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Propos de quelques députés après le rejet

Député Guy Dossou Mitokpè
« …Nous disons que probablement, le président de la République a été piégé ou a été conduit à commettre la faute (…) Nous voulons savoir ceux qui ont fait signer ce document par le Chef de l’Etat… »

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« …Par rapport à la révision de la Constitution, il n’y a pas urgence. Il y a peut-être des urgences dans le pays, et c’est vrai. Nous avons des urgences sur la question de l’emploi des jeunes. Nous avons des urgences sur la qualité de l’eau. Nous avons des urgences sur d’autres problèmes. Nous avons des urgences parfois sur nos campus universitaires. Mais on n’a pas d’urgence en ce qui concerne la révision de la Constitution ! Nous sommes allés un peu plus loin. Nous disons que probablement, le président de la République a été piégé ou a été conduit à commettre la faute. C’est une faute devant la République et nous exigeons qu’il y ait une clarification de ce qui s’est passé parce que visiblement, ce qui s’est passé ressemble à une trahison. Nous nous sommes battus pour que la rupture soit une réalité. Nous ne nous sommes pas battus contre un individu. Nous nous sommes battus pour des principes, pour une Nation plus forte, pour une République plus forte, afin que les Béninoises et les Béninois puissent être fiers de leur Nation. Alors, pourquoi introduire un tel dossier et demander son examen en procédure d’urgence ? D’abord, le fait de demander une session extraordinaire est déjà en elle-même une procédure d’urgence. Pourquoi encore ajouter à cette session extraordinaire, la demande d’examen du dossier en procédure d’urgence ? (…) Ce qui a conduit et induit le ‘’changement’’ en erreur peut conduire et induire ‘’la rupture’’ en erreur. Il faut poser des questions. Qui sont ceux qui ont fait signer ce document par le Chef de l’Etat ? Nous voulons comprendre. Nous voulons savoir… »

Gildas Agonkan
« …Nous ne ferons rien pour trahir nos consciences. Nous ne ferons rien pour trahir la confiance du peuple… »

« …A mon avis, la procédure d’urgence est une procédure lapidaire qui vient, pas pour approfondir le débat et pour améliorer le contenu d’un texte. En l’envoyant ici, le gouvernement a estimé que ça allait presser un peu les choses. Mais ce n’était pas la manière. Lorsque nous sommes en session extraordinaire avec un seul point à l’ordre du jour, je pense que nous devons le faire, conformément aux textes, avec beaucoup de célérité. Il s’agit de la révision de la Constitution. C’est un dossier qui emballe tout le monde. Et comme le Chef de l’Etat lui-même l’a dit, c’est un dossier qui suscite beaucoup de débats, beaucoup d’émotions, beaucoup d’analyses et je crois qu’il faut faire ce débat à tête reposée. Nous avons deux semaines en session extraordinaire. Nous allons utiliser pleinement les deux semaines et si nous ne finissons pas dans le délai des deux semaines, nous allons poursuivre en session ordinaire qui s’ouvre le 10 avril 2017. Tous les députés, de façon unanime, ont estimé que cette procédure d’urgence n’était pas la bonne démarche pour accompagner le gouvernement à améliorer le contenu de son texte. Sans concertation, nous avons tous voté contre. Nous allons étudier ce texte en fonction des procédures classiques du Parlement. Déjà, nous demandons à toute l’élite, à toutes les corporations, à tous ceux qui savent quelque chose en matière de constitution, de lire le projet de révision de la Constitution en question et de nous faire leurs observations, de nous faire leurs amendements. Nous sommes prêts à les porter au mieux des intérêts du peuple béninois. Le député n’est pas hors du peuple. Par conséquent, nous ne ferons rien pour trahir nos consciences. Nous ne ferons rien pour trahir la confiance du peuple… »

Paulin Gbénou
« …Que les gens lisent le projet de révision de la Constitution, fassent leurs amendements et nous les apportent… »

« …Au niveau du référendum, il n’y a pas d’amendements à faire. Au référendum, c’est sur le document qu’on remet que le peuple se prononce par un vote de Oui ou Non. Il faut que les populations comprennent cela. Que les gens lisent le projet de révision de la Constitution, fassent leurs amendements et nous les apportent pour qu’on puisse les porter au sein de la Commission des lois… »

Lucien Houngnibo
« …Tout le monde aujourd’hui, reconnaît les faiblesses de notre loi fondamentale, nous devons essayer de faire quelque chose, d’amender… »

