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Editorial : Le folklore de la Jif

Chaque année, elles sont fidèles au rendez-vous. L’édition 2016 de la Journée internationale de la femme n’a pas dérogé à cette tradition. Même le scrutin présidentiel qui a tenu le haut du pavé en ce mois de mars n’a pas émoussé l’ardeur de ces femmes, abonnées aux ripailles, à se mettre en vedette. A peine la page de la désignation du nouveau chef de l’Etat tournée que les femmes spécialistes des festivités ont repris du boulot. Peu importe que les dates des diverses manifestations officielles aient été repoussées de plusieurs semaines. Du moment où il y a à boire et à manger et que la musique se joue à fond, la journée internationale de la femme prend tout son sens au Bénin.
Aux Nations-Unies où la date du 8 mars a été retenue en mémoire des combats menés par des pionnières pour l’émancipation de la gent féminine, la célébration n’a duré que 30 petites minutes. Mais au Bénin, elle continue de s’étendre sur des semaines voire des mois comme c’est le cas chaque année. On en fait un événement clé au point où c’est considéré comme un crime dans les ministères et offices d’Etat de passer sous silence la commémoration de cette journée. Dans les divers programmes des manifestations, point de place pour la réflexion. Alors que ces occasions sont propices pour faire le point des actions menées en faveur de la promotion de la femme depuis l’édition précédente et évaluer le chemin à parcourir pour atteindre un résultat acceptable.
Hélas, les communications qui doivent servir de base aux discussions utiles sont expédiées et cèdent la place aux réjouissances. L’essentiel pour les femmes, c’est de se pavaner dans le tissu imprimé à l’occasion et d’effectuer des pas de danse sous les clameurs de leurs congénères. Si l’instant d’après, de retour à leur domicile, elles font face aux violences conjugales, ce n’est pas bien grave, la Jif aura vécu. Que des femmes continuent de s’exposer aux risques des maternités rapprochées n’est pas leur problème, que certaines soient encore victimes des mutilations génitales, que le harcèlement sexuel soit devenu la mode dans les écoles et les administrations, ce n’est pas encore grave. Si en cette journée, on peut se contenter de manger, de danser et de boire, la vie peut continuer.
Cette attitude déplorable observée dans les rangs des femmes est un frein à leur propre épanouissement. C’est à elles qu’il revient de prendre conscience de leur statut au sein de la société, elles qui continuent de payer le prix des pesanteurs sociologiques. C’est en se serrant les coudes, en initiant des activités de promotion de leurs paires en complicité avec des hommes de bonne volonté que leur situation pourra connaître une nette amélioration. Les réjouissances, si elles sont utiles, ne peuvent pas constituer le plat de résistance de la Journée internationale de la femme. La rupture qui prône la compétence et le sens des valeurs ne peut laisser une telle aberration se perpétuer. Il faut arrêter ça, ici et maintenant. La femme mérite mieux, beaucoup mieux.

5-04-2016, Moïse DOSSOUMOU


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