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Hissène Habré : Une condamnation pour l’exemple

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Arrêté le 30 juin 2013, Hissène Habré, l’ancien chef d’Etat tchadien a été fixé sur son sort. Coupable de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et de viols, il écope d’une peine d’emprisonnement à perpétuité. Jugé par une juridiction spéciale, dénommée « Chambres africaines extraordinaires (Cae) » créée au terme d’un accord entre le Sénégal et l’Union africaine, cet ancien dictateur doit regretter ses actes. Pendant huit années, de 1982 à 1990, Hissène Habré a dirigé son pays de main de fer avant de trouver refuge au Sénégal en 1990 suite à un coup d’Etat perpétré par un de ses anciens collaborateurs, Idriss Déby.
Comme il était de coutume à cette époque pour la plupart des chefs d’Etat africains, Hissène Habré croyait pouvoir échapper à la justice. Mal lui en a pris. 26 ans après le commencement de son exil, il écope d’une sanction exemplaire qui fera mouche. Un ouf de soulagement pour les familles des victimes qui ont longtemps réclamé justice. Maintenant, c’est chose faite.

Haro sur la Cpi
La Cour pénale internationale (Cpi) a longtemps réclamé l’extradition de Hissène Habré. Mais les dirigeants Sénégalais s’y sont opposés. Abdoulaye Wade notamment. Créée par la Convention de Rome du 17 juillet 1998, la Cpi est une juridiction permanente destinée à punir les crimes les plus graves contre le droit humanitaire international, lorsque les criminels ne peuvent être jugés dans leur pays. Mais depuis sa création, le constat qui se fait est que le procureur de cette juridiction s’intéresse un peu trop aux chefs d’Etat africains. Pendant que les dirigeants européens et américains se la coulent douce après l’exercice du pouvoir, leurs homologues africains font face à toutes sortes d’accusations de la part de cette juridiction. Mieux, les chefs d’Etat qui y séjournent sont pour la plupart des africains. Charles Taylor, l’ancien numéro 1 du Libéria a été le premier à être condamné par la Cpi. Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire et un de ses soutiens Charles Blé Goudé attendent d’être fixés sur leur sort. De plus, le couperet de cette justice jugée discriminatoire plane dangereusement sur la tête de Omar El Béchir, le chef d’Etat Soudanais. Uhuru Kenyatta, le chef d’Etat en exercice du Kenya a fort heureusement été innocenté par le procureur qui n’a pas jugé utile de le poursuivre. Au vu de ces éléments qui sont loin d’être exhaustifs, les africains ont de plus en plus le sentiment qu’il s’agit d’une juridiction créée tout juste pour juger les personnalités issues du continent.

Un exemple pour l’avenir
La condamnation de Hissène Habré sonne un peu comme le glas pour ces chefs d’Etat, qui en exercice, se croient tout permis. Le système de l’impunité qui avait caractérisé la gouvernance au sommet de l’Etat par le passé s’écroule. Et les dirigeants africains, au vu des nombreux mécanismes juridiques existants sont conscients qu’il n’est plus possible de savourer leur retraite si des faits graves leur sont imputés alors qu’ils étaient aux commandes de leurs pays. Du coup, ils s’entourent de nombre de précautions pour ne pas subir des ennuis judiciaires plus tard. Cette révolution est en marche sur le continent et à tous les coups, elle a de beaux jours devant elle. Si Hissène Habré en vient à payer pour ses crimes, ses pairs qui seront reconnus coupables d’actes criminels se retrouveront aussi derrière les barreaux. Comme quoi, l’Afrique aussi, en prenant ses responsabilités, s’installe progressivement dans le train de la bonne gouvernance. C’est un combat de longue haleine qui ne fait que commencer.

1er-06-2016, Moïse DOSSOUMOU


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