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Dernier discours de Boni Yayi sur l’état de la nation

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• Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
• Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République,
• Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,
• Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs de mission
diplomatique et consulaire et les Représentants des Organisations Internationales,
• Honorables Députés à l’Assemblée Nationale,
• Monsieur le Préfet des Départements de l’Ouémé et du Plateau,
• Monsieur le Maire de la Commune de Porto-Novo,
• Distingués Sages, Têtes couronnées et Notables de la ville de Porto- Novo,
• Mesdames et Messieurs les Représentants des cultes et confessions religieuses,
• Honorables invités,
• Mesdames et Messieurs,

En ce moment solennel où je me tiens devant vous, pour prononcer mon dernier message sur l’état de la Nation, je voudrais implorer la miséricorde du Père céleste sur notre pays, le Bénin, pour qu’il fasse régner sur lui sa lumière et sa paix. Qu’il comble chacune et chacun de vous, Honorables Députés, de ses bienfaits, afin que vous continuiez de voter les lois, les mieux à même d’assurer le bonheur du Peuple béninois.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés,
Devant votre auguste assemblée, je m’acquitte avec beaucoup de considération, du devoir de reddition de compte que le constituant béninois a prescrit.
Avant toute chose, je voudrais témoigner toute ma gratitude, au Peuple dont vous êtes les honorables représentants pour avoir bien voulu me confier la conduite de sa destinée depuis bientôt dix (10) ans. Ce fût un parcours exaltant et enrichissant au cours duquel j’ai essayé de le servir avec loyauté.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Je voudrais ensuite vous remercier de l’accueil chaleureux que vous-mêmes et les Honorables Députés avez bien voulu me réserver. Mon gouvernement vous est reconnaissant à juste titre des convenances dont vous l’entourez et qui traduisent, si besoin en était encore, votre riche expérience de la gestion de l’institution parlementaire.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Depuis bientôt dix (10) ans, avec la synergie d’action des Institutions de la République, j’ai œuvré pour que soit assurée la prospérité pour tous les citoyens béninois, conscient du fait que le processus de développement d’une nation s’inscrit dans la durée et suppose une transformation positive dans l’éthique, la morale et les mentalités de la population. Ce qui est ma vision et ma responsabilité, c’est de lutter contre la pauvreté sous toutes ses formes dans le contexte d’une croissance inclusive et résiliente et de mettre en place les fondements d’un développement durable. Ainsi, malgré les limites inhérentes à toute œuvre humaine, j’ai la conviction que les politiques mises en œuvre ont permis des avancées certes significatives, mais susceptibles d’être consolidées dans la durée.

Au plan de la gouvernance politique, soucieux du renforcement de l’édifice constitutionnel de notre pays, mon Gouvernement a mis en œuvre une série de réformes politiques et institutionnelles destinées à consolider et amplifier les acquis de la Conférence des Forces Vives de la Nation de février 1990. Dans cette optique et de concert avec votre auguste Assemblée, d’importantes lois ont été votées notamment :
– la loi portant code électoral en République du Bénin qui aura permis de regrouper les lois électorales éparses, facilitant ainsi la conduite du processus électoral. A l’épreuve des faits, il apparait que ce code devra être à nouveau revu et complété pour corriger ses insuffisances ;
– la loi portant lutte contre la corruption et les infractions connexes avec l’installation effective de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption.
En outre, mon Gouvernement en collaboration avec les Institutions concernées a veillé à la tenue régulière des élections communales, législatives et présidentielles, toutes choses qui participent du renforcement de nos acquis démocratiques.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
A l’analyse, pour approfondir le processus démocratique en cours, il parait indispensable d’aller encore plus loin dans les réformes. Pour ce faire, il est absolument nécessaire d’instaurer un dialogue politique au sein du Peuple et de toute la classe politique. Il permettra, sans aucun doute de surmonter les méfiances, de discuter aux fins de réaliser l’union sacrée pour aborder dans la sérénité et le patriotisme les problèmes auxquels se trouve aujourd’hui confronté notre pays le Bénin notamment :

– L’inadaptation de notre système partisan au regard de la problématique de l’unité nationale et du nécessaire regroupement des forces politiques ;

– Notre constitution et le défi de la morale et de l’éthique ;

– Notre constitution et la problématique de la bonne gouvernance ;

– Notre constitution et les exigences de la décentralisation ;

– Notre constitution et les défis des dérèglements climatiques ;

