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Bilan des 100 jours du Nouveau départ : entre satisfaction et questionnement

Le Président Patrice Talon vient de boucler 100 jours à la tête du Bénin. Durant ce temps relativement court, beaucoup d’actes ont été posés pour le développement du Bénin. Mais beaucoup reste à faire pour satisfaire les Béninois impatients de vivre mieux. Les partenaires sociaux et des membres de la société civile donnent leurs impressions sur ces 100 jours de gestion du pouvoir de Patrice Talon.

Noel Chadaré, Sg-Cosi-Bénin : « Dans l’ensemble, on peut dire que le résultat est satisfaisant »

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C’est précipité de faire un bilan des 3 mois de gestion du Président Patrice Talon. Mais dans l’ensemble, on peut dire que le résultat est satisfaisant, parce qu’il y a du bon et du mauvais.
Il y a aussi que certaines décisions ne sont pas inclusives. Lorsqu’on prend la mise en place des commissions, certains acteurs sont complètement écartés, alors que ce sont des acteurs de premier rang. Je veux parler des partenaires sociaux. Le dialogue n’est pas au cœur de la gouvernance Talon. Il faut qu’il pense à cela. Il ne doit pas attendre qu’il y ait des crises avant d’agir. Des mouvements de débrayage se passent au niveau des ministères des finances, de la justice et du commerce…. Les travailleurs sont mécontents parce qu’on a élaboré des Aof (Attributions, organisation et fonctionnement) de ces structures sans associer les partenaires. Cela a entrainé des mouvements de grève. Il y a des sanctions qui paraissent injustes contre des travailleurs. Au niveau de la justice, c’est le comble. Le Chef de l’Etat a toujours dit pendant sa campagne qu’il fera tout pour que la justice soit indépendante. Mais la justice a rendu une décision dans l’affaire concernant la Fédération béninoise de Football qui a été violée par ce même gouvernement, au motif qu’on a peur de la Fifa. Je préfère qu’on sanctionne le pays pour qu’on prenne le temps pour nettoyer tous ceux qui constituent des gangrènes pour notre football.
Même les nominations sont un problème. Le pouvoir Talon a mis l’accent sur la compétence, peu importe la coloration politique. Mais aujourd’hui, on a l’impression que c’est ceux qui ont été les combattants du premier tour qui sont en train d’être positionnés. Et puis, il y en a qui ne sont pas à la place où il devrait être. Les gens contestent cela. Il faut donc en tenir compte. Parce qu’il y a des Directeurs qui auraient pu rester à leur poste parce qu’ils sont compétents.
Le président Talon a également parlé de dégraissage de l’administration. Il aura du pain sur la planche. Il y aura une résistance. On ne pourra pas accepter qu’on dégraisse. Parce que nous sommes là pour défendre les intérêts des travailleurs. On ne peut pas comprendre que des secteurs aussi importants comme la santé, l’éducation où il y a une pénurie de personnel, qu’on veuille réduire encore, sous prétexte qu’on veut faire de l’économie. Ce n’est pas de cette manière qu’il faut réaliser l’économie. Il faut créer de la richesse, le partenariat public-privé. Il faut revoir la fiscalité et leur accorder des facilités. Il faut créer des conditions pour des investissements suffisants afin de résorber le chômage. Dégraisser n’est pas la solution appropriée. En le faisant, ça va être une tasse de thé difficile à prendre.

Dieudonné Lokossou : Sg-Csa-Bénin. « Les gens sont impatients pour avoir les résultats »

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En toute honnêteté, je pense qu’il y a des actes positifs qui ont été posés. Quand nous prenons les concours frauduleux, ils viennent d’être annulés. Le découpage territorial qui est resté pendant longtemps dans les tiroirs pour des raisons inavouées, au moins il a eu le courage de régler ces questions-là. Il n’est pas un robot, donc, on ne peut pas tout obtenir en trois mois.
Les gens sont impatients pour avoir les résultats. Pendant les trois mois, le gouvernement n’est pas resté inactif. Il va falloir faire un bilan sommaire. Nous sommes dans un contexte où il y a des gens qui mangent difficilement un repas par jour. Beaucoup vivent dans la misère et ne peuvent pas s’offrir un repas par jour. Certains se partagent une somme astronomique en un mois. J’ai eu l’occasion de dénoncer cette gabegie. J’ai l’impression que le gouvernement méprise les partenaires sociaux. Il n’y a pas une trêve sociale du côté des syndicalistes. Avec l’euphorie qui a amené le Président Talon au pouvoir, il est difficile de mettre tout de suite la pression. Nous avons des revendications qui sont en attente parce qu’on nous a dit qu’il n’y a pas de ressources pour le moment. Ce qui nous étonne, c’est que d’un seul coup 500, millions sont débloqués pour payer 35 personnes en un mois.
Sur le plan du dialogue social, nous avons estimé que le gouvernement actuel a hérité d’un passif assez lourd. Donc, nous n’allons pas très tôt jeter le pavé dans la mare. Néanmoins, il y a eu des mouvements de protestation aux ministères du commerce et des finances. Les motifs qui ont conduit à ces mouvements sont légitimes pour la plupart. Le gouvernement ne doit pas attendre que toutes les institutions partent en grève avant de réagir. Le dialogue social doit être anticipé et permanent.
Le Président Talon n’a pas dit dans son projet de société que quand il sera élu, il va dégraisser la fonction publique. C’est de l’improvisation. En plus, lorsqu’on veut poser ces genres d’actes, les partenaires sociaux que nous sommes, doivent être associés, cela n’a pas été le cas. On n’a pas peur car, nous avons connu les présidents Soglo, Kérékou et Yayi. Donc ce n’est pas le président Talon qui va nous effrayer. Je ne le dis pas pour le défier, mais chacun doit rester dans son couloir.

