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Le scrutin du défi de l’unité nationale qui place ABT au cœur des jeux d’alliance

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C’est un secret de polichinelle. Le compte à rebours du second tour de la présidentielle de 2016 a commencé. Tous les regards étaient tournés vers la Commission électorale nationale autonome (CENA), dont c’est la prérogative de rendre publiques les grandes tendances, celles en effet sur la base desquelles la Cour constitutionnelle, après avoir statué, procédera à la proclamation des résultats provisoires puis définitifs. C’est chose faite et dans les états-majors, les tractations vont bon train. Mais un constat s’impose.
C’est qu’il y a indubitablement un carré d’as dont dépend le sort du fauteuil présidentiel pour les cinq prochaines années. Ainsi, qu’on le veuille ou non, et en dépit de leur caractère généralement partisan, souvent contradictoire et même tendancieux, les grandes tendances dévoilées, confortent les chiffres avancés çà et là dans l’opinion et sur les réseaux sociaux et révèlent ce faisant l’impossibilité d’un Knock Out (KO), et donc l’inéluctabilité d’un second tour. Le constat ainsi fait, met en lumière, une fois encore et avec plus d’acuité, la problématique des enjeux et défis que doit maîtriser et relever le prochain locataire de la Marina.
Si donc il est bon de savoir quels sont ces enjeux et défis, il est encore plus impérieux de s’attarder sur ce qui, de ce point de vue, apparaît comme le fil rouge du second tour, c’est-à-dire la question de l’unité nationale. L’unité nationale, en effet. N’est-ce pas elle la pierre d’angle de notre souveraineté et du label Bénin ? N’est-ce pas elle encore qui fait l’objet de tous les assauts politiciens depuis notre accession dans le concert des nations ? N’est-ce pas elle enfin qui a été mise à rude épreuve au cours de cette dernière décennie et davantage pendant la campagne électorale du premier tour ?
Quand on a fait le serment ou le vœu de prendre sur ses épaules l’héritage de toutes ces années de vie politique nationale souvent mouvementée, parfois périlleuse, on ne peut rester indifférent ou sourd à cette valeur cardinale qui a toujours fait la force et le génie de la démocratie béninoise. Et c’est là qu’à notre sens se joue le destin des quatre premiers candidats qui se dégagent des urnes. Il serait hasardeux et suicidaire pour la République que, par le jeu des alliances qui ont déjà commencé au sein et entre les différents états-majors, soit mis de côté le socle même des acquis à sauvegarder pour la postérité, à savoir l’unité nationale ou l’élan qui cimente le Bénin tout entier, du Nord au Sud.
Que les professions de foi sur les enjeux et défis économiques n’aient de sens que dans un contexte politique où se trouve garantie la paix à travers le pacte national tacite de la chaîne de solidarité et de confiance entre tous les enfants de ce pays, quelles que soient leurs régions de provenance ou leurs confessions religieuses, etc., c’est ce qui nous apparaît comme une évidence, c’est-à-dire une urgence et un impératif pour le prochain président de la République, qui doit éviter de donner raison aux sirènes de la sécession, des divisions et des discriminations de toutes sortes au sein du corps politique national, en le garantissant déjà dans le jeu des alliances pour le second tour. En un mot, le jeu des alliances, pour une fois dans l’histoire politique de notre pays, va devoir sortir du schéma classique où le troisième larron est courtisé, pour emprunter le chemin d’une vraie construction nationale qui tient compte des forces régionales politiquement éprouvées. Et lorsque l’expérience des affaires d’Etat s’y ajoute, l’évidence crève l’œil.
C’est donc peu dire que, devant le caractère hétéroclite des échafaudages politiques en présence, l’alliance ABT est de loin un pilier rassurant et incontournable, si tant est que nous sommes préoccupés par l’unité nationale, qui ne saurait être un vain mot. A partir de cet instant, les jeux d’alliance des heures et jours à venir ne doivent, en aucun cas, se ramener à des marchandages politiques fondés sur des intérêts particuliers, égoïstes ou de clans, mais à un sens élevé de la République et de l’Etat, ainsi qu’à une plus grande responsabilité envers la Nation béninoise toute entière.

9-03-2016, La rédaction


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