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Malgré la permanence de la Cena et la Lépi : les élections coûtent encore trop chers

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Les élections au Bénin ont de tout temps fait saigner les caisses de l’Etat, et parfois soulevé de vives polémiques. La Liste électorale permanente informatisée (Lépi) a été annoncée comme un outil qui devrait aider à conjurer le mal. Aussi, avec l’institutionnalisation de la Commission électorale nationale autonome (Cena), des spécialistes ont fait croire que l’Etat ferait des économies en la matière. A la vérité, le Bénin n’a pas progressé en matière de réduction du coût des élections. Au contraire, la situation s’est plutôt empirée. Le Cos-Lépi est devenu une institution budgétivore et pour chaque opération d’actualisation de la liste électorale, le trésor public paie un lourd tribut. Pour le compte du budget 2017, la Cena réclame 14 milliards pour l’organisation d’un éventuel référendum, 2 milliards pour la reprise des élections locales dans certains arrondissements, 1,9 milliard comme budget de fonctionnement. Soit 16 milliards pour les élections en 2017, alors même que depuis trois ans déjà, l’Etat investit lourdement dans l’organisation des élections. Ce fut d’abord les communales et les législatives en 2014, ensuite la présidentielle en 2016, et bientôt le référendum et la reprise des élections locales par endroits en 2017.

A quand la fin du gaspillage ?
Au plan économique, le pays vit un désastre. La question de l’emploi des jeunes est devenue un os dans la gorge des gouvernants, le mal être est perceptible. Le peuple est souvent invité à la patience et aucun indice ne permet véritablement de croire dans un bref délai, à un avenir rayonnant.
Le peuple mérite de connaître la vérité. Si le budget prévisionnel pour l’organisation de la présidentielle de 2016 est de l’ordre de 14 milliards, comment en est-on arrivé à faire une prévision de 14 milliards pour un référendum qui, logiquement, serait moins coûteux. Tout se passe comme si à chaque élection, tout est à reprendre. Quel est alors l’intérêt de l’institutionnalisation de la Cena ? N’y a-t-il aucun acquis en matière de matériels roulants et électoraux non sensibles sur lesquels, la Cena pouvait s’appuyer pour soulager les caisses de l’Etat ? Si la Cena permanente doit coûter deux, trois voire quatre fois plus cher que la Cena ad hoc, il y a lieu de s’interroger sur les options à prendre. Car, au coût exorbitant des élections, il faut ajouter le montant cumulé des frais de fonctionnement de la Cena elle-même.
Alors, le Bénin doit faire face à de nombreux défis pour son décollage socio-économique. Car, la démocratie ne devrait pas servir de fonds de commerce pour que quelques-uns viennent tirer bénéfice de chaque scrutin. En attendant la réforme pour coupler certaines élections, il faudrait déjà trouver une solution transitoire, pour que la démocratie ne devienne pas finalement un obstacle pour le développement.

2-12-2016, Arnaud DOUMANHOUN


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