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Congrès extraordinaire du MADEP : Les militants entérinent l’adhésion au Bloc Progressiste

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La Maison des jeunes d’Akpakpa à Cotonou a servi de cadre ce 1er novembre 2018 à un double évènement du parti politique le Mouvement Africain pour la Démocratie et le Progrès (Madep). Le parti a tenu un conseil national extraordinaire et un congrès extraordinaire en présence des délégués venus de tous les départements du Bénin et de son 1er Vice-président, Antoine Kolawolé Idji, de son 2ème Vice-président, Louis Vlavonou et de son 3ème Vice-président, Médard N’Tcha. C’est un secret de polichinelle que le Madep est membre de l’Union fait la Nation (Un) depuis plusieurs années. Mais en respect à ses textes fondamentaux, il fallait que les militantes et militants à la base de ce parti politique se conforment aux nouvelles exigences de la loi portant Charte des partis politiques. Au cours du Conseil national extraordinaire, le 1er Vice-président du Madep, Antoine Kolawolé Idji, a rappelé le chemin parcouru par le Madep et qui le conforte aujourd’hui dans ses choix. « …Le Madep, c’est votre chose. Ce n’est la chose de personne. Vous y avez mis beaucoup de votre temps, beaucoup d’argent, beaucoup d’efforts et beaucoup de votre énergie. Vous avez été combattus à l’idée d’avoir un Madep fort à l’intérieur de l’Union fait la Nation. Vous avez été combattus pendant des années et des années. Heureusement, votre combat a amené depuis maintenant 2 ans et demi, un régime qui partage largement vos points de vue (…) Quand le président Patrice Talon est venu, il a dit que la première chose à faire est d’avoir de grandes formations politiques nationales. C’est ce que vous avez toujours voulu depuis près de 20 ans maintenant. Si vous êtes là aujourd’hui, c’est parce que vous avez droit à la parole pour opiner sur l’avenir de votre parti et sur l’avenir de votre pays… », a déclaré Antoine Kolawolé Idji. Le conseil national extraordinaire et le congrès extraordinaire ont été sanctionnés par une résolution qui engage le Madep dans le Bloc Progressiste.

Louis Vlavonou explique les enjeux de la réforme du système partisan
Après l’allocution du 1er Vice-président du Madep, Antoine Kolawolé Idji, l’honneur était revenu au 2ème Vice-président, l’He Louis Vlavonou de présenter les enjeux des réformes politiques entreprises par le président Patrice Talon.
« …Nous sommes là pour le Conseil national extraordinaire et le congrès extraordinaire. Mais au-delà de tout ceci, qu’il vous souvienne que le président de la République, Patrice Talon, a été élu sur la base des réformes politiques et institutionnelles, des réformes d’ordre économique, d’ordre judiciaire, pour ne citer que celles-là. Nous sommes ici au cœur de l’une de ces réformes à savoir la réforme du système partisan. Pourquoi cette réforme ? Cette réforme tire sa source du fait que notre Constitution, principalement en son article 5 dit que ce sont les partis qui animent la vie politique. Alors, normalement, d’un parti politique devrait se dégager le président de la République. D’un parti politique devrait se dégager une ligne politique et idéologique qui sous-tend ses actions. Depuis 1990, nous avons constaté qu’avec 6 élections présidentielles, 7 élections législatives et 3 élections communales, municipales et locales, il n’y a jamais eu de président de la République élu issu d’un parti politique. Aucun parti politique n’a pu conquérir et exercer le pouvoir d’Etat. Il est temps après un quart de siècle, de s’arrêter et de regarder dans le rétroviseur et d’essayer de corriger cet état de choses. Pour corriger le tir, il fallait trouver le mécanisme par lequel désormais, un parti politique, sur la base de son projet de société, pourra conquérir et exercer le pouvoir d’Etat. Pour l’heure, nous avons encore des partis politiques de famille, des partis politiques de quartier, des partis politiques de Commune et des partis politiques au niveau départemental, alors qu’un parti politique doit être véritablement national. Bien avant les indépendances, les conséquences de la régionalisation des partis politiques ont été souvent des scènes de violences, des alliances politiques contre-nature. Est-ce que les choses doivent demeurer ainsi dans notre pays ? (…) Depuis 2008, l’Union fait la Nation a tenté quelque chose. Mais en 2012, au lendemain des élections présidentielles de 2011, plusieurs partis politiques qui avaient adhéré à l’Union fait la Nation ont commencé par démontrer qu’ils étaient là pour des intérêts égoïstes et partisans. Ceux qui sont restés comme le Madep ont continué le combat de la consolidation de l’unité nationale. Aujourd’hui, nous avons trouvé un président de la République qui partage nos ambitions et qui est décidé à nous accompagner. La lutte menée depuis 10 ans a trouvé son couronnement avec la réforme du système partisan que nous avons toujours voulue. Désormais, il existe la loi portant Charte des partis politiques en République du Bénin. Au niveau de cette loi, il a été dit que pour qu’un parti politique soit véritablement national, il faut au moins 15 membres fondateurs par Commune soit 1155 membres fondateurs pour créer un parti politique lorsqu’on considère les 77 Communes du pays. Deuxièmement, dans la même loi, il est dit que pour qu’un parti politique soit reconnu, il lui faut avoir un siège national avec des agents déclarés, que le siège ne soit pas dans une maison ou confondu à un bureau d’entreprise, que ses sièges départementaux avec agents permanents déclarés soient approuvés par l’autorité administrative locale. L’autre chose est que les réformes en cours prévoient les conditions pour bénéficier du financement public. A ce niveau, il va falloir avoir les députés élus couvrant un quart des circonscriptions électorales soit 6 circonscriptions électorales. Cela fera l’objet de la loi sur le financement public des partis politiques qui est un complément de la loi portant Charte des partis politiques et la loi portant Code électoral. Parlant justement de la loi portant Code électoral, elle comporte deux éléments essentiels. Le premier élément, c’est que les alliances de partis politiques ne peuvent pas aller aux élections législatives. Le second élément est que pour l’attribution des sièges aux élections législatives comme aux élections communales et municipales, la liste de candidatures pour chaque élection doit d’abord recueillir au moins 10% du suffrage exprimé sur le plan national… », a déclaré l’honorable Louis Vlavonou.

2-11-2018, Karim O. ANONRIN


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