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Après les premières pluies : Cotonou l’eau

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La circulation devient pénible dans la capitale économique du Bénin. A peine les premières gouttes de pluie tombées, que la ville vitrine du Bénin est dans l’eau. Visiblement, toute thérapie contre le phénomène de l’inondation à Cotonou semble inopérante. Telle une épidémie, en toute saison pluvieuse, elle crée des misères sur son passage. Désormais, les cris de détresse des sinistrés se font entendre. Cotonou est dans l’eau. Des habitants de certains quartiers de la ville partagent désormais leurs chambres avec cette "denrée précieuse" qui, en d’autres circonstances, est source de vie. A Cotonou en saison pluvieuse, l’eau menace plutôt la vie. A l’occasion, nombres de Cotonois de la capitale économique changent de mode de vie. De façon circonstancielle, ils deviennent des batraciens. Il faut s’y adapter, parce que le salut n’est pas pour demain. La mairie de Cotonou fonce tête baissée avec son projet Cotonou en campagne contre les inondations (3CI) sans pour autant trouver le bout du tunnel. Les résultats de la mise en œuvre de ce programme sont laconiques. Curieusement, l’héritier n’est pas prêt à changer de fusil d’épaule. La lutte contre l’inondation était au cœur de la bataille électorale lors des Communales, municipales et locales. Pour les adversaires politiques de la Renaissance du Bénin (Rb) qui a en charge la gestion de la ville depuis l’avènement de la décentralisation, soit plus d’une dizaine d’années, il est temps que Cotonou passe au CP (Cotonou propre). Une ironie qui ne manque pas de réalisme.

3CI emportés par les eaux

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Il faut être aveugle pour ne pas constater que le projet 3CI n’a rien apporté à la ville, en matière de lutte contre l’inondation. Cette initiative censée soulager les populations n’a pas résisté à la furie des eaux. Il a suffi quelques heures de pluie pour voir les limites de 3CI longtemps vantés par ses géniteurs. Le curage systématique des caniveaux, le reprofilage de certaines rues dans les quartiers inondables, l’utilisation de motopompes pour évacuer l’eau vers les caniveaux se sont révélés inefficaces.
Les Cotonois pataugent désormais dans les eaux aussi bien dans les rues que dans leurs maisons. Il est difficile voire impossible de circuler dans certains quartiers tels que Gbégamey, Agla, Vodjè,… Dans ces quartiers, les ruelles et les voies pavées sont occupées par l’eau. Elles sont désormais transformées en étangs artificiels, nids des larves et autres microbes facteurs des maladies hydriques. Même les centres de santé censés recevoir les cas de paludisme sont aussi dans l’eau. Ils sont inondés à l’instar des écoles et des marchés. Les activités économiques sont bloquées car, il faut être de véritables "nageurs" pour se rendre dans certains marchés et lieux de travail. Plus rien ne résiste à la rage des eaux à la recherche d’un réceptacle naturel.

L’eau perturbée dans son lit

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Les bas-fonds morcelés, vendus et viabilisés, renvoient l’eau dans les rues et maisons. Les caniveaux, même curés, peinent à conduire l’eau dans son lit naturel déjà occupé par certains individus qui sont peut-être des aquatiques. Déjà en dessous du niveau normal de l’océan, l’urbanisation sauvage de Cotonou plonge aussi ses habitants dans l’eau. Les Cotonois souffrent le martyre à cause de la cupidité et de l’incivisme de certains qui confondent la terre ferme aux bas-fonds. Vivement que les plans exposés par Soglo père lors de la campagne électorale inspirent son héritier, qui lui a succédé à la tête de la ville, et soient surtout opérants. Les sinistrés sont habitués aux balades de santé dans la ville sous escorte des caméras de télévision. Il est inconcevable qu’après treize années à la tête de Cotonou, les autorités municipales n’aient pu trouver un véritable projet pour, à défaut d’en finir avec l’inondation, soulager les peines des sinistrés. Il faut des décisions politiques courageuses pour libérer les réceptacles naturels et par endroits reprendre l’urbanisation de la ville. Les rapports de plusieurs experts dorment dans les tiroirs des structures techniques. Il n’y a pas de désert de compétence en cette matière. Il urge d’appliquer les conclusions de ces rapports pour soulager les peines des Cotonois qui font face chaque année à des inondations cycliques avec leurs lots de maladies.

24-05-2016, Isac A. YAÏ


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