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Eviction des membres du Cos par la Cour constitutionnelle : Le Cos-Lépi pris à son propre piège

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« Le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée installé le 26 août 2015 doit se retirer impérativement et immédiatement du processus de production et de distribution des cartes d’électeurs…. Le Centre national de traitement prend le relai jusqu’à l’installation de l’Agence nationale de traitement…. ». C’est la substance de la décision rendue vendredi dernier par la Cour constitutionnelle. Augustin Ahouanvoèbla et ses collaborateurs sont ainsi dessaisis officiellement de leurs missions, alors qu’ils jouaient aux prolongations depuis le 31 janvier dernier. En effet, au terme des dispositions du code électoral, le mandat du Cos-Lépi prend fin le 31 janvier. Et dans l’ordre normal des choses, les membres de l’actuelle mandature remerciée par les sept sages auraient dû présenter leur démission depuis le 31 janvier dernier.
La mission principale du Cos qui consiste en l’actualisation et la publication de la liste électorale était remplie depuis le 29 décembre dernier. En conséquence, l’équipe conduite par Augustin Ahouanvoèbla avait déjà rempli son contrat avec le peuple béninois. Les travaux non moins importants liés à la production et à la distribution des cartes d’électeurs pouvaient être exécutés par le Centre national de traitement ainsi que l’a décidé la Haute juridiction. Les membres du Cos auraient pu, pour une fois, sortir par la grande porte, d’autant plus qu’ils n’avaient plus rien à prouver au peuple béninois. Mais, ils ont voulu rester en place jusqu’à la distribution des nouvelles cartes d’électeurs. Fort heureusement, le juge constitutionnel veillait au grain. Comme ce fut le cas avec l’équipe de Sacca Lafia, celle de Augsutin Ahouanvoèbla vient d’être remerciée.
Cette décision relance le débat sur la pertinence de la forte présence politicienne au sein du Cos. Sur 11 membres, ils sont 9 à provenir de l’Assemblée nationale. Les deux autres membres issus de l’administration sont le Directeur national de l’état civil et le Directeur général de la statistique et de l’analyse économique. Curieusement, le Cos qui est censé être un organe technique est envahi par les hommes politiques. C’est donc normal qu’ils subissent tous le même sort. Même au temps de la Commission politique de supervision (Cps) de la Lépi, ce fut la même rengaine. Epiphane Quenum et Nassirou Arifari Bako ont fait étalage de la même propension à s’occuper de la politique plutôt que des aspects techniques de la mission à eux confiée.
L’éviction des membres du Cos interpelle l’opinion et l’ensemble des décideurs. La leçon principale à tirer de ces expériences est qu’il faut revoir la composition du Cos. D’ailleurs, ils ont assez démontré qu’ils sont plus au poste pour jouer que pour travailler. La preuve, par deux fois déjà, la Haute juridiction a dû faire appel au Cnt. Malheureusement, à chaque fois, ils ont déjà passé tous les marchés et gagné leur combat le plus important. Alors, si rien ne se décide véritablement pour ne plus envoyer les hommes politiques au Cos-Lépi, les mêmes causes produiront toujours les mêmes effets. Les politiques ont définitivement montré leurs limites. Pourquoi ne pas faire confiance aux techniciens et corriger une fois pour toute, cette grave erreur dans la composition de l’institution ?

15-02-2016, Moïse DOSSOUMOU


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