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Création d’un nouveau chez les disciples de Saint André : Malaise à la police

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La police nationale traverse l’une des périodes les plus tumultueuses de son histoire. La guerre de leadership et les querelles meurtrières de générations déciment la cohésion au sein des disciples de St André. C’est une vérité, la police est en panne d’autorité. Les grades ne suffisent plus à faire régner l’ordre et la discipline dans un corps si délicat, dont la mission Républicaine ne tolère aucun débordement. Pourtant, l’opinion peut déceler aujourd’hui, à partir de l’annonce de la création d’un nouveau Syndicat dans la maison police, une crise à peine voilée qui prend de l’ampleur.
En effet, par message Radiotéléphone N° 493/MISP/DGPN/SGPN/DRH/SA en date du 16 juin 2016, signé du Directeur général adjoint de la police nationale, le Contrôleur général de police Martial Pascal Hounsinou, et portant demande d’autorisation d’absence, plusieurs fonctionnaires de police sollicitent une permission d’absence de soixante-douze heures (72) pour compter du vendredi 1er au dimanche 3 Juillet 2016, afin de prendre part au congrès constitutif du Syndicat national des fonctionnaires de police Républicains (Synapofor), le samedi 2 juillet prochain à l’école nationale de la police de Cotonou.

Le Synapolice en disgrâce

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La création du Synapofor sonne comme un désaveu pour le Synapolice qui a jusqu’ici défendu les intérêts des siens. Que reproche-t-on à l’équipe dirigée par le commissaire de police de première classe Waïdi Akodjènou ? De sources concordantes, l’actuel Directeur de l’immigration n’est plus en odeur de sainteté avec ses militants d’une part et avec ses aînés d’autre part. Pour la jeune génération de policiers, ce syndicat ne répond plus à leurs aspirations. Ils brandissent à cet effet, la non satisfaction de leurs revendications, notamment en ce qui concerne l’amélioration de leurs conditions de vie.
Les jeunes condamnent surtout le mutisme du Synapolice après l’abrogation par le nouveau régime des décrets d’application de la loi 2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels des forces de sécurité publiques et assimilées. Les agents de la police ont ainsi vu leur espoir s’effondrer avec l’abrogation de ces décrets censés leur apporter le salut, en termes d’amélioration de leurs salaires et primes, de prise en charge des familles des éléments qui tombent les armes à la main.
Ils ont donc des raisons de se rebeller contre leur syndicat et son chef qui, a contrario, est logé à la ‘‘bonne enseigne’’ en terme de promotion. Des jeunes mécontents qui, malheureusement, n’ont pas depuis plusieurs années eu l’opportunité d’une Assemblée générale pour renouveler les instances dirigeantes du Syndicat national de la police (Synapolice). Mais, en dépit des bruits de couloirs, des récriminations, la jeune génération n’a pas pris les devants de la création d’un nouveau syndicat.

Conflit de générations
Le malheur qui frappe actuellement le Synapolice n’a autre nom que le conflit de générations. En effet, la nomination du Secrétaire général du Synapolice, Waïdi Akodjènou à la tête de la Direction générale de l’immigration a eu pour conséquence directe, le limogeage du Directeur général adjoint de cette structure, le commissaire principal de police Serges Durodjayé, pour respect des textes. Car, un subordonné ne peut commander un haut gradé. Il va de soi que la promotion de Akodjènou qui est moins gradé que Durodjayé, entraîne le départ de son supérieur qui est depuis lors mis à la disposition de la Direction général de la police pour exploitation. Il faut rappeler que c’est l’ex-Directeur général de la police nationale, Didier Atchou qui avait cédé à l’époque, sous le régime Yayi, son fauteuil au Sg du Synapolice, parce que promu à la tête de la Dgpn.
Mais, Serges Durodjayé n’a pas eu l’occasion d’extérioriser ses ressentiments jusqu’au départ de Didier Atchou de la Direction générale de la police nationale. Coup du destin, Patrice Talon promeut Martial Hounsinou, Directeur général Adjoint de la police, dont le commissaire principal de police Serges Durodjayé est un homme de main. Il n’est point besoin d’être un génie pour comprendre pourquoi Serges Durodjayé et Juste Dagnito prennent la tête de ce nouveau Syndicat en gestation et dont le communiqué Radio-Téléphone est signé du Contrôleur général de police

Martial Pascal Hounsinou.
Cela signifierait-il que le Synapofor vise à fragiliser le Synapolice qui d’ailleurs, selon des indiscrétions, n’est plus en odeur de sainteté avec la troupe ? Ce Syndicat ne sera-t-il pas trop favorable au clan des anciens comme l’actuel Directeur général de la police et son adjoint, les contrôleurs généraux de police Idrissou Moukaïla et Martial Hounsinou, sans oublier l’ex-Directeur de cabinet du ministère de l’intérieur, le Contrôleur général de police Jean Tozé. Visiblement, les jeunes policiers doivent encore attendre, car en face de ces anciens, il y a une autre jeune génération, à savoir celle des Généraux Louis Philippe Houndégnon, Nazaire Hounonkpè, et des contrôleurs généraux de police Didier Atchou et Sèdohoun Cossi.

La polémique des galons

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En réalité, cette guerre de générations est partie de la polémique autour de l’affaire de faux galons. Sous le régime Yayi, des contrôleurs de prix qui devraient porter le galon de commissaire de police divisionnaire avaient été élevés au grade de contrôleurs généraux de police suite au dossier ‘‘reconstitution des carrières’’ qui a été ensuite rapporté par le Chef de l’Etat. Une affaire qui avait fait couler beaucoup d’encre et de salive au sein de l’institution policière. Mais, Yayi enfonça le clou avec l’élévation au grade supérieur de Général de brigade, les contrôleurs généraux de police, Louis Philippe Houndégnon et Nazaire Hounonkpè, à l’époque Directeur général et Directeur général adjoint de la police nationale, qui, du coup, deviennent les plus gradés de l’institution. Mais, pour relever de leur fonction ces deux Généraux de brigade, Boni Yayi a aussi élevé à titre exceptionnel au grade de contrôle général de police, les commissaires principaux de police Didier Atchou et Sèdohoun Cossi. Cette nouvelle promotion a également donné lieu à de vives tensions au sein de la troupe. C’est dire que c’est la polémique des galons qui a fait voler en éclat la cohésion au sein de la police nationale et il va falloir recoller les morceaux pour éviter que ces mouvements d’humeur ne déteignent sur la mission républicaine de la police nationale.

Menace sur la sécurité nationale ?
A sa prise de fonction, le Directeur générale de police nationale n’a pas fait mystère au sujet de la crise qui secoue l’institution dont il prenait les rênes. Le contrôleur général Idrissou Moukaïla a d’ailleurs promis s’attaquer au ‘’malaise profond’’ que traverse l’institution et qui constitue un terreau favorable à l’insécurité grandissante qui menace le quotidien des Béninois. Mais, de la promotion à la réalité, il y a du chemin.
Pour l’heure, la police ploie sous le poids des conflits internes. A quand la reprise en main de la troupe pour des actions coordonnées et concertées pour faire face au grand banditisme qui gagne du terrain ? Pour le moment, il est à remarquer que des Raid, à la Brigade de recherches et d’investigations (Bri) en passant par la Brigade anti-criminalité (Bac) et autres, les unités spécialisées de la police tournent au ralenti. Le défi est grand et Idrissou Moukaïla doit se mettre au-dessus de la mêlée.

21-06-2016, Arnaud DOUMANHOUN


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