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Propos de quelques personnalités après la mort du Président Kérékou

Me Adrien Houngbédji, Président de l’Assemblée Nationale : « c’est sûrement le plus grand homme de la période post coloniale »

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« J’ai appris cet après-midi la disparition du Président Kérékou. C’est un grand homme d’Etat, c’est sûrement le plus grand homme de la période post coloniale, c’est une perte pour le Bénin. Tous les Béninois compatissent à la douleur de la veuve, de ses enfants et petits-fils. Je leur présente mes condoléances. Je voudrais ajouter à cela que le président Mathieu Kérékou a été dans ma longue carrière politique un homme qui m’a beaucoup marqué. J’ai été son premier Ministre et Président de l’Assemblée Nationale pendant qu’il était Président de la République. C’est un homme très humble. C’était un grand politique, un grand serviteur de l’Etat qui était à l’écoute de ses collaborateurs à tous les niveaux. Il mettait les uns et les autres à l’aise lorsqu’il s’agissait de trancher les problèmes qui sont dans l’intérêt de l’Etat. Je voulais ajouter à cela qu’il a fait un grand progrès pour avoir réussi cette conversion sans précédent de passage d’un régime de parti unique à un régime de multipartisme. Il fut un grand homme pour avoir accepté les décisions de la conférence nationale. Il fut encore un grand homme lorsque revenu au pouvoir en 1996, il a été respectueux de l’Etat béninois, respectueux des libertés des uns et des autres. Il a été un acteur déterminant du climat de paix qui a régné au Bénin pendant les dix années où il a assuré les fonctions de Chef de l’Etat dans le Bénin démocratique. C’est une grande figure de notre société aujourd’hui, au Bénin et dans toute la sous-région. Par conséquent, nous devons saluer cette perte, la perte d’un grand démocrate, la perte d’un grand homme d’Etat, et la perte d’un homme de paix.

Amos Elégbé, ancien ministre de la culture sous Kérékou et a conseiller politique de Boni Yayi : « ce qui frappe en cet homme, c’est son courage, sa patience légendaire et son sens élevé du devoir »

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C’est avec amertume que j’apprends le décès du général Mathieu Kérékou que j’appelle affectueusement mon deuxième papa. Effectivement, il s’appelait lui-même ainsi. Il disait quand mon papa est décédé qu’il est mon deuxième papa. Bref, ce qui frappe en cet homme, c’est son courage, sa patience légendaire et son sens élevé du devoir. Mathieu Kérékou est un patriote convaincu, il l’a prouvé à maintes occasions. Et surtout, c’est un homme de paix et très sobre. Vous le savez bien, il adore l’humour. Kérékou est un baobab qui s’en va, comme l’a dit le président Boni Yayi tout à l’heure en annonçant son décès. Donc, c’est avec une grande douleur que je perds, que la nation béninoise perd celui-là qui, pendant vingt-huit ans, a marqué son histoire, et qui a marqué toute une génération de ce pays depuis 1961. Nous aurons l’occasion de tracer l’histoire du général. Mais pour ne pas être long, je présente vraiment mes condoléances à toute sa famille, sa femme et ses enfants. Je prie que Dieu veille sur eux. Qu’ils ne pensent pas que le général est parti et qu’ils sont désœuvrés, Dieu est là. Enfin, Kérékou est une énigme et nous aurons l’occasion de le dire. Merci général pour tout ce que tu as fait pour cette nation et que Dieu t’accompagne.
Ce qu’il faut retenir de cet homme, c’est son courage, un militaire qui a pris le pouvoir et qui a eu le courage de conduire ce pays à la paix, à l’unité nationale qu’il a défendue corps et âme. Un homme qui a été toujours curieux. Le général Kérékou, qui l’eût cru ? Je crois que tous ceux qui l’ont croisé et le connaissent savent que c’est un homme des sciences. Et quand je le dis, ce n’est pas parce qu’il est mort, puisque je l’ai dit avant. Ce que la postérité doit retenir de cet homme, c’est qu’il a construit sa nation, il a marqué l’Afrique et il a marqué le monde. Les archives le prouveront. Et nous aurons l’occasion d’en parler.

Houssou Guèdè : « c’est un homme qui est différent de beaucoup de Béninois »

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Je rends hommage à l’homme pour tout ce qu’il a fait pour le Bénin. Pour ceux qui le connaissent bien, c’est un homme détaché, qui est différent de beaucoup de Béninois. Grâce à lui, nous avons une nation. Du nord au sud, de l’est à l’ouest, nous nous sommes sentis appartenir à une nation. Au cours d’officier, on devrait envoyer 30 personnes. Ce n’est pas ce à quoi nous assistons aujourd’hui. On a pris cinq dans chaque département pour qu’on ne fasse pas la différence entre enfants de pauvres ou de riches. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé tous élèves officiers. Depuis que nous sommes sortis de l’école chacun de nous se sent appartenir à une seule nation. C’est très important. Tout ce que je peux dire de cet homme, c’est qu’il est un homme exceptionnel dont l’histoire se souviendra.