– La question de la parité entre l’homme et la femme face à la problématique de la juste participation des femmes à la gestion de la cité, de leur autonomisation, etc.
Au plan économique, la situation économique en 2015 confirme les bonnes performances enregistrées depuis quelques années. Ainsi, le taux de croissance économique est attendu pour s’établir à 5,2%. Ce taux est supérieur à la moyenne qui est de 4% en Afrique de l’Ouest ; 3,8% en Afrique Sub-Saharienne et 3,1% pour le monde. Cette croissance est portée notamment par la production agricole, le dynamisme de l’activité manufacturière et les services.
De façon générale depuis 2006, après la phase de hausse qui a porté le taux de croissance de 1,7% en 2005 à 6% en 2007, l’activité économique a enregistré une phase de décélération en raison notamment des crises financières, pétrolières et économiques en 2008 et 2009, la chute de la production cotonnière et des inondations de 2010. La reprise enregistrée en 2011 s’est poursuivie pour atteindre un pic de 6,9% en 2013.

Depuis 2011 donc, nous avons connu trois années successives de croissance soutenue ; toutefois, la question que nous devons nous poser, c’est celle de savoir, si cette croissance a pu impacter la pauvreté. Le Bénin n’a pas pu atteindre les objectifs des OMD en matière de cible sur la réduction de la pauvreté ; néanmoins, avec un taux de pauvreté de 40,1% en 2015, il se situe au premier rang dans l’UEMOA. L’on comprend ainsi que des défis restent à être relevés sur ce chantier. Cette situation de persistance de la pauvreté associée à la croissance démographique forte de 3,5% et au fort taux de sous-emploi des jeunes dénotent de l’insuffisance de notre croissance.

