto-Novo, de Ouidah, d’Abomey, de Natitingou et de Parakou, pour ne citer que celles-là, sont surpeuplées. C’est peu dire que les conditions dans lesquelles les prisonniers sont gardés sont insoutenables. De jour en jour, cela va de mal en pis sans que des solutions idoines ne soient trouvées pour corriger le tir.
Fort heureusement, les députés ont joué leur partition en évitant que des citoyens reconnus coupables d’une contravention ou d’un délit ne soient plus systématiquement enfermés. Cette loi peut déjà limiter les affres de la surpopulation carcérale. Maintenant, il revient au gouvernement d’apporter sa touche à l’allègement de la peine des détenus. Pourquoi ne pas initier des réformes au niveau du secteur judiciaire afin que la célérité soit de mise dans le traitement des dossiers ? Dans les conditions actuelles, malgré leur bonne volonté, les magistrats ne parviennent pas à statuer dans de courts délais sur les cas qui leur sont soumis. Cela justifie le fait qu’un grand nombre de prisonniers non encore jugés sont détenus pendant des années à titre préventif. Puisque les représentants du peuple ont donné le signal, pourquoi ne pas rentrer dans cette dynamique et œuvrer pour le désengorgement de nos maisons d’arrêt ? Pour ce faire, il convient de détecter les causes de la lourdeur actuelle et les corriger pour que dorénavant, l’application de la nouvelle loi aidant, moins de citoyens se retrouvent derrière les barreaux.

20-06-2016, Moïse DOSSOUMOU


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