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« …La procédure comporte plusieurs étapes, la première étape consistera à trancher sur la recevabilité de la révision. Je pense qu’avec ce que nous avons souhaité, on peut aller à la base pour recueillir l’avis de nos mandants. Nous ne sommes pas venus comme cela à l’Assemblée nationale. Ce sont les populations qui nous ont élus. Nous avons le droit de prendre leur avis par rapport à un sujet qui est très brûlant. C’est après ça que nous allons donner notre avis par rapport à l’avis parce que nous allons expliquer un peu le texte aux populations, relever tout ce qu’il y a comme problématique. A suivre les réseaux sociaux, la télévision, les constitutionnalistes, les juristes, les avis sont divergents. Chacun a un avis par rapport à cette révision de la constitution. Je voudrais juste dire que le peuple béninois a voté pour le président Patrice Talon à 65%. Le président Patrice Talon lors de sa campagne, a eu à expliquer certaines choses. Cela fait partie de son projet phare, à travers sa campagne. Tout le monde aujourd’hui, reconnaît les faiblesses de notre loi fondamentale, nous devons essayer de faire quelque chose, d’amender. Ce n’est pas normal de dire qu’on ne veut pas réviser, ce n’est pas bien. Le président lui-même, dans son discours, a dit, s’il y a des points qui ne sont pas bons, on peut les rejeter. Le Président est ouvert aux débats, nous ne pouvons pas faire de l’opposition radicale… »

Rachidi Gbadamassi
« …Le Parlement béninois n’est pas un Parlement sous-tutelle. C’est un Parlement véritablement indépendant… »

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« …Le Parlement béninois n’est pas un Parlement sous-tutelle. C’est un Parlement véritablement indépendant, qui veut affirmer son indépendance, en rejetant sans pression aucune, la procédure d’urgence. Cela veut dire que le Parlement béninois vient de contredire les allégations mensongères. Quand on parle de principe de la séparation des pouvoirs, ce principe s’applique à toutes les institutions, ce n’est pas seulement de l’immixtion de l’exécutif dans le judiciaire, ni du judiciaire dans l’exécutif. Cela veut dire que le Parlement béninois doit être respecté. Quand vous voyez la pression qui se fait depuis un moment contre le Parlement béninois, ils sont en train de violer le principe de la séparation des pouvoirs. La justice est à part, l’exécutif est à part. On ne peut pas faire pression sur le Parlement. Nous avons voté en toute conscience, et dans notre intime conviction. Nous avons notre laboratoire qui est la commission des lois, qui va étudier le dossier selon les textes.

Marcellin Ahonoukoun
« …Lorsque la commission des lois sera prête, elle va nous inviter et vous aurez les échos… »

« … Nous allons nous entendre, le Bénin est à nous. Il s’agira de moderniser notre République. Le Bénin s’est doté d’une Constitution. Chemin faisant, nous nous apercevons qu’il faudrait faire des retouches. Cela va bien se passer et c’est ici que cela se passera. Les députés sont dans leur droit et la Constitution même a prévu sa révision. Jusqu’ici, tout le monde est dans la légalité. Dans ce cadre, c’est l’occasion de lancer le débat en profondeur, et d’ici-là, lorsque la commission des lois sera prête, elle va nous inviter et vous aurez les échos. Un débat constructif, pour que nous ayons un texte fondamental qui va épouser l’adhésion de tous les Béninois, parce qu’il faudra que notre démocratie soit moderne. Le Bénin est en train d’étonner le monde. Le Président de la République ne doit pas être trop puissant, les institutions de contre-pouvoir ont besoin d’exister et de travailler correctement, la justice, chaque pouvoir doit exercer ses prérogatives et c’est ce que nous allons faire. Nous estimons que nous sommes sur le bon chemin car le peuple nous apprécie. Certains exprimaient des craintes, notamment les syndicalistes, moi j’accepte, c’est normal. Ça y va de la vitalité de la démocratie béninoise. C’est le grand débat, tout le monde doit parler, chacun de nous doit aller au fond de son cœur, nul n’a la science infuse. Nous avons besoin de la somme des intelligences de tous les Béninois, pour faire de notre pays, un pays bien et démocratique… »
Propos recueillis par Karim Oscar ANONRIN

27-03-2017, Karim O. ANONRIN


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