Malgré l’insuffisance de cette croissance, le gouvernement a entrepris des efforts pour réduire les effets de la pauvreté monétaire en privilégiant les transferts d’actifs aux populations pauvres sous forme de mise en place d’infrastructures socio-communautaires de base. Je veux citer par exemple, les pistes rurales, les centres de santé, les écoles, les cantines scolaires, l’eau potable, les diverses mesures de gratuité et j’en passe. Il en a résulté une réduction significative du taux de pauvreté non monétaire qui est passé de 44% en 2006 à 29,4% en 2015. Somme toute, nos politiques doivent veiller à ce qu’à l’avenir tous les efforts soient mis en œuvre pour obtenir une croissance inclusive, résiliente et créatrice d’emplois.
En ce qui concerne l’inflation, l’évolution des prix à la consommation a été globalement maîtrisée. Il est attendu pour l’année 2015, un taux d’inflation de l’ordre de 0,4% inférieur au plafond communautaire de 3%. Ce faible niveau d’inflation est en ligne avec la politique de maîtrise des prix mise en œuvre depuis 2006. En effet, outre les années 2008 et 2012 caractérisées par des chocs exogènes dont nous avons déjà parlé, le niveau général des prix est globalement maîtrisé de façon à sauvegarder le pouvoir d’achat de nos concitoyens.
Du point de vu des finances publiques, il est à noter une stabilité financière reconnue par les institutions internationales grâce à une gestion budgétaire prudente, visant la qualité de la dépense et le renforcement de l’efficacité des régies. Ceci a hissé le Bénin au rang des pays ayant réussi à contenir le déficit budgétaire autour de 3% sur la période 2006-2015.Tout ceci a contribué à faire entrer notre pays dans le groupe des pays ayant respecté les critères de convergence en vigueur dans l’UEMOA. Ces avancées ont été possibles grâce aux réformes mises en œuvre par le Gouvernement dont les principales sont :
– la création d’un guichet unique au Port de Cotonou ;
– la création d’un guichet unique des opérations du commerce extérieur ;
– l’instauration en cours d’un programme de certification des valeurs ;
– la mise en service d’un scanner mobile à l’Aéroport ;
– l’informatisation et le processus de dématérialisation au niveau des régies financières ;
– la généralisation progressive de l’Identifiant Fiscal Unique, etc.
Dans la chaine des dépenses, plusieurs réformes ont été également entreprises pour la maîtrise de la qualité des dépenses publiques. Au nombre de ces mesures, on peut citer :
– l’arrimage des engagements de dépense à la disponibilité de la trésorerie ;
– la mise en œuvre de la méthode FIFO (First in-First Out) dans l’engagement des dépenses afin d’améliorer la célérité du paiement par l’Etat ;
– la mise en place d’un système de messagerie électronique pour faciliter le suivi des dossiers des prestataires de l’Etat au Ministère en charge des finances.
Par ailleurs, dans le but de renforcer l’assainissement des finances publiques, mon gouvernement a initié en cette fin d’année, une vaste opération d’apurement de tous les engagements de l’Etat en instance au Trésor public. Cette opération a permis d’injecter dans l’économie 210 milliards de FCFA, représentant la totalité des instances de paiement au Trésor public en vue de relancer le secteur productif.
Aussi importe-t-il de souligner que les différentes réformes mises en œuvre visent à renforcer la transparence budgétaire. Ainsi, l’indice de transparence budgétaire est passé de 1 sur 100 en 2012 à 45 sur 100 en 2015, ramenant le Bénin de la dernière à la deuxième place au sein de l’UEMOA selon le rapport 2015 de l’International Budget Partnership (IBP).
Par ailleurs, dans le domaine des marchés publics, maillon clé de l’efficacité de la chaine de dépenses, des réformes importantes ont été initiées pour alléger les procédures de passation et d’exécution des marchés publics. Mais il reste bien entendu que ces actions devront être poursuivies et approfondies.
La conséquence de cette gestion prudente des finances publiques est la viabilité de la dette. Les dernières analyses conduites par les services techniques du Ministère en charge des finances, de concert avec le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, montrent que la dette publique du Bénin est viable avec un taux d’endettement qui ne devrait pas excéder 41% du PIB à fin décembre 2015, contre un plafond communautaire de 70% du PIB et un risque faible de surendettement. Autrement dit, pour 100 F de revenu, la charge de la dette se situe à 41 F alors que la norme dans les pays de l’UEMOA, autorise 70 F. Cependant, il y a lieu de poursuivre les efforts visant à faire face au service de la dette, ce qui requiert l’accélération des réformes des régies. Somme toute, les performances macroéconomiques sont restées solides. Les faibles niveaux de déficit budgétaire ont maintenu la dette à un niveau bas, ce qui fournit un espace budgétaire favorable à l’augmentation des investissements publics en vue de corriger le gap infrastructurel, notamment dans les domaines de l’énergie et du transport et d’améliorer ainsi l’environnement des affaires.
En dépit de cet effort de gestion prudente des finances publiques, le Gouvernement s’est vu confronté à des difficultés liées à la pression sociale relative notamment à l’augmentation de la masse salariale, ce qui a pour conséquence la dégradation du ratio masse salariale sur recettes fiscales. Ce ratio est passé de 35,6% en 2006 à 45% en 2015 contre une norme communautaire de 35%. Cette dégradation constitue un facteur d’éviction des investissements publics censés porter la croissance économique. Il importe alors de plaider à l’avenir pour une meilleure gouvernance syndicale soucieuse à la fois des équilibres sociaux et macroéconomiques.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
