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Retrait du droit de grève aux magistrats et aux agents de la santé : Les 7 sages sauvent les justiciables et les malades

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Fin de course à l’absurdité et à la dépravation jurisprudentielle à la Cour constitutionnelle. Depuis l’avènement des sept nouveaux sages, les cartes sont rebattues, la lumière rejaillit et les décisions plus sensées. Déjà, dès la première audience publique de la Cour Djogbénou, à l’unanimité, les Béninois ont salué deux notables revirements jurisprudentiels. Il s’agit notamment de ceux relatifs à l’interprétation de l’âge pour être candidat aux élections et au mandat du Cos-Lépi.
Sur cette dynamique et sur les cendres de l’insatisfaction générale suite aux décisions de la Cour Holo d’accorder le droit de grève à tous les agents de l’Etat, même les plus essentiels ou au mieux de les encadrer, celle conduite par Djogbénou était appelée à se prononcer. Et naturellement, la Haute juridiction a encore opéré de nouveaux revirements jurisprudentiels pour le retrait du droit de grève aux magistrats et aux agents du secteur de la santé et de la sécurité.
Ainsi, suite aux recours de Souliou Ismaël Adjounvi et Juliette Kayassi afin que les 7 sages interprètent et réexaminent les décisions Dcc 18-001 du 18 janvier 2018, 18-003 du 22 janvier 2018 et 18-004 du 23 janvier 2018 relatives au statut général de la fonction publique, la Cour a jugé conformes à la Constitution les précédentes lois votées par l’Assemblée nationale, notamment celles portant statuts de la magistrature, du personnel de la police et de la santé. Entre autres, pour rappel, ces textes consacraient le retrait du droit de grève aux agents desdits secteurs.
La vie avant tout !
Après le long bras de fer des magistrats, pourtant bénéficiaires d’un statut particulier, avec l’Exécutif, les justiciables peuvent enfin pousser un ouf de soulagement. Quant aux patients, précipitamment poussés dans la tombe par les agents de la santé en grève, même s’ils ne peuvent plus revenir en vie pour applaudir un règne de la logique à la Cour, à travers la décision Dcc 18-141 du 28 Juin 2018, les vivants eux, sont satisfaits d’une décision caractéristique de l’amour du prochain et de l’obligation d’assistance à personne en danger. Sérieusement, les policiers et les sapeurs-pompiers devraient apprécier. D’ailleurs, ils n’ont jamais eu besoin d’une décision avant de savoir qu’accomplir son devoir surpasse toute considération.
Au moins, avec cette décision, il est désormais certain que les Béninois malades ne courent plus le risque de ne pas bénéficier des soins de santé de la part des agents assermentés. Ou encore, qu’à cause des mouvements de débrayages, le taux de décès connaîtra affreusement un pic dans les hôpitaux. Sans oublier, qu’en principe, la libération de certains prisonniers ne devrait plus souffrir des successifs reports d’audiences au tribunal pour fait de grève.

Quand l’intérêt général est en jeu…
En définitive, lentement mais sûrement, la Cour Djogbénou est en train de laisser à la postérité des décisions salutaires. Intérêt général oblige, pas de grève pour les magistrats, les agents de la santé et ceux de la sécurité. Alors, le peuple, surtout celui qualifié de « bas », à l’opposé des syndicalistes, éternels alliés du jusqu’au-boutisme, devrait s’en féliciter.
Mais, le développement du pays ne se limite pas qu’aux magistrats, aux agents de la santé et de la sécurité. Pour véritablement remettre le pays au travail, il serait judicieux qu’à défaut du retrait du droit de grève à tous les travailleurs, au plus vite, les députés légifèrent ne serait-ce que pour un encadrement adéquat dans les autres secteurs vitaux. Seulement, pour qui veut une concentration maximale et une disponibilité totale du fonctionnaire béninois au travail, il gagnerait à revoir à la hausse les fiches de paie. Ce ne serait que justice et très bénéfique pour la République. Et c’est tant mieux.

29-06-2018, Arnaud DOUMANHOUN


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