tribune verte : Un nouvel espoir pour l’Habitat

Fulbert ADJIMEHOSSOU 23 novembre 2017

C’est Novembre. Et même si 2018 n’est pas si proche, il y a des besoins pressants qui nous forcent à lire entre les lignes pour déduire ce qui présage dans le secteur du cadre de vie. Pour un budget de 78 milliards Fcfa , le Ministre Tonato annonce aux députés, entre autres, le démarrage de la construction de 11.000 logements sociaux économiques à Ouèdo, la construction d’une grande cité administrative à Abomey-Calavi pour séparer les directions centrales et les cabinets ministériels des directions techniques. 2018 s’annonce aussi avec des projets de cités départementales pour regrouper les préfectures, les directions départementales et quelques logements de fonctionnaires.
Que ces ambitions déclinées soient réalisées, c’est le vœu de tous. Le jeu en vaut d’ailleurs la chandelle, quand on sait que l’amélioration du cadre de vie occupe une place de choix dans le Bénin Révélé. Cependant, ce qui importe encore plus, c’est les changements que pourraient induire la concrétisation de ces projets dans le quotidien des Béninois.
D’abord, une grande cité administrative à Abomey-Calavi, c’est le point zéro d’un processus de décongestion de Cotonou ; une ville où l’on est contraint de rouler centimètre par centimètre aux heures de pointe, et même dans le sens interdit par moment du fait des embouteillages monstres. C’est un bon signe, un pas très attendu pour la délocalisation de certains organes de l’appareil de l’Etat vers les grandes villes pour inciter au développement équilibré du territoire. Et dire, qu’avec les 12 cités départementales annoncées, la ruée des fonctionnaires et des usagers de l’administration vers Cotonou pourrait s’atténuer, pour que s’améliore la mobilité urbaine dans le Grand Nokoué.
Mais, tout n’est encore qu’une ambition transcrite en des projets dans le budget 2018 du Ministère du cadre de vie. Ce n’est pas encore une certitude absolue quant à leur concrétisation. Dieu seul sait combien d’initiatives semblables, nous a-t-on toujours vendu à prix d’or, sans qu’elles ne soient jamais une réalité. Il y a des logements sociaux qui bien qu’annoncés à grand renfort médiatique ne sont devenus que des éléphants blancs. Néanmoins, il est permis de croire à ce nouvel espoir pour l’Habitat. Et l’engagement sera encore plus convaincant, si l’on arrive enfin à doter le Bénin d’une loi sur les baux. Les Béninois victimes de la surenchère des loyers à Cotonou et environs pourraient pousser un ouf de soulagement, en attendant de s’offrir un habitat.



Dans la même rubrique