La relance durable de l’activité économique requiert l’assainissement du climat des affaires en vue de créer un environnement propice à l’éclosion du secteur privé. S’inscrivant dans la logique des bons résultats obtenus en 2014, mon Gouvernement a accéléré l’approfondissement des réformes. Il en a résulté la reconnaissance du Bénin par la communauté internationale, la deuxième année consécutive, comme pays figurant parmi les dix (10) meilleurs réformateurs au monde. Cette amélioration de l’environnement des affaires a permis à notre pays d’attirer d’importants investissements directs étrangers. Ainsi, selon le rapport 2015 de la CNUCED, le Bénin enregistre sa meilleure performance pour la troisième année consécutive avec 377 millions de dollars d’Investissement Direct Etranger entrant. L’économie béninoise aurait ainsi absorbé en 2014 plus de sept (07) fois le montant de capitaux étrangers de 2006 qui était de 53 millions de dollars soit une augmentation de plus de 600%.
La consolidation de ces résultats requiert la poursuite des réformes engagées notamment celles s’inscrivant dans le cadre du Doing Business ; l’efficacité de l’administration ; la dématérialisation des procédures douanières ; fiscales, judiciaires et administratives ; l’accès aux facteurs de production ; la sécurisation du cadre juridique de construction et de l’habitat ; l’élimination de tout obstacle à la libre circulation des personnes et la facilitation du financement des jeunes entrepreneurs sans garantie. Relativement à ce dernier point, Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables députés, une loi UEMOA portant sur les bureaux d’information sur le crédit est transmise au parlement et en attente d’examen.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Une des réformes, véritable pré-requis pour le renforcement de ces acquis est la résolution de la question récurrente de la corruption. Par rapport à ce défi, mon Gouvernement se réjouit de l’existence désormais dans l’arsenal juridique béninois de la loi portant lutte contre la corruption et les infractions connexes. A la suite de cette loi, l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption a été installée. Une stratégie anti-corruption compatible avec les exigences du Millenium Challenge Corporation (MCC) a été mise en place. De même, consécutivement aux évènements malheureux qui ont durement éprouvé les organes de contrôle de l’ordre administratif, mon gouvernement a pris la décision de reformer l’inspection générale d’Etat pour la transformer en Bureau de l’Auditeur Général afin de mettre l’accent sur la prévention des risques d’irrégularités et l’amélioration de la qualité de la dépense publique.
Malgré ce dispositif institutionnel, les progrès n’ont pas été à la hauteur des attentes. S’agit-il alors d’un manque d’efficacité de nos institutions, d’une insuffisance de moyens, ou d’une démission collective ?
Toujours dans le domaine de la lutte contre la corruption, si des dispositions sont prévues pour réprimer l’enrichissement illicite, la réalité est que dans la pratique, ces dispositions sont insuffisamment exploitées. Il en est de même pour ce qui concerne la déclaration de patrimoine qui est prévue par la loi mais qui à mon sens apparaît comme une simple formalité du fait de l’absence d’un mécanisme efficace de contrôle de la crédibilité des déclarations. Tout ceci appelle de notre part, des réflexions profondes pour renforcer notre arsenal juridique en matière de lutte contre la corruption.
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, au delà de la volonté d’un homme et de l’existence d’une institution dédiée à la lutte contre la corruption, le combat pour la sauvegarde de l’intégrité publique exige une union sacrée de tous, un changement de mentalité en profondeur, d’éthique et de morale. Il se pose alors la question de savoir, jusqu’où les béninois veulent-ils aller avec cette exigence ?
Cette interrogation soulève la question non moins importante de l’efficacité de notre justice pour mettre fin à l’impunité et à la corruption.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Les efforts consentis pour l’amélioration du climat des affaires et la lutte contre la corruption ne sauraient porter leurs fruits sans une justice crédible qui assure la célérité dans le traitement des dossiers et garantit le droit de propriété et la liberté d’entreprendre ; ce qui suppose l’absence d’insécurité judicaire et la prévisibilité des décisions de justice. Dans ce cadre, diverses mesures de soutien ont été entreprises en 2015 et visent le renforcement des capacités tant en matière de modernisation du réseau juridictionnel qu’en matière de recrutement d’un effectif critique d’auxiliaires de justice et d’amélioration des conditions de vie et de travail du personnel à travers la prise en Conseil des Ministres de décrets spécifiques.
Le Gouvernement s’est engagé dans ces actions hardies, conscient du fait que sans une justice efficace, il n’y a point de développement économique et social durables. Toutefois, ces actions se sont révélées de portées limitées en raison notamment de trois (03) obstacles majeurs :
- Le premier est relatif aux mouvements sociaux dans le secteur de la justice devenus récurrents avec des durées de plus en plus longues pénalisant les justiciables, handicapant l’entreprenariat, au total, le bon fonctionnement de l’économie.
- Le deuxième se rapporte à la politisation d’un certain noyau de magistrats alors que d’autres forcent l’admiration de part leur conscience professionnelle. Cet état de chose enlève à notre justice l’impartialité nécessaire pour dire le droit et rien que le droit.
- Le troisième est lié à l’inexistence d’un tribunal de commerce susceptible d’assurer le traitement diligent des contentieux en matière commerciale dans le but d’améliorer la compétitivité de notre économie. La justice en elle-même constitue un pouvoir. Il urge donc d’examiner les voies et moyens pertinents pour préserver ce secteur des mouvements sociaux d’une part, accélérer la création des juridictions commerciales dont les textes de création sont déjà transmis à l’Assemblée Nationale, d’autre part.
