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Budget général de l’Etat, gestion 2017 : Abdoulaye Bio Tchané présente un Pip de 187,8%

Le Ministre d’Etat en charge du plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané, a présenté hier le Programme d’investissement public (Pip) de l’Etat pour l’année 2017 à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale élargie à plusieurs députés. Ceci, dans le cadre de l’étude du projet de budget général de l’Etat, gestion 2017. De la présentation faite par le Ministre Abdoulaye Bio Tchané aux députés, il ressort que le Pip Gestion 2017 comporte 291 projets et programmes contre 299 en 2016 et se décompose en 198 anciens et 93 nouveaux projets. Aussi, le Pip 2017 s’inspire-t-il du Pip triennal 2017-2019 qui comporte 295 projets dont 95 nouveaux. D’un coût total de 808,32 milliards de Fcfa contre 280,91 milliards de Fcfa en 2016, soit une hausse de 187,8%, le Pip 2017 se répartit par secteur avec 57,3% des ressources consacrées aux secteurs productifs à savoir les infrastructures qui en occupent 19,9%, l’eau et l’électricité à hauteur de 15,5%, le secteur rural à hauteur de 10,6% les secteurs sociaux représentant 32,9%. Ainsi, l’environnement occupe 10,5%, l’éducation 7,8% et la santé 3,0%. Parlant des projets sociaux, on peut citer entre autres le programme de protection des couches vulnérables estimé à 2,7 milliards de Fcfa et le programme d’autonomisation économique des femmes et de promotion du genre estimé à 1,7 milliards de Fcfa. Quant au financement du Pip, il est de l’ordre de 71,2% sur les ressources internes et 28,8% sur les appuis des Partenaires techniques et financiers. Ce programme d’investissement public traduit la volonté du Gouvernement de stimuler la croissance par de vastes projets structurants et de profondes réformes. Dans le projet de budget général de l’Etat, gestion 2017, l’investissement dans le secteur agricole semble faire partie des priorités. En témoigne le budget du secteur agricole qui est passé de 33,64 milliards en 2016 à 85,56 milliards en 2017. Il faut préciser qu’en dehors du Pip, plusieurs projets phares seront conduits par des Agences spécialisées pour renforcer les investissements à travers des financements privés, notamment le partenariat public-privé.

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(Lire ci-dessous la déclaration du Ministre Abdoulaye Bio Tchané après son exposé devant la Commission budgétaire du Parlement)
« …Je veux vous dire que le Pip que nous venons de présenter est un projet très ambitieux. Il traduit aussi la vision que nous avons arrêtée dans le Programme d’Actions du gouvernement il y a quelques jours sans oublier les réformes à entreprendre pour que ce budget soit exécuté. Nous voulons la transformation de notre économie. Nous voulons que cette économie puisse donner du travail, surtout aux plus jeunes. Et c’est pour cela qu’avec ces montants qui cumulés, sont plus élevés que les projets d’investissements qu’il y a eus pendant les deux années précédentes, nous sommes capables d’investir dans les infrastructures mais aussi pour la transformation de l’économie en même temps que nous investissons pour soulager nos compatriotes les plus démunis (…) Je l’ai dit, le Pip 2017 traduit la volonté de notre gouvernement de transformer notre pays, d’investir dans les infrastructures comme le port qui va être modernisé, le nouvel aéroport qui va être construit et les routes qui vont être retracées pour certaines et réparées pour d’autres. Nous allons investir aussi dans des secteurs clés de transformation que sont l’agriculture, le tourisme, l’économie numérique mais aussi l’économie du savoir. L’agriculture, c’est important de le souligner, est le secteur qui emploie le plus grand nombre de nos compatriotes. Nous allons investir plus de 10% de notre budget d’investissement dans l’agriculture. Nous allons ainsi dans la direction que les pères fondateurs de l’Union Africaine avaient tracée en disant qu’il faut accorder au moins 10% du budget général de l’Etat à l’agriculture. Notre projet d’investissement, c’est aussi les investissements dans les secteurs sociaux. Nous avons souvent entendu ces derniers jours des critiques sur le fait que notre gouvernement ne serait pas sociable. Nous allons investir dans les secteurs sociaux près de trois fois plus que ce qui était investi les années passées, continuer les projets qui étaient là mais aussi et surtout investir dans de nouveaux projets. Nous avons l’une des politiques sociales les plus agressives. Ce qui est plus social, c’est de donner du travail aux jeunes, et les projets que nous avons dans le Programme d’actions du gouvernement vont nous permettre de commencer par créer des emplois qui, à l’horizon 2021, vont être évalués à plus de 500.000 nouveaux emplois. Mais dès 2017, vous allez commencer par avoir des résultats dans ce domaine. Sur la durée du quinquennat, le taux de croissance sera d’au moins 7%. Notre PIP dans son ensemble suppose la continuation d’un certain nombre de projets et programmes qui étaient là comme le Fonds national pour la promotion de l’emploi des jeunes (Fnpej) et le Fonds national de la mircofinance (Fnm). Pour les fonds de roulement des commissariats et gendarmeries, vous verrez qu’aussi bien dans le budget de fonctionnement que dans celui d’investissement, les ressources pour la sécurité ont été augmentées parce que nous en sommes très sensibles. Par exemple, vous ne pouvez développer le tourisme si la sécurité n’est pas assurée. Il faut résoudre les problèmes qui sont derrière. Et ces problèmes, ce sont des problèmes de textes. Nous allons revisiter les textes. Ce sont aussi les problèmes de suivi. Nous avons mis en place les comités de suivi dont, le principal qui est dirigé et supervisé par le président de la République lui-même, est le comité de suivi des projets phares. A côté de cela, nous avons défini un certain nombre de mesures qui sont comprises dans un paquet de réformes qui permet de fluidifier l’exécution des projets, leur suivi et leur contrôle… »
Propos recueillis par Karim Oscar ANONRIN

9-11-2016, Karim O. ANONRIN


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