Suivez Canal3 Bénin sur SIRIUS4 ! Position : 5°Est, Fréquence : 12605Mghz, Symbole Rate : 29905Mbauds, Polarisation Verticale.
Banniere publicitaire


Après l’entretien du 11 septembre dernier accordé à Fraternité : Antonin Akpinkoun répond à Michel Alokpo

La guéguerre Antonin Akpinkoun-Michel Alokpo a repris. Huit ans après les passes d’armes entre les deux personnalités à la Cena en 2007 et la longue pause qui s’en est suivie, cette fois-ci, c’est un entretien du pasteur Michel Alokpo à Fraternité qui remet le feu aux poudres. Réponse du berger à la bergère. L’ancien président de la Cena, Antonin Akpinkoun revient sur des pans de l’entretien de l’ancien porte-parole de la Cena, Michel Alokpo qui l’égratignent.
(Lire ci-dessous l’intégralité de la réponse de Antonin Akpinkoun à Michel Alokpo)

Nombreux sont les proverbes et citations qui parlent de l’importance du silence.
« La parole est d’argent mais le silence est d’or » ;
« Parle si tu as des mots plus forts que le silence ou garde le silence » ;
« Dans la colère rien ne convient mieux que le silence »…. Cependant, le silence peut s’interpréter comme une démission. Ne dit-on pas que « qui ne dit rien consent » ? Certains philosophes pensent même que « Le silence est un aveu » ou que « Le silence est la vertu des sots ».
Un adage populaire béninois dit : « Qui est sous un arbre et ne parle pas reçoit des fientes d’oiseaux sur la tête ».
C’est l’ensemble de ces considérations qui m’amènent à réagir suite aux propos tenus à mon égard par monsieur ALOKPO Michel, membre de la CENA de 2007, dans votre parution du vendredi 11 septembre 2015 propos qui portent sur deux points à savoir la crise à la CENA de 2007 et mon départ du Ministère de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme.
1- AU SUJET DE LA CRISE A LA CENA DE 2007
En réponse à la question suivante du journaliste : « En 2007, vous étiez membre de la Cena. L’opinion a retenu une féroce adversité entre vous et le président Antonin AKPINKOU. Avez-vous aujourd’hui de ses nouvelles ? », M. ALOKPO Michel a déclaré entre autres : « … Le peuple béninois a compris que j’ai eu raison. Même les membres de la Cour constitutionnelle devant qui j’ai pleuré comme un petit enfant ont compris que j’ai eu raison et que c’est lui qui semait du désordre au sein de la CENA … ». Je me demande à quel moment et de quelle manière le peuple béninois a exprimé sa compréhension des événements qui s’étaient passés et lui en avait donné raison.
Par le biais de votre organe, je voudrais lever un coin de voile sur les vraies raisons de ma destitution du poste de président de la CENA de 2007. Je me suis toujours demandé s’il n’est pas nécessaire d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur ce qui s’était réellement passé ; je crois qu’aujourd’hui le moment est venu.
Dès mon installation à la tête de l’Institution, mon souci était d’organiser à moindre coût des élections crédibles, claires et transparentes dans le respect des procédures de gestion financière. C’est ainsi qu’à l’étape déjà de négociation du budget, j’avais demandé et obtenu du ministre en charge des finances, l’autorisation d’exécuter les dépenses par la procédure de gré à gré. Toutes les dépenses engagées sous mon autorité avaient fait l’objet de dossier de consultation restreinte, de dépouillement des offres et d’attribution des marchés par une commission mise en place à cet effet. Le respect scrupuleux de cette procédure n’était pas du goût de la plupart des membres de la CENA qui souhaitaient que l’on cible un petit groupe de fournisseurs à qui on attribuera les marchés par rotation et à des prix préalablement convenus et très proches de ceux inscrits au budget, ce qui est contraire aux dispositions des finances publiques et du code des marchés publics.
La crise de 2007 avait, pour origine fondamentale, la gestion de deux catégories de commande que sont la commande des cartes d’électeurs et celle des bulletins de vote même si un relent politique n’était pas à exclure.
Pour la première catégorie de commande à savoir celle des cartes d’électeurs, on me reprochait d’avoir disposé tout seul des ristournes que j’aurais perçues des fournisseurs alors que le paiement n’avait même pas été fait avant mon départ de l’institution suite à ma démission consécutive à ma destitution.
Quant aux bulletins de vote, ils constituent pour tout scrutin, le matériel le plus sensible utilisé le jour du vote. Pour garantir la transparence et la crédibilité des opérations, un certain nombre de précautions devraient être prises lors de la commande et de la gestion de ce matériel comme, par exemple, éviter leur confection par plusieurs imprimeurs afin de garantir leur uniformité parfaite. La mise en œuvre de ces précautions n’était pas du goût de mes détracteurs qui tenaient à ce que l’on confie l’impression des bulletins de vote à des connaissances moins équipées. Une fois le marché gagné, ces personnes s’étaient mises à négocier des sous-traitances à des conditions irrégulières et humiliantes.
En somme, c’est la cupidité couplée de malveillance politique qui était à l’origine de la crise comme en témoignent ces quelques propos tenus à l’époque par certains membres de la CENA de 2007 :
-  Par un enseignant du supérieur qui avait posé sa tête sur la table et m’a susurré lors d’une plénière : « Président, si depuis ce temps qu’on parle de cette histoire, tu nous avais distribué chacun cinq cent mille francs, on ne serait pas là en train de te déranger ».
-  Par un religieux : « Avec cette CENA, je dois ouvrir ma propre paroisse cette année ».
-  Par un ancien membre de la CENA de 2006 et également membre de la CENA de 2007 : « Nous ne tenons plus à subir le même sort que celui de l’année dernière ; mon parti m’a fixé un quota pour contribution à la campagne électorale ».
-  par un membre de la CENA, opérateur économique, qui avait confié à un de mes proches collaborateurs : « Ton chef, il va partir parce qu’on a déjà reçu de l’argent pour cela ».
Le peuple béninois qui, aux dires de M. ALOKPO Michel, aurait compris qu’il avait eu raison et que c’était moi qui semais du désordre au sein de la CENA, devrait s’étonnner que ce même ALOKPO Michel, l’évangéliste, ait déclaré aujourd’hui dans le quotidien Fraternité, paru le vendredi 11 septembre 2015 sous le n°3944 : « La politique, c’est le mensonge. La politique n’est pas la vérité. La politique, c’est du gangstérisme. La politique, c’est de détruire son prochain pour prendre sa place ».
Ce peuple doit se demander quel crédit peut-il vraiment accorder à l’auteur d’une telle conception dévalorisante de la politique. Vous qui connaissez Mr. ALOKPO Michel, faites vous-mêmes votre jugement sur ce personnage.
2- AU SUJET DE MON DEPART DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DE LA LEGISLATION ET DES DROITS DE L’HOMME (MJLDH)
En réponse à une question, M. ALOKPO Michel a déclaré : « Au ministère de la justice également, il a commis des impairs et il a été remercié ». Sur ce second point, je ne veux pas réagir pour l’instant. J’invite M. ALOKPO Michel à s’apprêter pour me fournir devant un tribunal, les actes administratifs ayant établi les différents impairs que j’aurais commis au MJLDH et qui auraient entraîné mon remerciement. Je veux qu’il sache, qu’après mon départ, j’avais eu à exercer les mêmes fonctions dans un autre ministère jusqu’à mon admission à la retraite et que plus d’une personne avaient regretté plus tard mon départ du Ministère de la justice.
Au moment de la crise de la CENA de 2007, des gens m’avaient conseillé de faire un autre recours mais à quoi bon. Cela aurait pu porter préjudice au bon déroulement du processus électoral et comme je l’avais dit à la presse le soir de ma démission, j’avais préféré partir pour garantir à l’Institution, une bonne ambiance de travail et partant, sauver la démocratie béninoise. Il m’a toujours paru plus indiqué de démissionner que de me compromettre.
De toutes les manières, c’était la parole de la quasi-totalité des membres de la CENA contre la mienne et comme l’a dit LA FONTAINE dans sa fable “ LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE ’’ , « selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ».
La conception qu’a M. ALOKPO Michel de la politique me paraît bien horrible. Je voudrais que Monsieur ALOKPO Michel, qui se laisse voir comme “Pasteur évangéliste’’, sache que la politique pour moi est : « vivre sa conviction en parfait respect des exigences de l’intérêt général, quel que soit le prix à payer ».
Vous êtes, peut être, restés sur votre faim pour insuffisance de précisions sur certains passages de cet article. J’en conviens mais je voudrais porter à votre connaissance que les obligations de réserve et l’éducation que j’ai reçue m’obligent à m’en tenir à ce niveau pour l’instant.

