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En vérité : Après Macron, la Cedeao… !

Que diable reprochent-ils au boom démographique en Afrique ! D’abord, comme une pavée dans la marre, c’est le président Macron, en marge du sommet du G8 le 8 juillet dernier qui affirme que le problème majeur du continent africain n’est pas économique, écologique ou politique, mais démographique.
Ensuite, ce sont les parlementaires de la Cedeao, du Tchad et de la Mauritanie qui nous balancent à la figure que d’ici 2030, si tant qu’on veut prétendre au développement, il nous faut baisser le taux de fécondité le plus élevé du monde. Tout simplement parce qu’ils sont convaincus que quand on a des taux de croissance économique de l’ordre de 5 à 6%, avec un taux de fécondité criant de 6 à 7%, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et donc nous ne pouvons pas espérer le développement. D’où, pour nos experts démographes-économistes-parlementaires, la solution magique est trois enfants par femme. Pas plus.
Voilà qui est on ne peut plus clair. Trop d’enfants tueraient le développement. Alors, pour Macron et les députés de la Cedeao, tant que les femmes africaines continueront à aligner 6 à 7 enfants voire plus, il sera impossible de décoller sur le plan économique. Cependant, contrairement aux statistiques alarmantes ventilées, le taux de fécondité en Afrique il y a déjà dix ans, avoisinerait 5,5 enfants par femmes et est en très forte diminution.
Pourtant, les pays aux judicieux ratios démographie-développement sur le continent noir n’ont jusqu’ici, guère fait leurs preuves. Autrement, le Gabon serait, depuis des lustres, une puissance économique. Et que retenir de la Chine, très peuplée mais quand même, au sommet de son rayonnement économique. C’est dire que les liens entre surpopulation et sous-développement sont très relatifs même si plusieurs travaux universitaires tendent à prouver que le second est plutôt la cause de la première.
En somme, Macron et les parlementaires de la Cedeao n’ont peut-être pas tort. Le boom démographique en Afrique peut bien être un frein au développement. Mais, je serai davantage convaincu si, les plus développés, fortement handicapés par une population vieillissante, ne profitent pas et alors comment, des ressources humaines d’ici et d’ailleurs.
De toute évidence, la politique à trois enfants maximum par femme d’ici 2030 est une mauvaise blague. L’Afrique a ses réalités sociologiques. Vidée pendant des siècles d’une bonne partie de ses bras valides, elle ploie, depuis lors, beaucoup plus sous le poids des contradictions internes, de la corruption, de la mauvaise gouvernance et de l’apatridie de ses dirigeants. Et tant que les mentalités ne changeront pas, la panacée serait loin de ressembler à la formule chinoise d’une planification sauvage de la maternité. Dans tous les cas, Macron et une Cedeao certainement sous pression politique devraient savoir que le lit du pauvre est fécond. Et qu’il y en a qui donnerait tout l’or du monde, pour avoir rien que des enfants. La vie est un choix. La liberté est un droit. A Macron et aux parlementaires de la Cedeao de comprendre que de goût et de couleur, on n’en discute point. Sans état d’âme, refermons une page qui n’aurait jamais dû être ouverte et mettons au travail. Incontestablement, c’est la meilleure des options !

25-07-2017, Angelo DOSSOUMOU


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