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A l’occasion de l’installation du MoRAJeD à Lokossa : Dakpè Sossou évoque les nouvelles indemnités et primes des magistrats

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« …Une nouvelle ère s’ouvre pour le secteur de la Magistrature. Par la loi 2018-01 portant statut de la magistrature, votée le jeudi 4 janvier 2018, de nombreux avantages s’offrent spécifiquement à cette corporation. J’en fais une reddition de comptes, pour éveiller la conscience des jeunes et les inciter à s’orienter vers la magistrature, une filière valorisée depuis le jeudi dernier, porteuse d’avenir… », a déclaré Dakpè Sossou à l’occasion de la cérémonie d’installation du Mouvement de Réflexion et d’Action des Jeunes pour le Développement du Bénin (MoRAJeD/Bénin), à Lokossa.
Et au nombre des privilèges accordés aux disciples de saint-Augustin, le député rappelle notamment, les indemnités de judicature, de bibliothèque et de recherche, de téléphone, d’eau et d’électricité, de résidence, d’heures supplémentaires, d’installation, de commodité vestimentaire et de fidélisation, ainsi que les primes d’incitation et de rendement, de risque, de qualification, spécifique, d’audience, de carburation, d’éloignement, de session, sans oublier les allocations familiales. Au total, les magistrats sont gratifiés de quatorze (14) nouvelles indemnités et primes contre quatre (04) habituellement perçues, allant du simple au triple de leur traitement salarial.
Il est donc clair pour Dakpè Sossou, que si la ‘’grève’’ a pour motif la défense des intérêts professionnels, il y a de quoi croire que les magistrats font désormais parti des mieux lotis de la République.

DISCOURS DE L’HONORABLE DAKPE SOSSOU
Par définition, conformément aux dispositions de l’article 1 de la loi 1901, une association est une convention par laquelle plusieurs personnes mettent en commun, d’une façon permanente, leurs connaissances ou leur activité dans un but autre que de partager des bénéfices. Elle est régie, quant à sa validité, par les principes généraux du droit applicables aux contrats et obligations.
En donnant une orientation de développement à une association de jeunes à l’instar de la cérémonie d’installation qui nous réunit ce jour, samedi 6 janvier 2018, c’est oser pêcher en eau haute c’est-à-dire, s’exposer à des risques inestimables.
C’est pourquoi, je voudrais, au prime abord de mon intervention, adresser mes vives et sincères félicitations aux membres fondateurs du Mouvement de Réflexion et d’Action des Jeunes pour le Développement du Bénin (MoRAJeD/Bénin) pour cette résolution courageuse.
Ensuite, je voudrais remercier du fond du cœur les membres du comité d’organisation pour cette marque de confiance placée en ma personne. A la réception de votre invitation, ma joie est considérable. Cette confiance m’honore et me touche profondément, bien plus que vous l’imaginez.
Cette confiance est celle d’hommes et de femmes que je connais pour la plupart. Je connais votre attachement pour le Bénin en général, pour le Mono en particulier et pour Lokossa de façon singulière. Je vous connais et vous me connaissez. Cette proximité, je vous l’assure, je veux la garder si bien longtemps si vous le permettez.
Comme vous le savez, j’ai déjà exercé des responsabilités au niveau local avant celles qui me sont confiées aujourd’hui. Mes ambitions se résument en quelques mots : le développement économique et social de la commune de Lokossa. C’est pourquoi, je me bats, autant que je peux pour inscrire la cité des kotafons sur l’orbite des collectivités modernes. C’est aussi l’une des raisons pour lesquelles la crise que caressent dangereusement les conseillers communaux me chagrine, aussi bien intellectuellement que charnellement, car les conséquences, vous vous en doutez, plombent nos espoirs de développement dans l’obscurantisme, dans un décor peint malheureusement de cupidité.
Le Conseil communal que j’avais eu le privilège de présider a connu des exploits. Certes, les résultats obtenus ne me donnent aucun droit sur les communautés de Lokossa. Au contraire, ils renforcent mes devoirs à l’égard des filles et fils de Lokossa.
Le premier devoir, c’est un devoir de fidélité. Certains, particulièrement en politique, voient la fidélité comme une servitude. J’y vois de la gratitude, de la reconnaissance ; un sentiment de moins en moins partagé dans notre société mais qui ressemble tellement à Lokossa, à ce que cette ville est et à ce qu’elle doit rester : une exigence de fidélité, de continuité même. Le mot ne m’effraie pas, je l’indique.
Notre deuxième devoir après la fidélité c’est l’exemplarité. Nous vivons une période de profonde défiance à l’égard de la politique en général. La démocratie locale est sans doute concernée par cette défiance à voir le nombre et l’importance des points rejetés par le conseil communal depuis juin 2017.
Le troisième devoir après la fidélité et l’exemplarité, c’est la solidarité. Nous devons nous unir et accorder une priorité au dialogue franc et sincère.
D’autres devoirs comme l’honnêteté, la combattivité, la loyauté doivent symboliser vos actes, vos comportements et vos propos, afin de gagner la confiance et le soutien de vos aînés envers qui vous devez respect et reconnaissance.