Benoît Dègla : « Il est l’initiateur de série de conférences nationale à travers l’Afrique »

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Le général Kérékou vient de nous quitter. Ce grand homme a marqué d’une empreinte particulière l’histoire de notre pays. 27 ans de pouvoir, ce n’est pas peu. Mais quand on se réfère à son parcours de militaire révolutionnaire, qui est devenu un homme de paix, qui a su déjouer tous les pronostics, qui a su s’imposer aux pressions de tous genres pour respecter rigoureusement la Constitution de notre pays et préserver la paix. Je crois qu’il nous a légué un héritage que nous ne devons jamais oublier ou bafouer. Il est l’initiateur de série de conférences nationale à travers l’Afrique. Et je crois que de tous ceux là qui ont voulu faire comme lui, il est le seul qui demeure un exemple dans tous les cœurs. C’est avec fierté que lorsqu’on entend parler du général Mathieu Kérékou, on bombe le torse. Parce que c’est un Béninois.

Barthélémy Kassa « …nous avons été formés par le général Mathieu Kérékou »

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Vous constatez l’état de deuil dans lequel nous sommes plongés. Je pense que le peuple béninois devrait être dans le même état. Pour la plupart des dirigeants actuels de notre pays, tous, nous avons été formés par le général Mathieu Kérékou. A des moments donnés, on se dit le bon vieux temps, c’est le temps que Kérékou a forgé. C’est le temps qu’il a passé à marquer l’esprit de tous les Béninois. Savoir qu’un tel personnage n’est plus, je pense que c’est difficile à supporter. Il est important, vu tout ce qu’il a fait pour notre pays, de pouvoir le garder en mémoire. Tous les dirigeants à divers niveaux doivent pouvoir s’inspirer de la méthode de gouvernance du pays qu’il a su mettre en pratique. Il faut dire qu’on n’a pas encore fini de comprendre Kérékou, à chaque fois on découvre. Et nous allons encore mieux le découvrir à travers les archives certaines de ses actions et interventions. Je voudrais présenter toutes mes condoléances à la famille Kérékou et à toute la population béninoise.

Ousmane Batoko : « Il a été le président de tous les Béninois »

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Je retiens de cet homme, un homme de paix, de vertu, de l’est à l’ouest, du nord au Sud. Il a été le président de tous les Béninois. Mathieu Kérékou a été l’homme de la conférence nationale. Il a su diriger avec beaucoup de sang froid cette conférence nationale. Il nous a sauvé en son temps et a su mener le Bénin à bon port. J’ai eu cet honneur d’appartenir au comité d’organisation de cette conférence nationale, et nous avons vécu toutes les étapes de cette conférence inédite. Aussi, il faut le dire, le général Mathieu Kérékou a été l’homme de la stabilité, une stabilité encore liée à sa longévité. Une stabilité dont le Bénin a longtemps bénéficié et dont nous continuons de bénéficier à travers les différents régimes qui se sont succédé. C’est un héritage que cet homme de paix nous a légué et que nous devons gérer au mieux. Donc, nous pouvons retenir de cet homme de façon générale, l’artisan national, homme d’unité, un homme exceptionnel. Enfin, ce que je voudrais que la postérité retienne de Mathieu Kérékou, c’est sa capacité à s’adapter au changement. Tout s’explique par son patronyme de caméléon. Egalement son amour pour le pays. L’histoire de notre pays, depuis la colonisation jusqu’à l’heure où je vous parle, retiendra que c’est un homme qui a tout donné à son pays. Peu sont ceux-là qui ont marqué l’histoire du Bénin et qui ont aimé le Bénin comme cet homme-là. Voilà à chaud ce que je peux dire de cet homme, le général Mathieu Kérékou, afin que les générations futures sachent qu’il a été réellement un homme exceptionnel.