Au nombre des réformes à engager dans le secteur de la justice figurent en bonne place :
– l’allègement des procédures pouvant permettre la saisine de la Haute Cour de Justice ;
– le vote d’une loi visant l’autonomisation effective de l’Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption ;
– le vote d’une loi spécifique visant la création d’un parquet financier.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Au plan social, en cette année 2015 qui marque le terme des Objectifs du Millénaire pour le Développement, notre pays peut se féliciter des résultats obtenus même s’il nous reste des défis à relever. Ainsi, pour l’OMD1 lié à l’éradication de l’extrême pauvreté, la cible relative à la réduction de moitié de la proportion de la population qui souffre de la faim a été atteinte. Cette performance a obtenu la reconnaissance de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) à travers les deux prix décernés au Bénin en 2012 et en 2015. De même, la cible de l’OMD 6 visant à enrayer la propagation du VIH/sida et inverser la tendance actuelle a été également atteinte. Des progrès remarquables ont été aussi réalisés dans les domaines des OMD relatifs à la scolarisation dans le primaire, la parité garçons/filles dans les différents ordres d’enseignement, la couverture en soins prénataux, la proportion d’enfants de moins de 5 ans dormant sous moustiquaire imprégnée d’insecticide. Il en est de même, de la proportion de cas de tuberculose détectés et soignés dans le cadre d’un traitement direct à court terme et sous observation et de la proportion de la population utilisant une source d’eau potable améliorée.
Au plan du développement des ressources humaines, les actions de mon gouvernement ont porté sur des interventions fortes dans le domaine de l’éducation et de la formation, la santé et la protection sociale. Dans le domaine de l’éducation et de la formation, outre les mesures de gratuité dans l’enseignement maternel, pour les filles et les garçons, la gratuité de l’enseignement secondaire pour les filles de la seconde en terminale, 12.000 enseignants sont en cours de recrutement au titre de l’année 2015 dont 6.750 pour les enseignements maternel et primaire, 4.866 pour le secondaire et 384 pour le supérieur. En vue de garantir « l’assurance qualité », des formations continues sont assurées à tous les ordres d’enseignement concomitamment à la revalorisation de leur traitement indiciaire. Cette « assurance qualité » pourrait être davantage renforcée si le dialogue Gouvernement – Centrales et Confédérations syndicales se poursuivait de manière harmonieuse. Nous devons être conscients de cette situation pour éviter à notre jeunesse une formation de faible qualité en raison des grèves prolongées dans le secteur public.
Au niveau de la santé, les efforts de mon gouvernement ont porté sur la poursuite des mesures de gratuité et la lutte contre les maladies prioritaires. Ainsi, à la mesure de gratuité de la césarienne, s’ajoute celle de la prise en charge des femmes enceintes et des enfants de 0 à 5 ans atteints de paludisme qui a permis à la date du 30 juin 2015 de prendre en charge 48 627 enfants et 7842 femmes. Ces efforts portent également sur la construction, la réhabilitation et l’équipement de centres de santé et d’hôpitaux sur toute l’étendue du territoire national permettant ainsi la mise en service de deux hôpitaux de zone, l’inauguration d’un l’hôpital départemental et la poursuite des travaux de construction ou de réhabilitation de trois autres hôpitaux de zone.
Pour accroitre la protection sociale et l’étendre aux couches les plus déshérités, le Régime d’Assurance Maladie est initié et mis en œuvre ; à ce titre, 35 mille acteurs des secteurs informels et agricoles dont 7427 indigents sont affiliés au RAMU. A cet égard, il convient de rappeler à votre aimable attention que la loi relative à cette importante intervention pour nos populations est en attente d’adoption par votre auguste Institution et je ne doute pas un seul instant de vos diligences habituelles. Concernant l’emploi, dans le cadre de la mise en œuvre des politiques actives du marché du travail, 5 750 jeunes ont bénéficié du Programme d’Appui à l’Emploi Salarié en 2015. En complément à cela, dix mille (10 000) nouveaux emplois sont créés dans le domaine des TIC et centres d’appel. Par ailleurs, la mise en place des Business Promotion Center (BPC) avec l’appui du PNUD se poursuit avec la construction des centres de Pobè, Bohicon et Kandi.
A toutes ces actions s’ajoute l’intermédiation entre l’offre et la demande d’emplois. Cette année, 63.800 chercheurs d’emplois ont été accueillis, 21.200 ont été orientés vers l’information crédible et 6.000 ont bénéficié d’un encadrement en Techniques de Recherche d’Emploi.
D’un autre côté, le Programme Spécial de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises et Petites et Moyennes Industries a permis :
• la mise en place de 30 unités de transformation des matières premières dans 26 communes au profit des groupements de femmes et de jeunes avec pour effet, la création de 200 emplois permanents et saisonniers ;
• l’appui en équipements de transformation des matières premières dans 05 filières à 200 groupements de femmes et de jeunes répartis dans 30 communes entrainant la création de 300 emplois permanents et saisonniers ;
Des efforts restent cependant à faire. C’est pour cela que le regard est déjà tourné vers l’après 2015 avec l’adhésion du Bénin aux Objectifs de Développement Durable (ODD) et la mise en place par mon Gouvernement d’un cadre d’élaboration de la stratégie nationale d’opérationnalisation des Objectifs de Développement Durable pour l’appropriation et l’alignement de nos politiques nationales et sectorielles sur les ODD.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Dans le domaine des infrastructures, comme vous le savez, l’énergie est pour le développement ce que le sang est pour le corps humain. Elle conditionne l’accès à l’eau, à la santé, à l’éducation, à l’emploi, à la sécurité, à l’amélioration des conditions de vie. Autrement, l’énergie est le facteur fondamental et préalable à toute croissance économique, sociale et à tout équilibre territorial.
