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« Il ne serait pas surprenant que des têtes tombent », dixit Me Alao

L’affaire Ajavon aura permis de prouver une fois encore la qualité de la justice béninoise. Me Sadikou Alao et Me Raphael Ahouandogbo, tous deux invités hier sur Soleil Fm, approuvent le verdict du procès ayant connu la comparution des mis en cause dans l’affaire Ajavon puis leur libération au bénéfice du doute. Pour Me Raphael Ahouandogbo, c’est la preuve de la capacité de la justice béninoise à se mettre au-dessus de la mêlée. « La justice de notre pays nous a rendu fiers. En dehors de quelques brebis galeuses, je pense que nous pouvons continuer à faire confiance à notre justice », a-t-il souligné. Mais pour Me Sadikou Alao, c’est une décision qui bien que salutaire, ne lave pas totalement l’honneur de Sébastien Ajavon. Puisque, selon lui, le doute salit plus qu’il ne blanchit. « Le juge a bien fait son travail même s’il a rendu une décision a minima. Il a posé des questions pertinentes. C’est une décision qui arrange tout le monde. Nous devons renforcer notre justice. Elle peut être de meilleure qualité que la justice internationale », déclare Me Sadikou Alao.

Une main invisible ?
Me Sadikou Alao redoute la responsabilité de l’Etat dans cette tumultueuse affaire. Il s’appesantit sur le fait que l’information ayant déclenché la procédure judiciaire parvienne des services de renseignements, et donc de la Présidence de la République. « L’Etat ne devrait pas être le point de départ de cette affaire. Le service spécialisé de la lutte contre la drogue n’est pas impliqué. Il serait surprenant que le Directeur des services de renseignements n’ait pas informé le Président. S’il avait choisir d’agir seul, il ne serait pas non plus surprenant que des têtes tombent », a-t-il fait remarquer. Mieux, pour ce dernier, les services de renseignements informent les services opérationnels mais ne désignent pas qui va opérer. Mais contrairement à son confrère, Me Raphael Ahouandogbo salue la discrétion du Chef de l’Etat, Patrice Talon et de ses collaborateurs et tente de démontrer la non implication de l’Etat dans cette affaire. « Je ne crois pas qu’il y ait la main invisible de Patrice Talon. Le Directeur du service de renseignements, quand il a un acte à poser, dispose d’une autonomie d’appréciation et de réflexion », dit-il.

L’image du Port entachée
Dans tous les cas, c’est l’image du Bénin et du Port Autonome de Cotonou qui pourrait être entachée à l’international. Pour Me Sadikou Alao, cette affaire pourrait faire croire aux partenaires que le Port autonome de Cotonou est une plateforme où « on peut trafiquer facilement les conteneurs et sauter les plombs ». Ce qui ne donne pas, dit-il, une bonne réputation avec les difficultés que connait le secteur. Et si réparation il doit y en avoir, Me Alao propose des pistes susceptibles d’aller plus loin dans cette affaire. Les actions pourraient venir du représentant de l’armateur qui s’est porté partie civile de Sébastien Ajavon relâché au bénéfice du doute, mais qui pourrait poursuivre en dénonciation calomnieuse, ou de tout citoyen qui peut se plaindre au nom du Bénin dont on a terni l’image. Et dans ce cas, la Cour Constitutionnelle pourrait être saisie.

« Le Pag est maladroitement ambitieux »
Au détour de leur appréciation des faits et de la procédure dans l’affaire Ajavon, les invités de Soleil Fm se sont prononcés sur le Programme d’actions du Gouvernement. Me Sadikou Alao trouve que le Gouvernement aurait dû procéder à la consultation de quelques experts pour tenir compte de certaines réalités. « Le pays va mal. La crise est terrible. Le Programme d’actions est maladroitement ambitieux. On fait miroiter des rêves qui peuvent faire aboutir à des révoltes. Il faut réunir les sachant pour mieux appréhender la situation », a déclaré Me Alao. Par contre Me Raphael Ahouandogbo garde quant à lui « espoir ».
Fulbert ADJIMEHOSSOU

7-11-2016, La rédaction


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