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Boycott de l’évaluation pédagogique : Le gouvernement menace les instituteurs récalcitrants

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Le bout du tunnel est encore loin dans ce feuilleton que déroule le ministère des enseignements maternel et primaire au sujet de la mesure visant l’évaluation du corps enseignant. « Après avoir pris acte du boycott organisé en bande par les enseignants du sous-secteur, le Ministère a décidé de les faire rentrer dans le plan de formation s’ils tiennent à rester dans le système… Tous les enseignants qui ne tireront pas leur épingle du jeu au cours des formations seront expulsés du système éducatif ». Tels ont été les propos tenus par le ministre Salimane Karimou. Ils sont donc prévenus, ces instituteurs rebelles à la politique gouvernementale. Une chose est claire, Patrice Talon entend opposer une fermeté au boycott de l’évaluation du 28 juillet. L’annonce du ministre Salimane Karimou n’est en réalité qu’une suite logique des intentions exprimées par le chef de l’Etat, sur les insuffisances du système éducatif béninois, lors de ses échanges avec la presse à la veille de la célébration des 58 ans d’indépendance de notre pays. « Les enfants du Bénin, jadis quartier latin de l’Afrique, sont avant-derniers sur dix pays de la Francophonie, sur un échantillonnage représentatif de la réalité nationale. Nous ne pouvons pas croiser les bras devant une telle situation », a déclaré Patrice Talon, qui s’indigne des résultats obtenus par le Bénin à la suite d’une évaluation sous régionale, avant de conclure : « il n’y a pas de mauvais élèves, il n’y a que de mauvais maitres. Nous allons devoir former bon gré mal gré les enseignants du primaire. Nous allons devoir renforcer leurs capacités... ». C’est d’ailleurs à cette fin que les tests d’évaluation ont été organisés pour apprécier ‘’le niveau de chacun et savoir ce dont il a besoin’’.
Il est clair que la politique globale de l’Etat sera déroulée pour redorer le blason du système éducatif béninois. Et le mieux serait de rentrer dans les rangs pour ne pas rater le voyage. Autres temps, autres mœurs, les instituteurs devraient le savoir. Il est plus sage de ne pas tenter le diable. Entre se faire former pour être plus performant, et être radié, le choix est vite fait. En tout cas, pour le gouvernement, la vision est claire. « Nous n’avons pas le choix, car nous risquons de compromettre l’avenir de notre pays », avait fait savoir Patrice Talon.

Réaction des syndicats
« Ne nous laissons pas intimider chers camarades. Ce sont des menaces stériles… »
Le Memp parle d’insubordination et de sanctions administratives prévues par le statut général de la fonction publique à infliger aux enseignants qui ont boycotté la réévaluation du 28 juillet 2018. Il méconnait le texte qu’il évoque lui-même, texte sur la base duquel il décide de punir. La loi portant statut général de la fonction publique intègre-t-elle désormais le samedi comme jour ouvrable, jour de travail ? L’administration béninoise est-elle ouverte désormais les samedis sous la rupture pour que l’appel manque d’un enseignant un samedi jour de repos de tout fonctionnaire béninois fasse objet de sanction administrative ? Les fonctionnaires béninois sous talon ne disposent-ils plus librement de leur week-end, des samedis et dimanches pour leur famille, leur religion et leurs occupations personnelles ? En lequel de ses articles la loi portant statut général de la fonction publique prévoit-elle cette forme d’évaluation des capacités intellectuelles et pédagogiques des fonctionnaires en cours d’emploi ? Combien de fois le Memp Karimou Salimane, après son recrutement dans la fonction publique a-t-il été soumis à une telle évaluation pendant tout son séjour de plus de 30 ans dans la fonction publique ? Les arguments qu’il avance aujourd’hui n’étaient-ils pas valables au moment où il assumait pendant une dizaine d’années ses fonctions de mémoire du Memp, ses fonctions de secrétaire général du Memp ? Combien de fois avait-il évoqué la nécessite de l’organisation d’une telle évaluation quand il était aux affaires pour que ça soit maintenant qu’il a été réengagé et bombarde d’une dizaine de millions comme salaire mensuel après son admission à la retraite qu’il s’illustre tant et si brutalement en donneur de leçon et en messie pour le système éducatif béninois ? Evidemment, le poids de l’âge et la retraite pourraient avoir raison de l’homme pour qu’il oublie tant de réalités et les limites des textes en vigueur...
Ne nous laissons pas intimider chers camarades. Ce sont des menaces stériles. Et l’heure viendra où nous aurons à évaluer, à noter et à sanctionner ceux-là qui nous malmènent aujourd’hui ! C’est seulement dans moins d’une trentaine de moins chers compatriotes ! Si l’arbre ne se repose pas, qui le dandine ne se repose pas non plus ! Retenez une fois pour de bon que tout le temps que durera ce régime de retraités et de privés, nous serons en perpétuel combat contre toutes les formes de provocation et d’abus...
SG Lokonon

20-08-2018, Arnaud DOUMANHOUN


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