En la matière, les actions du Gouvernement, notamment en 2015, visent à améliorer l’approvisionnement en énergie électrique, à étendre le réseau de transport et de distribution sur toute l’étendue du territoire national, et à mener une politique offensive dans le domaine de l’électrification rurale. Ainsi, pour doter le Bénin de grandes capacités de production d’énergie électrique, afin de soutenir le développement économique et industriel d’un Bénin émergent, le Gouvernement a négocié et signé des conventions de concessions pour plus de 700 MW et des accords d’achat d’électricité pour près de 200 MW. Pour le compte de l’année 2015, les travaux ont effectivement commencé pour une capacité totale de 272 MW toutes sources d’énergie confondues, contre des importations de 200MW du Nigeria et une promesse de 300MW additionnels, 50 MW du Ghana et 68 MW actuellement installés sur notre territoire. De plus les négociations sont en cours avec SINOHYDRO pour l’Aménagement Hydroélectrique du fleuve Ouémé précisément à Dogo Bis, à Béterou et à Vossa pour 200MW additionnels et le projet de 120MW thermique gaz sur financement de la BID. La stratégie du gouvernement est de jeter dès cette année, les bases pour atteindre une autosuffisance énergétique dans un horizon de trois ans. Au total, ce sont des investissements privés de plus d’un milliard de dollars US soit plus de 600 milliards F CFA qui seront investis les trois prochaines années. S’agissant de l’électrification des localités rurales et la densification des réseaux électriques dans les villes, les actions menées ont porté sur : l’achèvement des travaux d’électrification rurale du projet facilité énergie au niveau de 105 localités ; le démarrage des travaux de plusieurs tranches de projets d’électrification d’un total de 384 localités rurales sur plusieurs financements y compris celui du crédit suisse pour 300 localités dont la demande de ratification a été soumise à votre auguste Institution.
Il importe de signaler que nous avons fini avec l’électrification de tous les 77 chefs lieux de commune. Sur les 546 chefs lieux d’arrondissement, les actions sont en cours pour la couverture des 105 restants. Ces derniers seront pris en compte dans ce cadre du crédit Suisse d’un montant total de 250 millions de dollars US. Il est aussi important de souligner les engagements substantiels dans le secteur des Energies Renouvelables avec : le programme lumière pour tous ; le programme PRODERE de l’UEMOA pour 6 mini-centrales, 650 Lampadaires et 164 Kits solaires ; le programme national PROVES pour 15.000 Lampadaires et 105 mini-centrales et systèmes de pompage solaires ; le projet « américain » avec 1500 Lampadaires Solaires. Enfin, la reconnaissance de la justesse de notre vision et de notre stratégie énergétiques pour un Benin émergeant a conduit à la signature du second Compact du MCC pour 403 Millions de dollars US exclusivement consacrés au secteur de l’énergie électrique.
Au plan institutionnel, il faut noter la mise en place effective de l’Autorité de Régulation de l’Electricité et la nécessité de la rendre opérationnelle. Celle-ci est appelée à jouer un rôle primordial dans l’ouverture du secteur de l’énergie au secteur privé.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Dans le domaine des infrastructures routières, il n’est pas superflu de rappeler ici que la route du développement passe par le développement de la route. Conscient de cette réalité, le Gouvernement a fait de la construction et de la réalisation de nos routes, une de ses priorités majeures. Dans ce cadre, il est à signaler que sur la dernière décennie, un total de 1000 km linéaire, soit une moyenne de 100 Km par an ont été réalisés contre 1216 Km linéaire sur la période 1960-2006, soit une moyenne de 26,43 Km par an. Par ailleurs, face à la raréfaction des ressources traditionnellement mobilisées pour la construction de ce type d’infrastructure, mon gouvernement a opté à l’instar des autres pays de la sous-région, de recourir à des mécanismes innovants de financement mettant l’accent sur le Partenariat Public Privé. Dans ce cadre, un total de 2000 Km linéaires de route, d’un coût total de 1300 milliards de FCFA répartis sur toute l’étendue du territoire national sera lancé par mon gouvernement dans les prochains jours. Ces travaux vont se dérouler sur deux (02) à trois (03) ans. L’ère des grands travaux autoroutiers s’ouvrira bientôt pour le secteur privé par PPP, BOT, etc.
De même, le processus de modernisation du chemin de fer se poursuit avec la création à terme de la nouvelle société BENIRAIL, qui doit renforcer l’intégration de notre pays dans la sous-région.
Dans le domaine portuaire, les efforts de modernisation et de renforcement des capacités de notre port se poursuivent avec en perspective, la réfection du quai nord dans le cadre d’un partenariat public privé. Le sous-secteur du transport aérien a été marqué par la réhabilitation et le développement des infrastructures et des installations terminales de la plate-forme aéroportuaire de Cotonou, le vote du code de l’aviation civile et commerciale. Le chantier majeur de ce sous-secteur au cours des dernières années, est la construction et l’équipement partiel de l’Aéroport de Tourou avec l’appui du secteur bancaire. Toujours au titre des infrastructures, les Technologies de l’Information et de la Communication, bénéficient d’une attention soutenue notamment dans le cadre de l’utilisation de l’économie numérique comme levier de création d’emplois pour les jeunes.
