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Débat télévisé sur la gouvernance à l’ère de la rupture : Les causes de la fronde sociale selon Mètognon et Lalèyè

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La liesse populaire suscitée par l’élection de Patrice Talon à la Marina semble déjà écourtée par des mouvements d’humeurs des travailleurs et des populations. Ce raccourcissement de la période de grâce dont bénéficiait le nouveau régime a été diversement apprécié hier par les invités de l’émission 3D sur la télévision nationale. Selon le politologue Francis Lalèyè, il faut y voir la maturité de l’opinion nationale. « La période de grâce a été courte parce que les populations mûrissent et les attentes de celles-ci à l’endroit du gouvernement sont multiples », a-t-il expliqué. Quant au syndicaliste Laurent Mètognon, Patrice Talon a été élu dans un contexte où les populations voudraient se débarrasser de l’ancien régime et attendaient beaucoup plus une bonne gouvernance. Mais les premières réformes de Patrice Talon ne semblent pas combler les attentes des travailleurs ou faire leurs priorités. « Il faut faire le point des malversations en même temps que le Chef de l’Etat met en œuvre ses réformes. En ce qui concerne les protestations contre les décrets portant attributions, organisation et fonctionnement des ministères, c’est tout à fait normal, parce que les travailleurs qui sont chargés de mettre en application ces directives ne sont pas associés », a souligné Laurent Mètognon. Cependant, pour Auguste Vidégla, également invité de l’émission, Patrice Talon prend le temps de poser les jalons nécessaires pour un Nouveau départ. Ceci, aussi bien sur le plan social qu’économique.

Déficit de communication, polémique autour des nominations…
Le déficit de communication de la part du gouvernement pourrait être aussi à la base de cette crispation sociale en cours. Pour le Politologue Francis Lalèyè, les populations ont le sentiment qu’il n’y a pas la transparence dans la gestion au sommet de l’Etat. Il fustige notamment le retard dans la disponibilité des relevés du Conseil des ministres. « Il faut un minimum indispensable de communication », a-t-il laissé entendre. Il sera soutenu dans cette thèse par le syndicaliste Laurent Mètognon pour qui, « le déficit en communication et les errements du gouvernement pourraient être profitables à ceux qui ont été chassés du pouvoir ». D’où la nécessité de changer la donne. Et à Auguste Vidégla de rassurer que la Direction de la Communication gouvernementale est à pieds d’ouvre pour corriger le tir. Néanmoins, il a tenu à souligner que les plaintes des populations sont dues au fait qu’elles étaient habituées à une communication excessive du régime de Boni Yayi. Cet acteur de la mouvance présidentielle a aussi saisi l’occasion pour répondre à Laurent Mètognon qui dénonçait entre-temps la nomination d’un « gestionnaire de gare » à la tête d’une société d’Etat. « Le gestionnaire d’une gare routière peut gérer un poste de direction s’il a le niveau et la compétence », a-t-il déclaré. Les menaces de l’Unamab et la désignation des chefs-lieux de départements ont été également abordées au cours de l’émission. Laurent Mètognon appelle dans tous les cas à une vigilance autour des actions du gouvernement. Auguste Vidégla rassure de ce qu’avec les réformes du Président Talon, les attentes du peuple seront comblées. Et le politologue d’espérer tout de même que le gouvernement améliore sa stratégie de communication.

20-06-2016, La rédaction


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