Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


En vérité : Transhumance à problèmes

Chaque année, entre éleveurs et agriculteurs, c’est le même refrain. La semaine dernière, ça n’a pas raté. A Gamandji, dans la commune de Savè, six fermiers ont été abattus par des transhumants. Là, ce n’est pas un fait divers banal. D’une cohabitation faite de conflits marginaux, nous sommes carrément passés à une guérilla. Conséquence, au fil des saisons et des antagonismes, les morts s’empilent et les dégâts s’alourdissent. Pendant ce temps, la proposition de loi du duo Houndété-Gbian patiente bonnement sur la table des députés.
Tout au moins, elle aurait permis d’avoir un arsenal juridique pour répondre efficacement aux exigences, de la transhumance pastorale au Bénin. Sans doute, ç’aurait pas été la fin des conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs mais, un catalyseur pour un début de sagesse. Pour le moment, nous n’en sommes pas encore là. D’ailleurs, avant la loi Houndété-Gbian et la possibilité d’apporter une solution durable aux problèmes qui minent le pastoralisme au Bénin, la police a sous les bras une dizaine de morts à Savè.
Forcément donc, au prime abord, il faut enquêter sur les véritables causes de la barbarie de Gamandji et situer les responsabilités. Ensuite, dénicher les coupables où qu’ils se trouvent pour qu’ils répondent de leur forfait. Enfin, les nombreuses attaques et ripostes entre éleveurs et agriculteurs sont particulièrement préoccupantes, et l’urgence est de trouver, au plus vite, des mécanismes pour prévenir les hostilités.
Déjà, dans un contexte où, de plus en plus, ce sont des armes à feu qui sont utilisées par les communautés pastorale et paysanne pour régler leurs différends, il n’est plus question de banaliser le moindre mécontentement d’un camp. Sinon, généralement, avant les barbaries auxquelles nous donnent droit les éternelles parties en conflit, il y a toujours en amont, des désaccords mal gérés. Et si un jour, la cohabitation transhumants-paysans devra être rendu possible, ce serait au préalable grâce à un cadre légal adéquat pour définir les droits et les devoirs de chaque communauté avant que des sensibilisations s’ensuivent.
En définitive, l’actualité du côté de Savè invite la représentation nationale à donner un coup d’accélérateur au processus devant conduire au vote de la loi Houndété-Gbian. En attendant la solution légale, usons au maximum du travail de pacification des bonnes volontés. Elles ne manquent pas. Mais en plus, il ne serait pas exagéré de demander à la police et aux conseils communaux de redoubler de vigilance.
Après tout, l’agriculture et l’élevage sont et peuvent davantage être le socle du développement du Bénin. Ces deux atouts pour booster l’économie nationale ne peuvent être dissociés. Alors, il serait dangereux de prendre fait et cause pour l’un des camps en conflit au détriment de l’autre. Certes, la cohabitation est difficile. Même avec une bonne loi, elle le sera toujours. Mais, pourvu que les relations transhumants-paysans nous épargnent, une fois pour de bon, des cadavres et des lamentations. Et, pour qu’il en soit ainsi, aux députés, à la police et aux communautés locales de jouer leur partition. Enfin, la balle est dans leur camp !

2-05-2018, Angelo DOSSOUMOU


CHRONIQUES

En vérité : Quelle échéance pour la Cité ministérielle ?
23-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
C’est la saison du lancement des grands travaux. Après deux ans et demi d’exercice du pouvoir, Patrice Talon est plus que jamais déterminé à marquer (...) Lire  

En vérité : Vivement les travaux !
22-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Appui diplomatique pour Pag (...)
22-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Lumière sur les lois de règlement
18-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Médiateur : acte 3 ou stop (...)
18-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Encore Biya, bêtise continuelle (...)
18-10-2018, Angelo DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE

En vérité : Vivement les travaux !
22-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Appui diplomatique pour Pag !
22-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Médiateur : acte 3 ou stop ?
18-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Encore Biya, bêtise continuelle !
18-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Un plus pour l’état civil !
15-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : La saison des congrès !
15-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Tribune verte : Intrigue destin de Koutonou
11-10-2018, Fulbert ADJIMEHOSSOU
En vérité : La route des pêches au ralenti
11-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Le combat contre la faim
10-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Lépi actualisée à consulter !
9-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Enfin, l’énergie solaire !
5-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
En vérité : Yayi sort le grand jeu
3-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Cyclique intoxication !
3-10-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Regards sur la 7ème législature
1er-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : L’illustration 4 sur 154 !
28-09-2018, Angelo DOSSOUMOU
En toute sincérit : L’alibi Fitness !
28-09-2018, Naguib ALAGBE
Editorial : L’illustration 4 sur 154 !
27-09-2018, Angelo DOSSOUMOU


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1470

Dr Martial Ayenon à propos de l’antibiorésistance « Il existe 5 (...)
16-10-2018, Moïse DOSSOUMOU
Très utiles pour lutter contre les bactéries responsables des infections, les antibiotiques ont aussi des limites. En (...)  

Réformes politiques, institutionnelles et économiques : Talon (...)
28-08-2018, Angelo DOSSOUMOU
« Demain, il fera beau… ! ». Cette chanson a bercé et continue de bercer l’enfance d’une bonne génération d’Africains et (...)  

Regain d’activités politiques des Cauris : Les Fcbe refusent de (...)
21-08-2017, Arnaud DOUMANHOUN
Curieuse façon de jaser, d’aller de hameau en hameau pour perturber la tranquillité des citoyens, de jouer les leaders (...)  

Election du 2e secrétaire parlementaire : Le vote en faveur de (...)
26-05-2016, Arnaud DOUMANHOUN
La Renaissance du Bénin (Rb) a voté dans sa majorité pour le candidat du Nouveau départ, soit 6 députés sur les 7 que (...)