Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


Tissage au Bénin : Un noble métier en voie de disparition

Le tissage est un métier jadis florissant. Aujourd’hui, malgré le désintéressement des Béninois, certaines personnes ne cessent d’œuvrer pour éviter sa disparition. Bertin Lodonou qui en tire profit depuis bien d’années, pense que c’est un héritage à préserver.

« Les pagnes tissés ne sont pas comme les autres pagnes », affirme fièrement Bertin Lodonou, un tisserand installé au Centre de Promotion de l’artisanat (Cpa). La trentaine environ, il prenait du plaisir ce mardi 23 août à filer du coton. La chaîne et la navette en mouvement, le peigne et les canettes en rotation, Bertin Lodonou met à contribution ses deux mains pour produire des pagnes de bonne qualité. En effet, le tissage est un métier artisanal dont les origines sont anciennes. A en croire Bertin Lodonou, ce métier a été importé à Abomey grâce au roi Agonglo. « Le roi Agonglo, lors de ses diverses conquêtes, a été sidéré par le travail d’un jeune tisserand à Kétou et lui a proposé de devenir son habilleur. Il l’a suivi à Abomey et c’est ainsi que le tissage a vu le jour dans cette cité », a-t-il dit. Héritier et conservateur de « la chose familiale », Bertin Lodonou affirme qu’il n’a jamais été dans un atelier de tissage. A ce propos, il déclare « le tissage se fait chez nous, à la maison. Nous sommes nés dedans et spontanément, si quelqu’un naît dans la famille, la personne est destinée à tisser le pagne ». Si le tissage est hérité des ancêtres, l’exercice du métier semble ne pas être confronté à des difficultés. Pour Bertin Lodonou, le tisserand ne rencontre presque aucun obstacle dans l’exercice de son métier. « Tous les outils nécessaires au tissage sont fabriqués par le tisserand lui-même, excepté les fils de coton et de laine achetés chez les revendeurs », confie-t-il.

Un métier qui nourrit son homme malgré tout…
Bien que le pagne tissé soit très prisé, peu de Béninois s’y intéressent. C’est un métier dont les jeunes, de nos jours, ne veulent plus entendre parler. A cet effet, Bertin Lodonou déclare : « les Béninois ne veulent plus apprendre un métier, ils préfèrent étudier pour se trouver une place dans les bureaux. Alors qu’en trois mois, un apprenti assidu et attentif pourrait maitriser le tissage ». Par ailleurs, la production des tisserands n’est pas consommée par les Béninois. C’est un comportement que déplore Bertin Lodonou quand il affirme : « peu de Béninois s’aventurent autour de nos étalages. La majeure partie de notre clientèle est constituée des étrangers ». Nonobstant cet état de choses, le tissage permet à celui qui l’exerce de satisfaire ses besoins les plus élémentaires. « Je m’en sors très bien, je reçois des commandes que j’exécute. Mon métier me permet de subvenir à mes besoins ». Pour la promotion du tissage, Bertin Lodonou propose l’organisation des ateliers de formation sur une courte durée afin de permettre aux jeunes d’avoir la motivation nécessaire pour aller vers ce métier.
Ulrich G. CATARIA (Stag.)

1er-09-2016, La rédaction


CHRONIQUES

En vérité : La grande attente des travailleurs
19-07-2018, Moïse DOSSOUMOU
Elles sont dans l’attente des élections professionnelles. Les centrales et confédérations syndicales rongent leur frein. Depuis 8 ans, plus rien n’a (...) Lire  

Editorial : Alcootest, attention double (...)
19-07-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Plaidoyer pour la fête des paysans
18-07-2018, Moïse DOSSOUMOU
Editorial : Ils nous font regretter Mandela (...)
18-07-2018, Angelo DOSSOUMOU
Editorial : Un visionnaire pour foot malade (...)
17-07-2018, Angelo DOSSOUMOU
En vérité : Tournant décisif !
16-07-2018, Moïse DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 510

‘’Akiza Atrandjeko Ekposin Komada’’ sur la cérémonie annuelle du (...)
19-07-2018, La rédaction
De son vrai nom Abel Atikli alias Bokonon ‘’Akiza Atrandjeko Ekposin Komadan’’ est un guérisseur traditionnel, adepte du (...)  

2e édition de African Miss University : Cotonou accueille la 2e (...)
11-07-2018, La rédaction
« L’apport de l’étudiante africaine face aux défis de la construction d’un continent exemplaire, indivisible, fort et (...)  

La nuit de la famille : Apdac-Bénin pour la valorisation de la (...)
26-06-2018, La rédaction
Portée sur les fonts baptismaux le samedi dernier au bar resto Kween Star de Fidjrossè, l’Association pour la (...)  

Danse traditionnelle : Les supers anges Hwendonamboua honorent (...)
11-06-2018, Patrice SOKEGBE
Les supers anges Hwendonamboua ne cessent d’honorer le Bénin au concert des nations, dans le domaine des danses (...)