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Entretien avec la Pdte de la Plateforme des Osc pour des élections libres et pacifiques Les vérités de Fatoumatou Batoko aux prétendants à la Marina

Présidente du conseil d’administration de West Africa network for peace building (Wanep-Bénin) et Représentante nationale de Hunger free world-Bénin, Fatoumatou Zossou Batoko expose à travers cet entretien les actions de la Plateforme pour une élection présidentielle transparente et apaisée. Aussi, s’est-elle prononcée sur la corruption électorale et les priorités qui doivent être celles du prochain locataire de la Marina. Et à tout point de vue, l’éducation est pour Fatoumatou Zossou Batoko, à la base de tout développement et devrait donc être la priorité de tout régime gouvernemental.

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Qu’est-ce qui vous a amenée dans le militantisme social ?
Je dois dire que c’est naturellement que je me suis retrouvée dans le militantisme social. Depuis que j’étais toute petite, je militais déjà dans des mouvements. Déjà au cours primaire, j’ai été scout, j’ai travaillé dans des coopératives de jeunesse, j’ai joué dans les équipes de basket et de handball quand j’étais au collège. Une fois à l’université, j’ai adhéré à la Jeune chambre internationale (Jci), j’ai coordonné des mouvements de jeunesse dont celui de Youth Endig Hunger (un mouvement japonais). Bref, j’ai un penchant naturel à travailler avec du monde pour le bien-être de tous et j’ai acquis beaucoup d’expériences à travers ces parcours.
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Vous êtes la présidente de l’Ong Hunger free world. Pouvez-vous nous parler de vos actions dans le cadre des activités de cette organisation au Bénin ?
J’en suis en fait la représentante au Bénin. Hunger free world (Hfw) est une Ong japonaise qui a des bureaux dans plusieurs pays du monde tels que le Bénin, l’Ouganda, le Burkina, le Bangladesh, Haïti… Son siège se trouve à Tokyo. L’objectif visé par Hfw est un monde libéré de la faim, tel que son nom l’indique en français. Ce qu’il faut comprendre par hunger qui veut dire la faim, c’est beaucoup plus que le manger. Quand on n’a pas accès à l’éducation, c’est une faim, quand on n’a pas accès à la santé c’est une faim, quand on n’a pas le droit de s’exprimer, de dire ce qu’on pense… c’est une faim. C’est vrai que nos actions concernent en majorité la sécurité alimentaire, mais pour ce que nous faisons au Bénin, c’est ensemble avec la population de notre zone d’intervention que nous réglons les problèmes que nous avons identifiés. Au départ, nous avons effectué une enquête de base avec les populations. Ainsi, des problèmes ont été mis en exergue et on a demandé aux populations quel sera leur apport pour résoudre ces problèmes. Notre organisation apporte ce que les populations ne peuvent pas apporter. En terme d’infrastructures par exemple, quand il s’est agi de construire des maternités, écoles ou autres, souvent, elles nous cèdent gracieusement la terre, l’eau, elles font le remblai. Suite à ces apports, Hunger free world donne les matériaux de construction qu’ils ne peuvent pas acheter…Bref, tout ce qu’il manque pour achever la construction. Nous avons des projets d’alphabétisation, de nutrition des enfants, d’éveil des consciences. Dans le projet d’éveil des consciences, il est question de renforcer les capacités et les connaissances des populations sur leurs droits et devoirs. Nous renforçons leurs connaissances sur l’importance du travail en équipe, sur l’importance de se prendre en charge. On leur apprend à régler leurs problèmes eux-mêmes car, personne ne viendra d’ailleurs le faire à leur place. C’est lorsqu’on commence soi même qu’on demande des coups de mains pour atteindre les résultats fixés. Nous intervenons aussi dans le plaidoyer. Nous aidons les populations à faire des plaidoyers envers les autorités locales pour avoir accès à la terre. Pour promouvoir la sécurité alimentaire, il faut encourager l’agriculture. Mais, il n’y a pas beaucoup d’espaces dans notre zone d’intervention. Nous faisons en sorte que ceux qui n’ont pas de terres deviennent aussi propriétaires et que les propriétaires terriens ne se plaignent pas. Nos agents sont formés en langue fon afin de faciliter la compréhension. Ils passent donc dans les maisons, organisent des séances publiques et suivent le projet de nutrition au niveau de chaque ménage pour être sûrs que le message passe et que les conseils sont mis en application. Ces animateurs font aussi la pesée des enfants pour suivre leur développement dans les conditions sanitaires normales.