Chers frères,
Chères sœurs,
Chers enfants,

En cette occasion solennelle, c’est une obligation pour moi de vous tenir informés des activités parlementaires, notamment les toutes dernières qui suscitent dans l’opinion publique des commentaires inopportuns.
Il y a exactement une semaine, c’est-à-dire le samedi 30 décembre 2017, c’est avec grande fierté que j’ai clarifié aux femmes des Arrondissements de Houin, de Koudo, d’Agamè et de Ouèdèmè-Adja, les raisons du retrait, par l’Assemblée Nationale, du droit de grève à certains fonctionnaires d’Etat. Il s’agit notamment des agents de santé, des magistrats, des militaires et des paramilitaires. Aujourd’hui, je suis encore heureux de vous annoncer qu’une nouvelle ère s’ouvre pour la filière de Magistrature.
Par la loi 2018-01 portant statut de la magistrature, votée ce jeudi 4 janvier 2018 à l’unanimité des députés présents ou représentés, de nombreux avantages s’offrent spécifiquement à cette corporation.
Au nombre des privilèges accordés aux disciples de saint-Augustin, on peut citer :

1. L’indemnité de première installation,
2. L’indemnité de judicature,
3. L’indemnité de bibliothèque et de recherche,
4. L’indemnité de téléphone, d’eau et d’électricité,
5. L’indemnité de résidence,
6. L’indemnité d’heures supplémentaires,
7. L’indemnité de commodité vestimentaire,
8. La prime d’incitation et de rendement,
9. La prime de risque,
10. La prime de qualification,
11. La prime de spécifique,
12. La prime d’audience,
13. La prime de carburation,
14. Les allocations familiales,
15. La prime d’éloignement,
16. La prime de session,
17. L’indemnité de fidélisation,
18. L’indemnité d’installation.

Au total, les hommes en toge sont gratifiés de quatorze (14) nouvelles indemnités et primes contre quatre (04) habituellement perçues, allant du simple au triple de leur traitement salarial. En plus de cette panoplie d’indemnités et de primes, non seulement ils pourront faire valoir leur droit à une pension de retraite à l’âge de 65 ans, mais aussi l’État devra assurer la sécurité des magistrats et celle de leur famille. Ils seront décemment logés par l’Etat, eux et leur famille et bénéficieront, eux et leur famille, d’une assurance-maladie comportant la possibilité d’une évacuation sanitaire. Au moment de son intégration, le magistrat peut solliciter du trésor public un crédit d’équipement. A tout ce qui précède, il convient d’ajouter que la loi concède aux magistrats une valorisation indiciaire spéciale. Les indices de traitement affectés à chacun des grades et échelons de la hiérarchie des magistrats sont ceux applicables aux fonctionnaires de l’Etat, affectés de coefficients d’indexation allant de 1,75 à 3, du grade initial à la catégorie hors classe.
Bref, les avantages légalement offerts aux magistrats aujourd’hui au Bénin sont multiples et multiformes.
J’en fais une reddition de comptes, non pas dans l’intention d’organiser une quelconque insurrection, mais plutôt pour éveiller la conscience des jeunes et les inciter à s’orienter vers la magistrature, une filière valorisée depuis le jeudi dernier, porteuse d’avenir et dont les conditions d’âge pour y accéder sont très favorables, entre 21 et 35 ans.
Pour finir, je tiens à vous dire que je reste sensible à votre gratitude à mon endroit et je vous invite à collaborer avec les organisations de la société civile et les autres acteurs de développement pour qu’ensemble nous puissions gagner la bataille.
Vive le MoRAJeD Bénin,
Vive le Développement,
Vive Lokossa.
Je vous remercie.

8-01-2018, Arnaud DOUMANHOUN


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