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Taxe à l’importation de l’Union Africaine : enjeux d’une autonomie financière

Actuellement, le fonctionnement de l’Union africaine (UA) est financé à 80 % par des fonds extérieurs, en provenance essentiellement de l’Union européenne. Afin de rendre l’Union plus autonome, les chefs d’Etat ont décidé, en janvier 2018 lors du sommet d’Addis-Abeba, d’instaurer une taxe de 0,2 % sur les importations de certains produits, dont les produits alimentaires. « L’objectif est d’arriver à mobiliser 400 millions de dollars par an d’ici 2020 ».

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Dans une interview accordée à Radio France Internationale (Rfi), le chef de la diplomatie béninoise M. Aurelien AgbenoncI reste très optimiste quant à l’effectivité du projet d’une taxe sur les importations pour le financement de l’Ua. ‘’…l’intérêt de cette taxe ? C’est qu’une organisation qui veut impulser l’intégration africaine ne peut pas être dépendante de l’extérieur et d’autres bailleurs. Que d’autres unions financent cette union forcément, on dit dans ma langue que c’est celui qui paye la farine décide de la manière dont le gâteau doit être distribué. Donc en mettant en place ce système de taxe sur des importations qualifiées, cela veut dire que tout ce qui concerne le commerce interafricain n’est pas concerné, on essaie de donner à l’organisation les moyens de conduire ses politiques. Je crois que c’est une révolution. Elle est tranquille, elle est réelle. Elle prend et ça avance ». De quoi s’agit-il ? Le mode de financement de l’organisation, actuellement assuré aux trois quarts par des aides extérieures – les États versent ce qu’ils veulent –, avait avancé significativement lors du sommet de Johannesburg. Les membres avaient entériné le principe d’un financement à 100% par les États, dont 75% pour les programmes de l’UA et 25% pour le fonds Paix et Sécurité. Restait à déterminer comment lever les fonds.

Une efficacité en pointillés
Le plus gros handicap de l’Union Africaine est et reste sa subordination au financement de l’Union Européenne. Un adage bien connu ne nous dit-il pas que : « Qui donne, ordonne. » ? Cette dépendance financière constitue une obstruction majeure au bon fonctionnement et l’efficacité de l’organisation. La structure même de l’organisation est imposée de l’extérieur, et n’est donc pas en conformité avec les besoins réels du continent. Les orientations idéologiques également sont dictées par les mêmes personnes. Du coup, ni la vision, ni même les objectifs stratégiques ne sont strictement alignés aux intérêts vitaux des africains.
Initialement, par réflexe de copier-coller, la 1ere solution mise sur la table par les dirigeants africains était la reproduction point par point de la forme de financement de l’Union Européenne. Pour rappel, L’Union européenne tire ses revenus des contributions de ses pays membres, des droits à l’importation de produits provenant de l’extérieur de cette Union, ainsi que des amendes imposées aux entreprises qui ne respectent pas la législation européenne. Plus précisément, Le budget de l’Union européenne est financé principalement (98 %) par ses ressources propres et par d’autres sources de recettes. Lorsqu’on parle de ressources propres, Il s’agit essentiellement des droits de douane sur les importations en provenance de pays hors Union Européenne et des cotisations sur le sucre.
Le 27e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine tenu à Kigali en Juillet 2016 a donné à l’organisation africaine l’opportunité d’étudier ce problème. Lors de ce sommet, le principe d’une taxe sur les importations comme source de financement de l’Union a été adopté. Cette nouvelle taxe de 0,2% devrait s’appliquer à toutes les importations des 54 Etats de l’Union Africaine, à l’exception de certains biens de première nécessité, dont la liste demeure cependant à préciser. Cette décision est historique en ceci que, c’est quasiment la première fois que l’on voit de façon concrète une possibilité réaliste d’autonomisation financière de l’Union.
De prime abord, cette forme de financement assurerait à l’Union de revenus surs et réguliers. Il existe néanmoins quelques réserves qui méritent d’être Relevées. Le premier problème avec cette forme de financement est que : les recettes d’importation fluctuent et sont dépendantes des termes de l’échange. Comme nous n’avons à présent pratiquement aucune influence dans les décisions des organisations des échanges internationaux comme le Gatt, l’Omc, ou même le
Cnuced, il nous est difficile de structurer ses termes à notre avantage. Autrement dit, nous sommes à la merci des manœuvres déloyales de ceux qui contrôlent le commerce mondial. Le deuxième problème, non des moindres est que, ces recettes d’importation sont budgétisées et comme telles, leur transfert à l’Union est contingent non seulement à la volonté des politiques, mais également aux contraintes budgétaires non anticipées. Ces deux facteurs à eux seules exposent la faiblesse ou au moins vulnérabilité aux aléas économiques locaux de la solution des taxes d’importation.