Au total, le développement de l’énergie, de l’économie numérique et des infrastructures est une condition incontournable de promotion d’emplois. L’environnement économique ainsi présenté est renforcé par la mise en œuvre de la nouvelle politique agricole, un secteur dans lequel la filière coton, de par son importance pour l’économie béninoise continue de bénéficier d’une attention particulière dans le cadre d’une prise en charge à titre transitoire et spécial de la gestion des campagnes en attendant l’élaboration d’un nouvel accord cadre. Les différentes mesures prises ont permis de s’insérer dans une tendance haussière de la production de coton depuis 2011. Ainsi, d’une production de 190.000 tonnes en 2005, nous avons décliné à 137.000 tonnes en 2010 avant de remonter à 300.000 tonnes et près de 400.000 tonnes en 2014. Pour 2015, les estimations provisoires tablent sur une production d’environ 320.000 tonnes, marquant un repli par rapport à 2014 en raison des effets des changements climatiques.
Concomitamment, les autres filières prioritaires ont bénéficié d’appuis appréciables notamment le riz, le maïs, l’ananas, l’anacarde, les cultures maraîchères, le lait et la viande à travers divers programmes et projets. Qu’il s’agisse de production végétale, animale ou halieutique, des améliorations ont été enregistrées. Le secteur agricole constitue le premier réservoir d’emplois de notre pays ; plus de 60% des hommes actifs et 35,9% des actifs féminins réellement occupés exercent une profession agricole. Dans ce secteur aussi déterminant pour notre économie, il nous faut mettre l’accent sur la consolidation des avancées enregistrées dans la diversification des filières tout en organisant celles-ci sur la base d’un partenariat comprenant l’Etat, les producteurs, les micro-producteurs, le secteur privé et les partenaires au développement, intensifier la mécanisation encore embryonnaire et surtout poursuivre la réorganisation de la filière coton. Ce nouveau cadre est basé sur le renforcement de l’implication des producteurs et des autres acteurs marginalisés dans la prise de décisions ainsi que sur la restauration du rôle de l’Etat dans l’exercice de ses fonctions régaliennes.
Par ailleurs, la diversification de la base agricole et des filières devient une nécessité et les réformes sur le foncier, l’accès à l’eau, la mécanisation, le financement, les pistes rurales, les marchés locaux, nationaux et régionaux nécessitent incontestablement, la transformation de nos produits agricoles.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
L’ensemble des progrès économiques et sociaux réalisés ou à réaliser par notre économie, si nous n’y prenons garde, risque d’être annihilés par les dérèglements climatiques. Ils constituent aujourd’hui une préoccupation mondiale majeure et affectent surtout les populations qui subissent au jour le jour ses effets néfastes dans les domaines de l’agriculture, de la santé, de l’assainissement, bref dans l’ensemble des secteurs socio économiques. Aussi, au delà des mesures internes prises par mon gouvernement visant à restaurer le couvert végétal de notre pays, notamment à travers le projet « 10 millions d’âmes, 10 millions d’arbres » et le principe de subordonner tout projet d’infrastructure à la réalisation d’une étude d’impact environnemental, le Bénin a-t-il adopté à la 21ème Conférence des Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (COP21), l’accord dont les objectifs sont libellés comme suit : « contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, étant entendu que cela réduirait sensiblement les risques et les effets des changements climatiques ».
Dès lors, nous devons donc nous organiser pour traduire dans les faits concrets, c’est à dire à travers nos politiques, cet engagement souscrit au niveau mondial. Dans cette perspective, il nous faut renforcer le déploiement d’énergies renouvelables, réduire nos émissions de gaz à effet de serre, accroître nos efforts pour minimiser la vulnérabilité aux impacts des changements climatiques dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, des transports, sans oublier la gestion durable du littoral, etc.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
Au plan de la gouvernance diplomatique, le Bénin s’est illustré par de nombreuses actions qui confirment le rayonnement de sa politique extérieure et le dynamisme de sa diplomatie.
Après l’union Africaine dont il a assuré la présidence en exercice en 2012, et le bureau de coordination mondiale des PMA de 2012 à 2015, notre pays le Bénin continue de présider l’UEMOA et l’Autorité du Bassin du Niger. A Abuja le 17 décembre dernier, le Bénin a été honoré de se voir confier la présidence de la Commission de la CEDEAO de 2016 à 2018. Historique en son genre, cet événement mérite d’être signalé car depuis la création de cette institution d’intégration régionale il y a 40 ans, jamais notre pays n’a accédé à un niveau de responsabilité aussi élevé dans cette organisation. Par ailleurs, l’élargissement sans cesse croissant de notre réseau diplomatique qui s’est traduit par l’ouverture de plus d’une dizaine d’ambassades et de consulats généraux témoigne de l’excellente qualité de nos relations avec le reste du monde. De même, la présence dans notre pays d’un nombre impressionnant de représentations diplomatiques et consulaires en constante augmentation, démontre à suffisance le degré de confiance dont jouit notre pays auprès de ses partenaires au développement.
A cet égard, l’élévation par les plus hautes autorités Equato-guinéenne et gabonaise de leurs consulats généraux à Cotonou au rang d’ambassade est assez révélatrice de ce degré de confiance.
Enfin, la voix du Bénin n’a cessé de résonner haut et fort dans les enceintes internationales tant à l’Union Africaine qu’aux Nations-Unies ainsi qu’à l’occasion des rencontres bilatérales avec les principaux dirigeants de la planète. Au total, je puis vous dire, M. le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, que notre pays sur la scène internationale bénéficie d’une attention soutenue et jouit d’une grande considération que je nous invite à préserver à tout prix.