Hunger free world arrive-t-il à couvrir tout le Bénin ?
Non, Zè, notamment Dodji Bata, est notre première zone d’intervention depuis 10 ans. Nous sommes en train de demander encore quelques années afin d’assurer la durabilité des projets qu’on a mis en place. Ce n’est qu’après cela que nous allons chercher une autre zone d’intervention.

Nous avons constaté que l’Ong agit sans une certaine visibilité. Pourquoi cela ?
C’est vrai, nous ne communiquons pas. Et même quand nous prenons des consultants, ils nous reprochent essentiellement le manque de communication. Ils estiment que ce que nous faisons est très concret et qu’il faut le partager. Nous en avons déjà parlé auprès de notre bureau au Japon et nous pensons à des stratégies pour la communication. Sinon, les gens connaissent plus Hunger free world-Bénin au Japon qu’au Bénin.

Vous êtes aussi la présidente de la Plateforme pour des élections pacifiques. Que faites vous pour que tout se déroule bien lors de la prochaine élection présidentielle ?
D’abord, nous avons renforcé notre Plateforme avec l’appui du Pnud et de la Coopération Suisse. La majorité des Organisations de la société civile ne sont plus allée aux observations des élections en rangs dispersés depuis les communales dernières. Cette Plateforme va continuer par fonctionner pour l’élection présidentielle avec l’appui de Osiwa (Open Society Initiative for West Africa) et l’Union européenne qui a décidé de renforcer ce que nous avions fait avec les autres partenaires. Bien sûr que l’appui des premiers partenaires continue. Nous allons donc utiliser l’outil que nous avons expérimenté avec les élections législatives et communales. Il s’agit d’un outil qui a trois chambres : les ‘’observateurs’’ qui sont sur le terrain pour collecter les difficultés identifiées à travers un logiciel installé sur leurs portables. Dès qu’ils découvrent un problème sur le terrain, ils l’annoncent sur un plateau technique. Le technicien l’envoie à la chambre des ‘’analystes’’ qui verront par quels moyens il faut résoudre le problème puis l’envoient à la 3ème chambre qui est composée de ‘’personnalités’’. Celles-ci auront pour rôle de trouver les solutions adéquates. Nous allons donc continuer l’observation active au cours de l’élection présidentielle. Donc, nous allons faire une observation active : identification du problème, alerte et en même temps des solutions. En Afrique, les élections sont une grosse source d’instabilité et si on fait en sorte que les problèmes soient résolus, c’est que nous sommes en train d’atténuer les sources de crises.

La société civile a baissé les bras par rapport à la veille citoyenne ces dernières années. Pourquoi cela ?
La société civile n’a pas baissé les bras. Qu’est-ce qui vous le fait dire ? Je voudrais vous rappeler que la société civile a plusieurs rôles. Elle lève le ton à l’endroit de l’Etat quand ça ne va pas, soulage l’Etat dans ses devoirs et est également partenaire. Mais la compréhension qui est largement répandue est que la société civile doit toujours engager le bras de fer vis-à-vis de l’Etat. Et quand elle ne le fait pas, on dit qu’elle a baissé les bras. Mais nous travaillons, et en ce moment avec le Cos-Lepi, la Cena, et même avec des démembrements de l’Etat, et nous aidons à régler beaucoup de problèmes.