Padonou Jidjoho
« …C’étaitt un homme d’Etat hors du commun. Homme d’Etat parce que c’était
un gestionnaire de communauté humaine. Je dis ça parce que pendant la période révolutionnaire, ce monsieur est resté au milieu d’un certain nombre de cadres qu’il a pu diriger, et qui voulaient certainement manipuler ce pays comme ils le voulaient. Il a fait ce qu’il pouvait. C’est un homme d’Etat parce que au moment où il a senti que son régime, le régime marxiste n’allait plus, il a eu le courage de tout arrête et de dire qu’il va revoir ce qui
n’allait pas. Après, il est revenu et il a fait dix ans. Il m’a offert l’occasion de rester à ses côtés pendant 6 mois et de savoir ce que c’est qu’un poste ministériel. Et c’est en ce moment que j’ai découvert que c’est un bon père de famille qui a dirigé le Bénin comme il le pouvait, avec les cadres qu’il avait. Je dois dire que s’il y a des reproches à faire, c’est plutôt aux cadres qui l’entouraient. Je lui rends un hommage vibrant et je dis à toute sa famille toutes mes condoléances. De cet homme, je vais demander aux jeunes de retenir d’abord l’esprit d’ouverture. C’est parce que Kérékou le voulait que nous sommes restés là. Deuxièmement, la tolérance des autres et troisièmement l’humilité… »

Professeur Albert Tévoèdjrè

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« Mathieu Kérékou, l’art de savoir s’adapter ; l’art de reconnaître
qu’on peut se tromper, l’avouer et de demander pardon et permettre au changement de s’installer. C’est ce qui a été fait. Nous aurions pu
être une nouvelle Guinée. Nous aurions pu être un pays de tragédie
meurtrière. Cela n’a pas été le cas. Donc, quelles que soient les erreurs
qu’il a pu commettre ou que les gouvernements de Kérékou ont pu
commettre, il a tenté de refuser la corruption quand il a dénoncé les
cadres pourris, (…) Tout ceci nous permet aujourd’hui de nous remettre en cause et de tirer des leçons. Voilà l’homme qui part et nous laisse à réfléchir. Nous devons véritablement nous mobiliser pour que les années qui viennent, nous soyons habités par le bon sens de Kérékou, sa rationalité, sa volonté de servir le pays, sa discipline (…) C’est autant de souvenirs que je garde de lui pour dire que j’ai eu beaucoup de bonheur à travailler avec lui et à promouvoir sous son régime, une notion qui m’est très chère à savoir : la nécessité de conquérir ensemble le minimum social commun… »

Général François Kouyami « Mathieu Kérékou est né sous une bonne étoile »

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« J’ai reçu l’information autour de 17h 15mn. Je me suis recueilli pour recommander son âme à la divine miséricorde. Nous ne sommes pas des gens parfaits. C’est vrai, le président Mathieu Kérékou a beaucoup souffert. Il a dû expier beaucoup de ses fautes. Ce qui lui reste, c’est ça que j’ai demandé au créateur, de lui faire vivre sa miséricorde. Le général Mathieu Kérékou et moi avions travaillé ensemble pendant de longues années. C’est donc à bon droit que sa disparition doit provoquer en moi un choc. Nous avons connu de très bons moments de collaboration. Nous avons traversé aussi ensemble beaucoup d’épreuves. C’est les bons moments que je garde. Je pense que le général Mathieu Kérékou avait une affection paternelle pour moi. C’est vrai, il n’y a pas trop de différence d’âge entre nous, mais il m’estimait énormément. Malgré les contradictions, malgré les oppositions, il m’a confié de très hauts postes de responsabilité. Et j’ai appris qu’à certains moments, il a eu à défendre ma cause, plusieurs fois. Je lui en suis très reconnaissant. Je lui ai d’ailleurs dit cela. Nous avons repris à nous voir, contrairement à ce que les gens pensent. On rigole, on évoque les vieux souvenirs. Je me réjouis que je me sois réconcilié avec lui avant qu’il ne parte. Notre dernière rencontre remonte à l’élection présidentielle de 2011. Puis après, sa santé s’est dégradée. Il semble qu’on ne permettait plus à tout le monde d’aller le voir. J’ai respecté ce principe de la famille. Mais je prenais de ses nouvelles de temps en temps. Je lui en donnais des miennes aussi. J’ai l’habitude de dire que le général Mathieu Kérékou est né sous une bonne étoile. Il n’est pas mauvais, fondamentalement. Mais la politique est passée par là. Les contraintes politiques ont eu à jouer à certains moments. Mais je retiens de lui qu’il a été un bon chef. Si on met le positif et le négatif sur la même balance, je pense que le positif dépasse de très loin le négatif. Je pense que le peuple béninois doit lui rendre un hommage mérité. S’il avait eu la possibilité de faire tout ce qu’il avait pensé, notre pays ne serait pas aujourd’hui dans cette situation. Mais nul n’est éternel. Il a joué sa partition et mérite aujourd’hui un bon repos éternel. Il faut que le peuple béninois lui en soit reconnaissant. »

15-10-2015, La rédaction


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