Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


En vérité : Dangnivo, l’ultime procès ?

Huit années déjà qu’il est porté disparu. Huit années au cours desquelles la polémique n’a cessé d’enfler. Huit années que sa famille la plus proche attend vainement son retour. Urbain Pierre Dangnivo, cadre en service au ministère des finances au moment des faits, est devenu sans le vouloir, un personnage célèbre. Très peu de Béninois l’ont connu. Mais depuis qu’il fait parler de lui, l’immense majorité de ses compatriotes peuvent mettre un visage sur son nom, devenu si familier par la force des choses. Au-delà de nos frontières, dans certains cercles, l’évocation de son identité laisse songeur. Ce mois d’août 2010 où sa disparition a commencé par faire l’objet d’un débat public et controversé restera mémorable. La Fédération des syndicats des travailleurs du ministère des finances (Fesyntra-finances), dirigée en ce temps-là par un certain Laurent Métognon, a lancé l’alerte et s’est mobilisée pendant de longs mois pour la cause de ce travailleur.
De fil en aiguille, ce qui s’apparentait au début à une simple affaire d’absence au poste s’est transformé en un long feuilleton politico-judiciaire avec des rebondissements à couper le souffle. Accusé d’être l’instigateur de cette disparition avec l’entrée en scène de l’opposition d’alors, représentée par l’Union fait la nation, le régime de Boni Yayi a soufflé le chaud et le froid. La tension était tellement vive qu’il suffisait d’un rien pour que tout bascule dans le pays. Sous la pression syndicale et politique, le gouvernement a fini par s’intéresser de près à ce dossier. Un mois plus tard, en septembre 2010, une découverte macabre au domicile du sieur Codjo Alofa, présenté comme un féticheur, relance l’affaire. Au dire de Boni Yayi, le macchabée de Womey fut identifié comme étant les restes du corps de Pierre Urbain Dangnivo. Faux ! Répondent en chœur la Fesyntra-finances et la famille du disparu.
Dans la foulée, le sieur Codjo Alofa fut déposé à la prison civile de Cotonou. Il sera transféré plus tard à la prison civile de Missérété, considérée comme étant la plus sécurisée du pays. Puis, patatras ! Le 4 février 2015, l’évasion-surprise de ce prisonnier est venue en rajouter au mystère. Il n’a, heureusement, pas couru longtemps. 40 jours ont suffi pour qu’il revienne manu militari sur ses pas. Retrouvé entre-temps à Lomé, il fut extradé sur Cotonou. En novembre 2015, s’ouvrit enfin le procès tant attendu avec un certain Joseph Djogbénou comme avocat de la partie civile. Interrogé à la barre, le principal accusé est revenu sur ses précédents aveux qu’il a rejetés en bloc avant de faire des révélations hallucinantes. Cet homme n’a pas hésité à affirmer qu’il ne connaissait le disparu ni d’Adam, ni d’Eve, et qu’il n’a accepté de jouer ce funeste rôle que contre des promesses mirobolantes. Pis, son évasion n’en était pas une, puisqu’il a été conduit une nuit de la prison jusqu’à la frontière de Hillacondji et relâché dans la nature.
En novembre 2015, ce procès se tenait à quelques mois de la présidentielle de mars 2016. L’emballement et l’excitation de l’opinion n’en étaient que plus grands. Le préalable soulevé par la défense exigeant que le corps exhumé à Womey soit formellement identifié de manière scientifique aboutit à la suspension de ce procès. A présent, nous y revoilà. Après trois ans de silence, l’affaire refait surface. Le 32ème et dernier dossier inscrit au rôle de la session supplémentaire de la Cour d’assises de Cotonou est en débat. Pendant 4 jours, la justice tentera de démêler les fils de l’écheveau. Dans le box des accusés, Codjo Alofa et Donatien Amoussou, tous deux poursuivis pour assassinat et complicité d’assassinat. L’idéal est que la lumière se fasse enfin sur ce mystère qui s’épaissit. L’épouse, les enfants, la famille et les proches du disparu ne demandent que ça. A défaut, que la vérité judiciaire soit dite.

22-08-2018, Moïse DOSSOUMOU


CHRONIQUES

Editorial : Place au concret !
20-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
Buffles-Aspac. L’affiche est belle. Le spectacle, j’en doute. Mais, le samedi 29 septembre prochain au stade municipal de Parakou, elle marquera le (...) Lire  

En vérité : L’arnaque à plein nez
20-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : L’école s’éveille !
17-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : L’appel de Gabriel Ajavon
17-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Inconcevable pénurie de timbres (...)
6-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Ils l’ont fait !
4-09-2018, Moïse DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE

Editorial : Place au concret !
20-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : L’arnaque à plein nez
20-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : L’école s’éveille !
17-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : L’appel de Gabriel Ajavon
17-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Ils l’ont fait !
4-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Tricherie à assumer !
3-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Exit la grève !
3-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
En toute sincérité : Job ou famille !
31-08-2018, Naguib ALAGBE
Editorial : Rebelles, et ils font la loi !
30-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Rendez-vous de taille à Pékin !
29-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Un moratoire salutaire
29-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Chirurgiens-dentistes édentés !
28-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Le péril ‘‘crue’’ !
22-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Dangnivo, l’ultime procès ?
22-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : La rentrée de tous les enjeux
20-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Urgence pour une rentrée !
20-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Repenser les fêtes identitaires
16-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Directeur sur conditions !
14-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : L’étonnant silence du Prd !
14-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Hadj sans tapage !
13-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Une curieuse réforme !
13-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Tapis rouge pour Odile
9-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Etat civil : rattrapage gratis !
8-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : L’énigme Koupaki
8-08-2018, Moïse DOSSOUMOU


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1440

Réformes politiques, institutionnelles et économiques : Talon (...)
28-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
« Demain, il fera beau… ! ». Cette chanson a bercé et continue de bercer l’enfance d’une bonne génération d’Africains et (...)  

Regain d’activités politiques des Cauris : Les Fcbe refusent de (...)
21-08-2017, Arnaud DOUMANHOUN
Curieuse façon de jaser, d’aller de hameau en hameau pour perturber la tranquillité des citoyens, de jouer les leaders (...)  

Election du 2e secrétaire parlementaire : Le vote en faveur de (...)
26-05-2016, Arnaud DOUMANHOUN
La Renaissance du Bénin (Rb) a voté dans sa majorité pour le candidat du Nouveau départ, soit 6 députés sur les 7 que (...)  

Après l’installation de sa coordination And : So-Ava s’embarque (...)
23-03-2015, Angelo DOSSOUMOU
La commune lacustre de So-Ava est officiellement entrée samedi dernier dans la dynamique unioniste imprimée par (...)