Peu de femmes s’annoncent pour l’élection présidentielle. Pensez-vous que la magistrature suprême n’est pas faite pour la femme béninoise ?
Ce n’est écrit nulle part que la magistrature suprême n’est pas faite pour les femmes. Nous avons des femmes capables de briguer la magistrature suprême, mais elles se mettent elles-mêmes des barrières. La femme, naturellement n’aime pas prendre des défis, elle se contient. Il faut d’abord que nous les femmes, nous nous donnons confiance et sachons que ce sont des responsabilités qu’on peut prendre et bien assurer. C’est le travail à faire. Si une femme décide d’aller aux élections et qu’elle se donne les moyens avec les stratégies qu’il faut, elle va y arriver.

Nous avons vu des femmes courageuses qui ont voulu diriger le pays, mais leur rêve s’est estompé. Comment expliquez-vous cela ?
Ces femmes ne sont pas nombreuses, malheureusement. C’est peut-être quelque chose qui a manqué dans la préparation, dans la communication. Parce que quand une femme décide de briguer la magistrature suprême dans un environnement où les femmes se mettent des barrières, les résultats ne peuvent qu’être négatifs. Il s’agit ici de convaincre la masse qu’on en est capable. C’est justement parce que nous nous mettons des barrières que nous n’avons pas encouragé celles qui ont fait le pas en avant. Moi, je ne condamne pas les hommes. Parce que quand la femme montre son ambition et elle se donne les moyens, les hommes peuvent bien l’accompagner.

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Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire pour que les femmes s’intéressent davantage à la politique ?
Ce n’est pas facile d’aborder le sujet de cette manière-là. Il s’agit d’abord d’étudier le réel problème, de se demander pourquoi les femmes se mettent des barrières. Et quand le problème sera cerné, les solutions seront trouvées.

Dans la société actuelle, beaucoup pensent que la femme représente une louve pour son semblable. Est-ce que vous épousez ces propos ?
L’Homme, je dis l’être humain, peut être un loup pour son prochain et peut aussi être un messie. Ce n’est pas une caractéristique des femmes. C’est plutôt l’être humain qui est comme ça. Quand vous savez ce qui se passe entre les hommes, c’est même encore plus destructeur. La guerre que se livrent les hommes dans ces circonstances est inimaginable. Ce n’est pas seulement entre les femmes. C’est la nature de l’homme qui est comme cela. Et ce n’est pas parce que les femmes sont des louves pour les femmes, qu’elles n’aspirent pas à la fonction suprême. Je ne le pense pas. Certes, il faut renforcer la solidarité entre les femmes. Au-delà, ce n’est pas parce que les femmes sont des louves pour les femmes, mais c’est parce qu’elles manquent de confiance. Il faut donner de la confiance aux femmes. Il faut qu’elles sachent qu’elles ont du talent et qu’elles en sont capables. Aucun travail n’est fait exclusivement pour une femme ni pour un homme. Tout ce qu’un homme peut faire, la femme doit pouvoir le faire.

Les femmes se mettent des barrières, mais lorsqu’il s’agit des meetings politiques, elles sont plus nombreuses. Ce qui fait parfois qu’elles fléchissent facilement au pouvoir de l’argent. Qu’avez-vous à dire à leur endroit afin qu’elles opèrent un choix objectif et non celui de l’argent ?
Je ne pense pas que le conseil que j’ai à donner à ces femmes puisse porter. Mais, c’est qu’il y a un travail réel de conscientisation et de sensibilisation à faire. Il faut beaucoup sensibiliser les femmes. Et notre Plateforme l’a fait au cours des élections législatives et communales. Mais comment l’avons-nous fait ? Avec qui l’avons-nous fait ? Avec quelle proportion de femmes l’avons-nous fait ? Et tout cela nécessite des moyens. On n’a pas les moyens qui incluent la stratégie, l’énergie, le temps qu’on y met, les ressources humaines. Il ne s’agit pas d’attendre les élections avant de parler de la corruption électorale. C’est de continuer à en parler. Tous les partenaires avec qui nous avons travaillé, notamment les journalistes, les forces armées, les policiers et même les femmes, ont été entretenus sur cet aspect-là, en leur demandant de continuer la sensibilisation, même après les élections. Et leur montrer comment la corruption empêche en réalité le développement humain. En revenant sur ces aspects, c’est progressivement que nous allons commencer à nous comporter autrement. Et quand nous allons le faire aussi dans les écoles, les enfants, en grandissant, ne répéteront pas les erreurs de leurs aînés. Progressivement, la société va s’améliorer. Les comportements vont changer au fil du temps.

