En vérité : Ofmas, pas de quoi fouetter un chat !

Angelo DOSSOUMOU 21 septembre 2017

Des poux, même sur des crânes rasés, il y a des spécialistes de la polémique qui toujours, en trouvent. Des accusations sans fondement et des insinuations de détracteurs, tant que vous gérez une parcelle de pouvoir au Bénin, il faut s’en accommoder. Tellement que depuis le limogeage du ministre Hervé Hêhomey, au cou du pouvoir Talon, pend l’inutile polémique Ofmas. Et pour preuve, à cœur joie, des pêcheurs en eaux troubles, sans aucune maîtrise des procédures bancaires en vue de la réalisation des grands travaux notamment, la voie Porto-Novo-Missérété-Pobè, se sont jetés sur des détails relatifs au contrat Etat béninois-Ofmas international.
Très vite, c’est l’aspect décaissement en catimini, des caisses de l’Etat au profit de l’entreprise Ofmas, de 20 milliards sur les 48 prévus au titre du démarrage du chantier qui a fait dresser des cheveux sur des têtes. Ensuite, du marché gré à gré et en BOT de 164 milliards, les détracteurs se nourrissent pour se donner bonne conscience. Enfin, du retard quant aux travaux et du limogeage du ministre Hervé Hêhomey suite à sa descente sur le terrain, il y en a qui, quelles que soient les clarifications, tomberont dans le piège de l’amalgame tendu par les médisants.
Mais, il n’empêche que cette polémique créé de toutes pièces et inutile mérite des clarifications. En fait, une avance de démarrage des travaux à l’entreprise Ofmas international ne doit surprendre personne. Sauf ceux qui visent un autre objectif et qui ne veulent pas comprendre que pour une célérité des travaux, et donc l’allègement des souffrances des populations, il faut choisir entre l’apathie et l’appui.
A la vérité, même si le contrat indique clairement que nous avons affaire à un financement personnel, entre l’attribution du marché à l’entreprise et le décaissement des banques pour le démarrage des travaux, il peut banalement, à cause des procédures, s’écouler six mois voire plus. En clair, il faut au préalable, l’avis de la Direction nationale de contrôle des marchés publics. Forcément, de celui-ci, les banques principales en ont besoin pour en retour avoir un avis de non objection que l’entreprise envoie aux banques secondaires pour cautionnement. Mais avant, il faut que le conseil d’administration de la Banque siège, approuve le cautionnement et définit un chronogramme de décaissement. Même si l’entreprise a de l’argent en banque, décaisser des milliards, c’est aussi des procédures à n’en point finir.
Bref, dans ces conditions, disposer en un temps record de l’argent frais pour lancer les travaux, demain n’est pas la veille. Alors, pendant ce temps, soit on croise les bras ou on préfinance, quitte à ce qu’après, l’entreprise rembourse. D’ailleurs pour ceux qui ne le savent pas et qui décidément, ne veulent pas se concentrer sur l’essentiel, des mêmes faveurs accordées à Ofmas, les entreprises Ebomaf et Adéoti en ont aussi bénéficié. C’est dire qu’il n’y a pas péril en la demeure. Et tant que tout est fait dans l’intérêt des populations, il ne devrait jamais en avoir. Même pas pour les pyromanes. Encore moins, pour les chercheurs de poux sur la calvitie de la Rupture !



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