Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


En vérité : Le référendum, la voix du peuple

Ils étaient si près du but. Quelques voix seulement leur ont manqué. Du 4 avril 2017 au 6 juillet 2018, de l’eau a coulé sous le pont. Cet intervalle de temps a suffi à assouplir certaines positions auparavant rigides. A deux jours de la célébration de l’an 1 de sa présidence, Patrice Talon tenait à présenter dans son bilan l’heureux aboutissement du projet de relecture de la loi fondamentale. Mais les députés, notamment ceux de la minorité parlementaire, ne l’entendaient pas de cette oreille. Alors que les débats à l’hémicycle ce jour-là allaient dans le sens d’une recevabilité du projet, le vote final a, contre toute attente, consacré son rejet. 15 mois plus tard, les lignes ont quelque peu bougé. La proposition de loi portant amendement de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 a connu un meilleur sort.
Certes, l’objectif final n’a pas été atteint. Le groupe des huit députés co-initiateurs de cette réforme aurait bien voulu que leur initiative passe comme une lettre à la poste. Mais ils n’ont pas su convaincre leurs collègues pour obtenir la majorité requise. Obtenir la prise en considération du projet est une chose, mais le faire valider en dernier ressort dans les quatre murs de l’Assemblée nationale en est une autre. Cette dernière étape n’a pas été couronnée de succès au grand dam des députés du Bloc de la majorité parlementaire qui ont jeté toutes leurs forces dans la bataille. Mais, les députés qui soutiennent les actions du gouvernement peuvent se réjouir d’une chose. Après le rejet en 2006 par la Cour constitutionnelle de la proposition de révision constitutionnelle tendant à allonger d’un an le mandat des députés de la 4ème législature, c’est bien la première fois qu’une initiative du genre passe l’étape clé de la prise en considération.
Tous les regards sont fixés à présent sur le chef de l’Etat qui devra prendre en Conseil des ministres l’initiative du référendum. L’article 155 de la Constitution dispose à cet effet : « la révision n’est acquise qu’après avoir été approuvée par référendum, sauf si le projet ou la proposition en cause a été approuvé à la majorité des quatre cinquièmes des membres composant l’Assemblée nationale ». Qui dit référendum parle forcément d’expression des suffrages des populations en âge de voter. Et ceci n’est pas une mince affaire. A minima, deux conditions d’ordre matériel sont censées être obligatoirement réunies. Primo, la disponibilité d’une liste électorale actualisée. Secundo, la mise à disposition de la Commission électorale nationale autonome (Cena) de ressources financières suffisantes pour couvrir l’opération. Si un collectif budgétaire peut être envisagé pour la seconde condition, aucun miracle n’est par contre possible pour satisfaire la première avant quelques mois.
Fraîchement installé, le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) dispose de six mois pour accomplir sa mission. A l’horizon, en mars 2019, pointe l’organisation des législatives. A moins d’une contorsion juridique, le corps électoral devrait être convoqué dans des délais raisonnables et pratiques en vue du référendum. A ce moment-là, le peuple Béninois pourra enfin s’exprimer sur l’opportunité de la révision de la Loi fondamentale dont il est très jaloux. A défaut du consensus, la décision du toilettage de la plus vieille Constitution en Afrique dépend donc exclusivement des populations. Cela participe du respect d’un certain parallélisme des formes. En 1990, il a fallu le « oui » obtenu par voie référendaire avant que la Constitution en vigueur depuis lors ne soit promulguée. 28 ans après, le même scénario se dessine.

9-07-2018, Isac A. YAÏ


CHRONIQUES

Editorial : Place au concret !
20-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
Buffles-Aspac. L’affiche est belle. Le spectacle, j’en doute. Mais, le samedi 29 septembre prochain au stade municipal de Parakou, elle marquera le (...) Lire  

En vérité : L’arnaque à plein nez
20-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : L’école s’éveille !
17-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : L’appel de Gabriel Ajavon
17-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Inconcevable pénurie de timbres (...)
6-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Ils l’ont fait !
4-09-2018, Moïse DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE

Editorial : Place au concret !
20-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : L’arnaque à plein nez
20-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : L’école s’éveille !
17-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : L’appel de Gabriel Ajavon
17-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Ils l’ont fait !
4-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Tricherie à assumer !
3-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Exit la grève !
3-09-2018, Moïse DOSSOUMOU
En toute sincérité : Job ou famille !
31-08-2018, Naguib ALAGBE
Editorial : Rebelles, et ils font la loi !
30-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Rendez-vous de taille à Pékin !
29-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Un moratoire salutaire
29-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Chirurgiens-dentistes édentés !
28-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Le péril ‘‘crue’’ !
22-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Dangnivo, l’ultime procès ?
22-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : La rentrée de tous les enjeux
20-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Urgence pour une rentrée !
20-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Repenser les fêtes identitaires
16-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Directeur sur conditions !
14-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : L’étonnant silence du Prd !
14-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Hadj sans tapage !
13-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Une curieuse réforme !
13-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Tapis rouge pour Odile
9-08-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Etat civil : rattrapage gratis !
8-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : L’énigme Koupaki
8-08-2018, Moïse DOSSOUMOU


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1440

Réformes politiques, institutionnelles et économiques : Talon (...)
28-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
« Demain, il fera beau… ! ». Cette chanson a bercé et continue de bercer l’enfance d’une bonne génération d’Africains et (...)  

Regain d’activités politiques des Cauris : Les Fcbe refusent de (...)
21-08-2017, Arnaud DOUMANHOUN
Curieuse façon de jaser, d’aller de hameau en hameau pour perturber la tranquillité des citoyens, de jouer les leaders (...)  

Election du 2e secrétaire parlementaire : Le vote en faveur de (...)
26-05-2016, Arnaud DOUMANHOUN
La Renaissance du Bénin (Rb) a voté dans sa majorité pour le candidat du Nouveau départ, soit 6 députés sur les 7 que (...)  

Après l’installation de sa coordination And : So-Ava s’embarque (...)
23-03-2015, Angelo DOSSOUMOU
La commune lacustre de So-Ava est officiellement entrée samedi dernier dans la dynamique unioniste imprimée par (...)