Paul Issè Iko, Sg/Cstb : Il n’a jamais rencontré les travailleurs depuis le 06 avril 2016 »

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Il faut qu’on punisse ceux qui ont mal agi. La rupture signifie donc mettre fin à l’impunité. La rupture signifie que le peuple élise ses responsables. La rupture signifie également qu’il faut associer les travailleurs au processus de révision de la Constitution. Le Président Patrice Talon a oublié tous ceux qui se sont battus contre la gouvernance de Yayi. Il a oublié les travailleurs des ministères de l’enseignement maternel, primaire et secondaire qui ont dit non au Nouveau programme. Il met en place des commissions qu’on entend par presse interposée...
En ce qui concerne le dialogue social, c’est la catastrophe. Depuis que le Président Patrice Talon est arrivé, je ne l’ai jamais rencontré. Il n’a jamais rencontré les travailleurs depuis le 06 avril 2016. Il est en train de suivre les pas de son prédécesseur. Nous avons toujours considéré le dialogue social dans notre pays comme une méthode de regrouper les travailleurs et de produire un marché de dupe. Depuis que le Président Patrice Talon a fait des promesses vis-à-vis des travailleurs, les retraités ne sont pas payés avec leur 1,25% du point d’indice de traitement. Donc, les travailleurs n’ont pas satisfaction à leurs revendications.
Le dialogue social est d’autant plus un marché de dupe que tout se passe comme si les travailleurs du secteur privé sont malmenés, traités en esclave.
Je veux que le Gouvernement de Patrice Talon puisse lever le ton contre ces privés afin qu’ils traitent nos compatriotes comme des hommes, qu’ils aient le droit de créer leur syndicat s’ils ne sont pas d’accord, d’exiger un minimum, de dialoguer avec les gens. Et si on arrivait au pire, qu’on crée un tribunal de prud’homme composé de gens qui connaissent le droit du travail et non des tribunaux généraux...A l’Inrab, l’Etat doit donner des subventions pour qu’on paie le salaire des travailleurs de cette structure, car depuis quelques mois, les travailleurs de l’Inrab sont sans salaire.

Ferdinand Djagali, conducteur de taxi-moto : « On doit patienter pendant un temps »

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La situation économique actuelle du pays est difficile. Mais on ne peut pas dire que c’est à cause du président Talon que la vie est dure. La situation était ainsi bien avant son élection. On doit patienter pendant un temps donné, un an par exemple pour trouver satisfaction. On peut avoir l’espoir que ce pays changera et qu’on aura une bonne situation sociale. Je suis satisfait des actions du Président Talon. Car, il a fait de bonnes choses en peu de temps. Entre autres, le choix des chefs-lieux des départements, la nomination des préfets et l’annulation des concours frauduleux. Il prend ses décisions au bon moment. On peut donc lui faire confiance pour l’amélioration de nos conditions de vie.

Martin Assogba, Pdt Ong Alcrer : « L’amélioration du panier de la ménagère n’est pas encore une réalité, mais nous sommes sur la bonne piste »

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Sur le plan social, je sais que les gens ont des difficultés à joindre les deux bouts, à payer les loyers et l’électricité. Je sais aussi que le Président de la République, à travers son ministre de l’économie et des finances, a promis qu’à partir du 15 juillet, il va commencer par payer les dettes intérieures. Quand ces dettes seront payées et que les entrepreneurs vont reprendre leurs activités, nous verrons qu’il y aura ne amélioration du panier de la ménagère. Pour que le panier de la ménagère s’améliore davantage, il faut qu’il y ait du travail. Il faut donc que les concours annulés soient réorganisés afin qu’on ait de vrais lauréats qui vont commencer par gagner aussi leur vie. L’amélioration du panier de la ménagère n’est pas encore une réalité, mais nous sommes sur la bonne piste à travers les balises que le régime actuel est en train de mettre en place. L’espoir est donc permis. Nous avons le droit de rêver positivement. Nous devons accompagner ce régime à travers nos comportements et nos dénonciations objectives. Nous avons le droit d’espérer car, 100 jours, ce n’est encore rien. D’ici six mois ou dans un an, nous allons faire un autre bilan pour voir le chemin parcouru. Vu l’état dans lequel le pays s’est retrouvé avant l’organisation de l’élection présidentielle, nous avons l’obligation de bien analyser les actes que pose le nouveau régime, et cela nous permettra de dire qu’il y a de l’espoir. Rien n’est encore perdu. Nous gagnerons à partir du moment où les dettes intérieures seront payées. J’invite alors les uns et les autres à patienter et à participer de par leur comportement citoyen, au développement de ce pays. J’exhorte aussi les gouvernants à faire en sorte que notre administration devienne une administration de développement.

14-07-2016, Isac A. YAÏ


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