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Editorial : Une option inopportune

Salimane Karimou n’est pas au bout de ses peines. Le ministre des enseignements maternel et primaire essuie la fronde des enseignants placés sous sa responsabilité. Les instituteurs, dans leur grande majorité, ont dégainé contre le ministre. Jusque-là, rien ne semble les arrêter dans leur logique. Conséquence : la grève déclenchée il y a peu dans le sous-secteur des enseignements maternel et primaire s’intensifie. Les écoliers, livrés à eux-mêmes, chassent l’ennui en se tournant les pouces. Encore innocents pour la plupart, ils ne comprennent pas cette interruption brutale des cours dont ils sont victimes, eux qui ne demandent qu’à recevoir une bonne éducation, premier besoin du peuple, comme l’a dit Nelson Mandela. Déterminés à bouter hors des écoles primaires, les enseignants retraités recrutés pour une mission ponctuelle, les instituteurs en fonction qui rêvent d’évoluer dans leur carrière ne lâchent rien.
Face à cette intransigeance, le gouvernement a pris une option, celle de faire de ce mouvement de débrayage une préoccupation nationale. Ces jours-ci, plusieurs plateaux médiatiques ont été pris d’assaut par les deux parties pour tenter de rallier l’opinion nationale à leur cause. La journée d’hier a été notamment riche en débats. Des joutes verbales soigneusement préparées ont meublé les interventions des uns et des autres. Les enseignants ont saisi une fois de plus l’occasion de réitérer aux gouvernants leur volonté de corser le mouvement si les retraités dont ils ne veulent pas en entendre parler sont toujours maintenus dans le système. De son côté, le ministère, chiffres à l’appui estime que les effectifs actuels des agents en fonction ne permettent pas d’évaluer convenablement la qualité de l’encadrement des instituteurs. D’où le recours aux enseignants d’un certain grade admis à faire valoir leurs droits à la retraite.
L’organisation des concours professionnels, c’est tout ce que réclament les instituteurs qui veulent s’épanouir dans leur métier. Mais leurs interlocuteurs qui ont le pouvoir de décision considèrent que cette requête, légitime d’ailleurs, ne peut être satisfaite dans l’immédiat. Du coup, l’impasse se profile à l’horizon à moins qu’un des camps en présence lâche du lest. En attendant un dégel, que gagnent le ministère et les syndicats à investir les médias ? La solution à ce bras-de-fer n’est pas du ressort de l’opinion publique. Certes, les arguments avancés par les uns et les autres permettent aux parents d’élèves et aux populations en général de s’imprégner des tenants et aboutissants de la crise. Dans ces cas de figure, puisqu’il s’agit de l’école, c’est toujours mieux de connaitre les causes du blocage des cours. Cela permet plus tard de mieux situer les responsabilités surtout lorsque les résultats attendus ne sont pas au rendez-vous.
L’enseignement maternel et primaire, c’est la base pour tout apprenant. Lorsque des ratés s’observent à ce niveau, s’ils ne sont pas détectés et corrigés à temps, ce sont des tares que les écoliers traîneront toute leur vie. L’opinion s’accorde à souligner le niveau de plus en plus approximatif des écoliers, élèves et étudiants. Si dès le bas âge, l’encadrement des écoliers est remis en cause par les mouvements de débrayage, c’est que nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge. Les syndicats sont dans leurs droits. Le ministère qui a l’initiative de la décision gagnerait à poursuivre les négociations jusqu’au dégel de la crise. La solution pour la reprise des cours ne se trouve pas au niveau des médias. Salimane Karimou et ses collaborateurs ont intérêt à œuvrer pour que les salles de classe soient de nouveau animées. La solution, c’est le dialogue jusqu’à satisfaction. Echanger en public avec les syndicats, c’est ouvrir la voie à des polémiques dont on peut s’en passer.

30-01-2017, Moïse DOSSOUMOU


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