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Pour des élections pacifiques au Bénin : La Cena allume la flamme de la paix

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Emmanuel Tiando et son équipe ont allumé dans l’après-midi d’hier, la flamme de la paix au siège de l’institution dont ils ont la charge. ‘’L’audace d’espérer. Voilà l’essentiel de ce projet intitulé ‘’Flamme de la paix’’, conduit par la Jci-Bénin pour des élections pacifiques, justes et équitables. L’audace d’espérer et de croire, qu’en dépit de nos revers personnels, des vicissitudes d’une nation déchirée par la politique, que nonobstant la précarité de nos familles, nous avons quelque emprise et donc une grande responsabilité sur notre propre destin’’, a déclaré le directeur du projet, Ulrich Vital Ahotondji. Ainsi, en s’associant à ce projet et en allumant la flamme de la paix, la Commission électorale nationale autonome (Cena) vient une fois encore de donner la preuve de son attachement aux idéaux de la paix. Il faut rappeler que la Cena avait déjà fait signer une charte de la paix, à tous les candidats à la présidentielle dont les dossiers ont été acceptés par l’institution. C’est donc à juste titre que le président Emmanuel Tiando s’associe à ce projet de la flamme de la paix. En portant haut cette flamme au siège de la Cena, c’est un appel que Tiando et Boco Nadjo lancent, non seulement aux politiques, mais aussi à tous les acteurs de la société civile épris de paix et de justice. « Si nous sommes assez intelligents et je crois que nous le sommes pour comprendre que nous devons vivre ensemble comme des frères, alors je vous invite à allumer cette flamme dans nos cœurs pour que la somme de ces flammes allumées, illumine le Bénin de génération en génération », a souhaité Ulrich Vital Ahotondji. Il faut noter qu’à l’occasion de cette cérémonie, le président de la Cena a transmis à la présidente nationale de Jci-Bénin, Alexandrine Codjovi une copie des documents signés par les candidats et les engageant au respect des idéaux de la paix, quelle que soit l’issue des scrutins. Pour Tiando, il y a plus de peur que mal, car le Bénin a toujours organisé des élections pacifiques et ce pari sera encore tenu cette année. Il faut noter qu’après l’étape de la Cena, la flamme de la paix a échoué à la place des martyrs de Cotonou où elle a été allumée par le préfet des départements de l’Atlantique et du Littoral, Epiphane Quenum et le deuxième adjoint au maire de Cotonou, Augustin Houessinon. Il est à rappeler qu’avant Cotonou, cette flamme, qui a pris départ à Porto-Novo le jeudi dernier, a sillonné tous les départements du Bénin. ‘’Dans nos villes et contrées, les préfets, les maires, conseils communaux, les notables, les prêtres, les Imams, les politiques, bref la communauté béninoise dans toutes ses composantes a allumé cette flamme de la paix avec des messages forts et un engagement visible’’, a expliqué le directeur du projet.

La paix, l’autre enjeu de la présidentielle
Les périodes électorales ont souvent été des moments de challenges et de vives tensions sociales. Comme dans toutes les compétitions, les adversaires politiques ne manquent pas de stratégies pour déstabiliser leurs concurrents. Et, il arrive que ce bras de fer dégénère. Les exemples sont légions dans la sous-région. Heureusement, le Bénin a réussi, depuis l’avènement du renouveau démocratique, à passer dans la paix tous ces rendez-vous électoraux. Les Béninois sont restés très attachés aux idéaux de la paix. Mais à chaque élection, ses enjeux. Et, la paix, cette denrée dont la terre de Béhanzin peut se vanter, qui par ailleurs est très prisée par ces temps courts en Afrique et dans le monde, risque d’être fortement éprouvée si l’on y prend garde. En démocratie, il faut gagner les élections dans les urnes. Depuis l’historique conférence nationale de 1990, le Bénin a fait du chemin, et il faut préserver ses acquis. Feu Mgr Isidore de Souza disait : « Qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots ». La paix n’a pas de prix. C’est déjà heureux qu’à l’occasion du dépôt des candidatures que les postulants aient tenu des discours allant dans le sens de la paix. Sauf que la paix n’est pas un vain mot. Il faut en poser des actes conséquents. La paix doit être un défi pour tous, surtout en cette période électorale.

15-01-2016, Arnaud DOUMANHOUN


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