Pensez-vous qu’il y aura un changement positif dans les 10 prochaines années, quand on sait que ceux qui sont aujourd’hui au devant de la scène sont des repères pour la jeunesse ?
Ceux qui sont au devant de la scène ne le seront pas éternellement. Ils vont quitter et laisser la place à d’autres citoyens. Et c’est justement sur ces derniers qu’il faut commencer par travailler maintenant. On doit commencer à travailler sur cette génération montante pour qu’elle n’ait pas les mêmes pas de danse que ceux qui sont là aujourd’hui. Parce que ces pas de danse sont en décadence avec le développement humain durable et les réalités mondiales aujourd’hui. Quand vous voyagez, ne voyez- vous pas les grands pas que les pays font ? Quand je vais au Ghana, je me perds toujours, parce qu’en deux ou trois mois, le même endroit a changé de visage. Ça bouge. Quand vous allez à Dakar, ça bouge. A Abidjan et même au Togo à côté, ça bouge aussi. Mais pourquoi pas chez nous ? Ne sommes-nous pas aussi intelligents ? Quels problèmes avons-nous et des gens dans cette situation trouvent leur chemin. Tout leur plan se résume à comment aller de l’avant. Et nous autres, nous sommes là. Je crois que ça va changer. Et si ça change, c’est bon pour nous tous. C’est bien pour tous. Seul, on n’est jamais heureux. La paix individuelle découle de la paix collective. Et il en est de même pour la richesse. Chacun sur cette terre a un rôle important à jouer. Quand un des maillons est faible dans la chaîne, c’est toute la chaîne qui s’affaiblit. Si ceux qui se croient riches aujourd’hui font en sorte que les autres maillons de la chaîne soient forts, ils seront plus forts qu’ils ne le sont aujourd’hui.

Vous évoquez la question de la pauvreté. Pourriez-vous nous dire si la pauvreté sévit aussi ailleurs au point d’entraîner des actes de corruption lors des élections ?
Quand vous parlez de corruption électorale, n’est-ce pas l’argent et la nourriture qu’on donne ? Mais combien en donne-t-on ? C’est en réalité des miettes ! Qu’est-ce que cela peut résoudre comme problème ? En fait, est-ce en réalité la pauvreté la cause de ces actes ? Je ne crois pas. Le problème est plutôt ailleurs, et il faut chercher la réponse.

