Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


En vérité : Gaspillage corps présent !

Inverser et surtout raser une tendance ruineuse. Une grenade dénommée « Proposition de loi pour encadrer les cérémonies » en main, l’Honorable Nazaire Sado est décidé à exploser les fanfaronnades de nos week-ends et les cultes commerciaux et interminables aux morts. Tenez-vous tranquilles. Si vous êtes habitués à dépenser, sans compter, pour inhumer vos parents défunts ou pour convoler en justes noces, une menace frappe à votre porte. Elle s’appelle payement d’une amende de 100.000 FCFA à 1 Million de FCFA et un mois à 06 mois d’emprisonnement.
Sans blague, Nazaire Sado veut frapper fort ! Déjà dans le collimateur des fêtards, il devra convaincre ses collègues à l’Assemblée nationale de leur interdire la consommation de boissons alcoolisées même au cours des rassemblements autorisés. Et, ce n’est pas tout. Les longues visites de soutien aux personnes éplorées, occasion de s’empiffrer et d’arroser la gorge n’auront plus droit de cité.
Finalement, ne soyons pas surpris que d’ici à là, le législateur ne nous accorde juste que des mariages bon marché à 600 000 FCfa et des enterrements dans la fourchette de 500 000 FCfa. Une fois la loi votée, nos cadavres n’auront droit, au maximum, qu’à cinq jours à la morgue. Aussi, les personnes dont la présence n’est pas indispensable aux proches parents du défunt ne peuvent séjourner plus de vingt-quatre heures consécutives après l’enterrement dans la maison mortuaire ou dans ses dépendances.
Evidemment, avant la proposition de loi de Nazaire Sado, il y a l’obsolète ordonnance du 5 mai 1967 qui régit les mêmes cérémonies. Malgré les limites de 10 000 Fcfa pour les funérailles et 20 000 Fcfa pour les mariages, aucune plainte n’a jamais été recensée. Alors, à moins de formater les cervelles, je vois mal comment, du jour au lendemain, se fera le suivi de l’exécution de la prochaine loi. Nous sommes au Bénin et j’imagine les conséquences d’une dénonciation du voisinage pour interpeller des mis en cause.
Pourtant, les lois sont faites pour être respectées. Elles ont beau être dures. Mais, ce sont nos lois. En plus, de bonne foi, l’initiateur nous met à l’abri des dépenses excessives à l’occasion des cérémonies familiales. Je parie que 90% des Béninois, peut-être même plus, croisent les doigts que la loi Sado soit une réalité. Cependant, je me demande s’ils oseront, au moment opportun, opposer cette jouissance juridique aux défenseurs de nos traditions.
Au finish, j’ai peur que la proposition Sado ne résiste aux pesanteurs sociologiques. C’est dire que, cérémonies ruineuses, surenchère ou pas, pour s’offrir une gloire éphémère, qui dénoncera qui ? Nos morts nous sont tellement sacrés qu’une fortune, on est prêt à engloutir pour leur rendre hommage. Croyez-moi, de l’au-delà, cet investissement, ils auraient préféré qu’il aille, par exemple, aux orphelinats, pour des aumônes aux pauvres, des messes et des prières pour le repos de leur âme.
Mais, à défaut que les organisateurs de cérémonies fassent preuve de bon sens, prions nos députés de les aider à retrouver le chemin de la raison. Certes, en Afrique, les morts ne sont pas morts. Ils sont dans le vent. Ils sont dans les eaux. Mais, entre les protections à l’He Sado et à ceux qui, parfois les laissent mourir pour après, aller s’endetter pour les enterrer, leur choix est vite fait. Alors, arrêtons la pagaille et autrement, célébrons nos morts. Ils méritent mieux !

8-08-2017, Angelo DOSSOUMOU


CHRONIQUES

En vérité : Lutte sans exception !
22-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Quand les chiffres tombent, ils donnent le tournis. Au Bénin, chaque année, du fait de la corruption, ce sont des milliards qui, au détriment des (...) Lire  

Editorial : La dynamique locale en question
22-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : A Glo, ça avance !
21-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Trekpo, seul face à son destin
21-02-2018, Isac A. YAÏ
En vérité : Le prix du jusqu’au-boutisme (...)
20-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Une bouteille à la mer
20-02-2018, Moïse DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE

En vérité : Lutte sans exception !
22-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : La dynamique locale en question
22-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : A Glo, ça avance !
21-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Le prix du jusqu’au-boutisme !
20-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Une bouteille à la mer
20-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Grève sans trêve !
13-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : La leçon des Fcbe à l’Un
13-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Cauris à l’assaut !
12-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Le congrès de la résurrection
8-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Au rythme des négociations !
7-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Négociations en pointillé !
5-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Chronique culturelle : Crise au Bubedra
2-02-2018, La rédaction
En vérité : Bonus pour destination Bénin !
1er-02-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : L’obscénité à tout-va !
1er-02-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Le challenge de la transparence
31-01-2018, Moïse DOSSOUMOU


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1230

Regain d’activités politiques des Cauris : Les Fcbe refusent de (...)
21-08-2017, Arnaud DOUMANHOUN
Curieuse façon de jaser, d’aller de hameau en hameau pour perturber la tranquillité des citoyens, de jouer les leaders (...)  

Election du 2e secrétaire parlementaire : Le vote en faveur de (...)
26-05-2016, Arnaud DOUMANHOUN
La Renaissance du Bénin (Rb) a voté dans sa majorité pour le candidat du Nouveau départ, soit 6 députés sur les 7 que (...)  

Après l’installation de sa coordination And : So-Ava s’embarque (...)
23-03-2015, Angelo DOSSOUMOU
La commune lacustre de So-Ava est officiellement entrée samedi dernier dans la dynamique unioniste imprimée par (...)