17-09-2015, La rédaction


CHRONIQUES

tribune verte : L’audace d’assainir les villes
1er-12-2016, La rédaction
Sous la rupture, les villes s’apprêtent à faire leur toilette. Le Gouvernement Talon retrousse les manches pour débarrasser huit principales villes (...) Lire  

Plume libre : Zèle et excès à la Haac !
30-11-2016, Sulpice Oscar GBAGUIDI
Editorial : Le péril du feu
30-11-2016, Moïse DOSSOUMOU
Plume libre : Le duo Ajavon-Kotingan
28-11-2016, Sulpice Oscar GBAGUIDI
Plume libre : Le mystère de la cocaïne (...)
24-11-2016, Sulpice Oscar GBAGUIDI
Editorial : La croisade pour la paix
21-11-2016, Moïse DOSSOUMOU




Nous suivre

Suivez-nous sur les réseaux sociaux







 
 

DANS LA MÊME RUBRIQUE


0 | 30 | 60 | 90 | 120 | 150 | 180 | 210 | 240 | ... | 1890

Malgré la permanence de la Cena et la Lépi : les élections coûtent (...)
2-12-2016, Arnaud DOUMANHOUN
Les élections au Bénin ont de tout temps fait saigner les caisses de l’Etat, et parfois soulevé de vives polémiques. La (...)  

L’assainissement et le déguerpissement au Bénin : « le gouvernement (...)
2-12-2016, La rédaction
« Les 125 km de plages seront nettoyés et sécurisés. C’est une mesure qui s’inscrit dans la durée ». Ces déclarations du (...)  

8ème édition de la Circaf : Le Bénin au cœur des enjeux du (...)
1er-12-2016, La rédaction
Ça y est ! Tout est prêt. Du 6 au 8 décembre prochain aura bel et bien lieu au Bénin Marina Hôtel, la 8ème édition de la (...)  

Conseil des ministres du 30 novembre 2016 : Le gouvernement (...)
1er-12-2016, La rédaction
Le Conseil des ministres d’hier a encore pris plusieurs décisions qui vont impacter durablement notre économie et (...)