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Dites-nous madame, quel est selon vous le profil du prochain Président de la République ?
Je voudrais d’abord partager ma conviction que le dirigeant qui éprouve de la compassion, qui se met à la place de ses concitoyens et qui ressent ce qu’ils vivent peut faire de grands pas en avant pour le progrès social. Et le progrès social et intimement lié à tous les autres progrès. Le peuple béninois choisit son président en espérant que ce dernier a le profil souhaité. Malheureusement, on ne peut connaître un homme. Et c’est justement pour cela qu’on a pensé à la possibilité de voir tel ou tel autre à l’œuvre pour nous sortir de l’ornière. Mais à la fin, on constate souvent le contraire. Nous sommes allés de profil en profil mais jusque-là, ce n’est pas encore ça. Plutôt que de parler de profil, je souhaiterais que le Bénin se dote d’une feuille de route pour savoir où nous allons d’ici un certain nombre d’années. Il faut tracer un plan avant de voir parmi les candidats, lequel peut nous y conduire. C’est ainsi que je pense le développement et je crois que c’est en faisant cela que nous pouvons retrouver notre chemin. Il faut évaluer les différents secteurs pour envisager des solutions avant de désigner la personne capable de nous aider à mobiliser les moyens qu’il faut. Ainsi, à chaque étape, on évalue. Vous pouvez me dire que je rêve. Mais, ce n’est pas aujourd’hui. Chacun protège en réalité ses arrières. Pour être franche, ce que nous voyons ne nous rassure pas. Comment les jeunes voient les choses, les pensent et réfléchissent. D’abord, le sens de la responsabilité, du devoir n’est pas encore ancré en eux. Et moi je leur dis, l’avenir sera plus dur et vous ne vous donnez pas les moyens pour l’affronter. Les jeunes aujourd’hui regardent beaucoup plus ceux qui sont devant. J’en connais mais pas nombreux qui puissent s’offrir un lendemain meilleur. Mais quand vous prenez la majorité, nous ne leur avons pas donné la connaissance et l’exemple qu’il faut pour affronter le futur. C’est notre responsabilité. Cependant, ça peut être rattrapé. Parce qu’en leur sein, il y en a encore qui disposent des valeurs. Il faut donc les amener à se mettre ensemble et à s’approprier ces valeurs. Et c’est ce que nous faisons avec la jeunesse que nous avons ici. Nous les amenons à faire des recherches sur les valeurs clés telles que la discipline, le volontariat, le bénévolat et eux en retour, ils vont partager cela avec leurs pairs. Nous avons l’obligation de transmettre ces valeurs avant de quitter cette terre.

Pour vous, quelles doivent être les priorités du prochain président pour un Bénin prospère ?
Beaucoup de choses, et en premier, travailler sur la jeunesse, qui est un grand réservoir de ressources. Pour être franche, ce que nous voyons ne nous rassure pas chez les jeunes. Le sens de la responsabilité, la citoyenneté, l’esprit de sacrifice, la solidarité, le sens du devoir ne sont pas encore ancrés en la majorité des jeunes. Mon Ong supervise un mouvement de jeunesse et je puis vous dire que ce n’est pas facile. Mais c’est notre responsabilité à tous et surtout celle de l’Etat de faire en sorte d’avoir une génération montante capable d’affronter les défis et d’avoir à cœur d’assurer le bien être commun. Ensuite, il faut travailler sur les femmes. C’est la qualité des hommes qui détermine la qualité des résultats. Nous devons faire en sorte d’avoir des ressources humaines de qualité. Il faut mettre l’accent sur l’homme. Il faut l’amener à travailler pour le développement. Il faut qu’il sache qu’il y a meilleur que sa situation actuelle. Quand on ne prend pas conscience du mal dont on souffre il est difficile d’envisager des solutions. Un pays ne peut se développer si ses citoyens ne savent pas lire et écrire dans leur langue. Donc promouvoir l’alphabétisation serait salutaire. Pour moi, c’est l’essentiel. Le reste viendra. Quand le Béninois sera bien éduqué, quand il aura l’éducation appropriée, il comprendra qu’il y a meilleur que sa situation actuelle et qu’il faut travailler au changement positif. En effet, quand on ne prend pas conscience du mal dont on souffre, il est difficile d’envisager des solutions. De même, quand l’être humain comprendra qu’il faut travailler à beaucoup de choses, il saura qu’il ne faut pas attendre l’Etat pour résoudre tous ses problèmes.

Votre mot de la fin ?
Je vous remercie de m’avoir identifiée comme personne ressource pour m’écouter. Et je voudrais vous dire que vous faites du bon travail, et que tout ce que nous avons dit ici ne peut se réaliser sans vous. Vous êtes une pièce maîtresse, parce que votre profession vous met en contact avec la grande majorité. Et si vous pouvez faire vôtre tout ce qu’on aura dit et en parler autour de vous plusieurs fois, vous aurez accompli un excellent travail. N’attendez pas les élections pour en parler.
Propos recueillis par Angelo DOSSOUMOU et Félicienne HOUESSOU

4-12-2015, Angelo DOSSOUMOU


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