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Acquitté au bénéfice du doute : Sébastien Ajavon remis en liberté

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Si l’interpellation de Sébastien Ajavon, dans la soirée du vendredi 28 octobre dernier a suscité une vague de compassion et déclenché moult réactions au sein de l’opinion, sa libération au terme d’un procès rapide huit jours après est intervenue dans la ferveur populaire. Vendredi 4 novembre 2016. 8h 34. Ambiance inhabituelle aux alentours du palais de justice. Les chicanes disposées de part et d’autre des voies menant en ces lieux et le déploiement des policiers et gendarmes sont le signe que les forces de sécurité publique sont en état d’alerte. Mis en évidence, les véhicules anti émeutes viennent lever tout doute quant à la sensibilité du moment. De petits groupes formés çà et là, qui manifestant bruyamment avec des bandeaux rouge sur la tête, qui silencieux aux abords du tribunal de première instance de première classe de Cotonou mettent la puce à l’oreille. Déjà à l’aube, Sébastien Ajavon, gardé à vue depuis maintenant huit jours, dans une affaire de stupéfiants retrouvés sur un des containers destinés à sa société, a été conduit au parque pour être écouté par le procureur de la République.
Craignant sans doute des débordements, l’accès au tribunal et à la cour d’appel est interdit au public et les gendarmes postés au niveau des portails veillent au grain. Seules quelques rares personnes parviennent à violer ce dispositif après d’interminables conciliabules. Plus les minutes s’écoulent, plus l’adrénaline monte. Les policiers positionnés en grand nombre aux abords du ministère de l’intérieur montent la garde et empêchent la foule des manifestants surexcités de se retrouver du côté du tribunal. 10h 26. Un homme d’un âge respectable qui avait les yeux rivés sur son téléphone portable lance en direction de son compagnon : « Mince ! Il a été placé sous mandat de dépôt ». Sous le regard ahuri de son vis-à-vis, tout en consultant son téléphone, il se reprend. « Mandat de dépôt oui, mais avec comparution immédiate ». Ainsi que l’a décidé Badirou Lawani, procureur de la République, Sébastien Ajavon et ses trois employés interpellés ont été placés sous mandat de dépôt mais avec comparution immédiate. Le procès devra se tenir dans les minutes à suivre.
Quelques instants plus tard, le tribunal présidé par le juge Jacques Hounsou se met en place et le procès démarre. Assistés d’une trentaine d’avocats, les accusés qui risquent gros seront fixés sur leur sort. Minute après minute, suspension après suspension, les témoins défilent à la barre et de la contradiction, la vérité jaillit. Un peu avant 23h, le tribunal a décidé de la remise en liberté des accusés qui ont été acquittés au bénéfice du doute. La salle entonne l’hymne national et la foule qui s’est étoffée au cours de la journée explose. Ce furent partout des exclamations de joie. Les conducteurs de taxi-motos communément appelés « zémidjans » entrent en scène, cris et klaxons stridents à l’appel. Ne voulant pas immédiatement rentrer chez lui, Sébastien Ajavon, escorté par la foule s’est dirigé sur la paroisse Saint Michel de Cotonou pour une action de grâce. Il sonnait déjà 23h. Compte tenu de la grande mobilisation, les portes de l’Eglise ont été ouvertes et l’heureux du jour put se confier à son Dieu mais non sans avoir adressé à l’assistance des mots de remerciements pour la sollicitude qui n’a pas faibli au cours de son « calvaire ». « Je pardonne », a-t-il martelé.
Après cette étape, cap fut mis sur son domicile sis du côté de l’aéroport où il s’est rendu à 00h 37 minutes précises toujours sous les hourras de la foule qui ne voulait pas se faire conter l’événement. Ses proches et les policiers détachés sur les lieux ont eu toutes les peines du monde pour encadrer ses sympathisants qui tenaient à lui exprimer leur joie. Malgré la fatigue et l’heure tardive, Sébastien Ajavon est sorti à plusieurs reprises de son domicile pour saluer la foule avant de se retrancher pour savourer avec ses proches le goût de la liberté retrouvée.

7-11-2016, Moïse DOSSOUMOU


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