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
S’agissant de la gouvernance administrative, il ne serait pas inutile de rappeler que beaucoup d’actions ont été engagées pour faire de notre administration, une administration de développement. Mais je reste conscient, que l’atteinte de cet idéal, demeure toujours un défi que nous devons résolument chercher à relever.
Dans le domaine des médias, le défi le plus important reste le passage de l’analogique au numérique. Si notre pays, comme beaucoup d’autres en Afrique et dans le monde, a manqué le rendez vous du 17 juin 2015, mon gouvernement, poursuit les efforts, pour l’effectivité de cette révolution mondiale. Aussi, notre presse, véritable pouvoir doit-elle être un vecteur de développement et de consolidation de notre démocratie. C’est cet esprit de responsabilité qui va de pair avec l’exigence de dépénalisation. Sans abuser de votre temps précieux, mon message serait incomplet si je n’appelais votre attention sur le volet sécuritaire, qui revêt de nos jours, une dimension beaucoup plus régionale du fait de la mondialisation du crime et qui appelle de notre part la dynamisation de la coopération régionale en matière sécuritaire. Avant de mettre un terme à mon propos, je voudrais du fond du cœur vous réitérer mes remerciements pour le travail abattu en faveur du développement de notre pays. Que Dieu bénisse chacun et chacune de vous et vous comble de ses bienfaits. J’ai été particulièrement heureux de vivre cette expérience combien enrichissante à la tête de l’Etat. Elle m’aura permis de mutualiser, de mettre en synergie les actions de l’exécutif et du législatif au profit du bien-être du Peuple béninois. J’ai beaucoup appris des députés toute mandature confondue. Certes, c’est mon dernier message devant vous, mais je suis certain, que j’aurai l’opportunité de rencontrer chacun de vous. Nous travaillerons encore ensemble où que je sois, pour le bien de notre patrie commune. L’année 2016 sera marquée par une consultation électorale majeure dans notre pays, celle du choix du prochain Président de la République. Je souhaite qu’elle se déroule dans la paix et la transparence et que nous en fassions un moment de fête et de consolidation de notre démocratie ; car une fois de plus, la règle d’or de l’alternance au sommet de l’Etat prévue par la constitution sera respectée, confortant ainsi notre démocratie. Œuvrons pour l’union sacrée de notre Peuple pour régler dans la sérénité les défis auxquels fait face notre pays le Bénin, un don de DIEU, que nous avons le devoir d’entretenir et de transmettre plus beau, plus uni et plus prospère que nous l’avons reçu aux générations futures. Bon vent dans vos fonctions !

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés,
En cette veille du nouvel an, je souhaite au Peuple béninois, aux honorables députés ainsi qu’à nos partenaires et amis une excellente année 2016.
Que Dieu bénisse le Bénin, notre patrie commune !
Vive la République !
Je vous remercie.

29-12-2015, La rédaction


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