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Célébration de la liberté de la presse : Quelle place pour les femmes des médias ?

En prélude à la célébration de la liberté de la presse le 03 Mai , les journées médias Bénin qui se tiennent du 29 Avril au 06 Mai prochain sur l’esplanade intérieure du stade de l’amitié sont une occasion pour les professionnels de médias de se pencher non seulement sur le rôle des femmes de cette corporation. Elles font souvent objet de préjugés, de discriminations dites positives. Les traitements, même au sein des plus grandes rédactions ne sont pas toujours équitables, et les responsables ont tendance à se tourner vers les hommes qui seraient plus disposés et plus disponibles.

La parité tant réclamée et obtenue par la gent féminine demeure encore plus ou moins fictive. Et pour cause, les femmes des médias, qu’elles soient journalistes, animatrices, cadreurs, preneurs de son ou réalisatrices sont encore sujettes à des préjugés qui les empêchent d’avoir un statut égal à celui des hommes. Ceci, quel que soit le travail fourni. Les femmes, nous explique Ghislaine Adimi journaliste à l’ORTB « ont plus à prouver. Les patrons de presse ne nous donnent pas les mêmes responsabilités que les hommes. Il y a un manque de confiance parce qu’ils estiment que la femme priorise ses devoirs de mère et d’épouse ». En effet, « certains patrons de presse et rédacteurs en chef hésitent à envoyer des femmes en reportage la nuit ou a les faire travailler au-delà d’une certaine heure », renchérit Edwige Klutse journaliste animatrice à radio Tokpa. Rien qu’en ce qui concerne l’animation des débats portant sur des sujets sensibles, les femmes sont souvent laissées pour compte. Mais, le vrai problème se pose sur le terrain où elles sont souvent victimes de harcèlement et de propositions indécentes de tous genres. Les hommes voient en elles en premier ‘’la femme’’ et non ‘’la journaliste’’. « Parfois je me demande s’il ne faudrait pas simplement laisser tomber, tant la pression de ce côté-là est forte », se plaint Inès Kouagou journaliste au quotidien ‘’L’Expression’’. Certains considèrent et jugent les femmes des médias à l’apparence. Leurs compétences, leur intelligence et même leur savoir-faire sont fréquemment remis en question.

Femme / journaliste : la dualité des rôles
La vie d’un professionnel des médias n’est pas de tout repos. Pas d’horaire fixes, parfois (notamment en presse écrite) c’est au milieu de la nuit qu’il faut rentrer chez soi. La pression va de pair avec le manque de repos (puisque même les jours fériés et les week ends sont des jours de travail). Pour celles qui sont encore célibataires, la charge de travail, le stress, les horaires pas toujours fixes ne posent pas vraiment de problème. Cependant, elles se posent des questions quant à la suite à donner à leur carrière. Certaines, fiancées, ont choisi comme partenaires des hommes du métier espérant que cela faciliterait la compréhension. Pour celles qui sont mariées et mères de famille, il faut énormément de patience et de compréhension de la part du mari. Elles doivent également savoir jongler entre les horaires pour passer du temps avec les enfants. Ce qui au final s’avère plus compliqué que prévu. C’est sans doute en prévision de toutes ces difficultés que Judith Capo_chichi, animatrice à Océan FM estime ne pas pouvoir prioriser sa vie professionnelle au détriment de sa vie de femme. « J’arrêterai ce métier un jour » confie-t-elle.
La femme, quoiqu’on dise, dispose autant de compétences que l’homme. Malgré les discriminations dont elles sont souvent victimes, certaines réussissent à concilier vie de femme et vie de journaliste ; mais au prix de nombreuses concessions et de sacrifices .
Marthe OKOUMASSOUN(Stag)

3-05-2016, La rédaction


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