Les producteurs d’huile de palme plaident pour une plus grande valorisation de la production locale
L’atelier bilan de la campagne 2018 du warrantage de l’huile de palme, organisé au profit des acteurs de la filière, ce jeudi à Porto-Novo par le programme approche communale pour le marché agricole phase 2, (ACMA2) a pris fin avec plusieurs recommandations, notamment la protection et la valorisation de la production locale.
Au terme des assises de Porto-Novo et de l’analyse de la campagne 2018, les participants ont retenu que, pour un bon déroulement de la campagne 2019, il apparait impérieux de réduire les charges liées aux opérations de warrantage, de veiller à la bonne qualité de l’huile de palme mise en marché, d’éviter la spéculation et la recherche de trop grands profits et la réduction de l’offre étrangère de d’huile de palme sur le marché Béninois.
Les acteurs de la filière huile de palme, réunis au cours de cet atelier, n’ont pas manqué d’exprimer leur inquiétude par rapport au transit et à la prise d’assaut du marché national par des huiles de palmes étrangères venues notamment du Ghana et de la Côte d’Ivoire. Ces huiles s’indignent t-ils, loin d’être de bonne qualité, viennent ternir la réputation de celles du Bénin, sur le marché commun Nigérian.
L’ouverture des frontières Béninoises aux huiles de palmes importées provoque selon les participants, un baisse drastique du prix sur le marché et entraine la mévente au niveau des acteurs agricoles béninois. "Nous espérons que cette fois-ci le marché Béninois ne sera pas inondé par l’huile venue de la Côte-d’Ivoire et du Ghana", ont-ils ardemment soutenus.
Pour la campagne 2018 dans les départements de l’Ouémé, du Plateau et du Zou, le warrantage de l’huile de palme, ont souligné les organisateurs, a mobilisé 588 acteurs agricoles dont 249 femmes et 101 jeunes issues de 09 pôles d’entreprises agricoles (PEA) d’huile de palme. Aussi, précise-t-on, 902 tonnes de produits ont été stockés grâce à l’octroi d’un crédit total de 270.362.000 f Cfa pour une recette totale de 4651.703.696 Fcfa. "Grace au warrantage nous avons compris qu’en travaillant ensemble nous pouvons être plus efficace. Le warrantage est un très bon mécanisme que le programme ACMA nous a montré", a conclu Idrissou Ladjohounlou, président de l’union communale des producteurs d’huile de palme de Sakété.

Palme, soja et produits laitiers font grimper les prix des produits alimentaires
La forte augmentation des prix des produits laitiers et la fermeté des prix des huiles de palme et de soja ont contribué à la hausse des prix mondiaux des produits alimentaires, progressant de 1,8% en janvier. Toutefois, note la FAO, l’indice des prix des produits alimentaires est toujours inférieur de 2,2% à son niveau de janvier 2018.
L’Indice FAO des prix des céréales est en légère hausse en janvier par rapport à décembre. Les prix des principales céréales ont généralement été fermes malgré le resserrement des disponibilités à l’exportation et la vigueur de la demande mondiale.
L’indice FAO des prix de l’huile végétale a augmenté de 4,3% soutenu principalement par l’huile de palme suite à la baisse saisonnière de la production dans les principaux pays producteurs. Les prix internationaux de l’huile de soja ont également augmenté en raison de la forte demande d’importation de produits sud-américains.
L’indice FAO des prix des produits laitiers a augmenté de 7,2%, après sept mois de baisse des prix. La faiblesse de l’offre à l’exportation de l’Europe - en raison de la forte demande intérieure – a été le principal facteur à l’origine de cette hausse, de même que le resserrement saisonnier des disponibilités à l’exportation de l’Océanie prévu dans les prochains mois.
L’indice FAO des prix du sucre a augmenté de 1,3%, une évolution largement influencée par l’appréciation de la monnaie du Brésil par rapport au dollar américain.
L’indice FAO des prix de la viande n’a pratiquement pas changé par rapport à décembre.

12-02-2019, La rédaction


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