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Gestion du temps des grèves par les élèves : Entre études et villégiatures

L’école tourne au ralenti. Et pour cause, les grèves perlées qui ne cessent de perdurer. Enseignants et gouvernants ont encore la langue tendue. Mais dans cette atmosphère, les élèves, surtout les filles, gèrent le temps mort à leur manière.

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« Je suis fatiguée de rester à la maison. A chaque fois que nous allons à l’école, nous ne faisons que discuter entre nous. Parfois nous discutons de tout et de rien avec les copains ». Tels sont les propos de Roseline, élève en 2nde au Collège d’enseignement général Le Nokoué, visiblement lassée par les mouvements de grèves qui persistent dans le secteur éducatif. Une situation qui affecte premièrement les élèves en général et les filles en particulier, ainsi que leurs parents. Pour Mireille, élève en 1ère, « les mouvements de grèves ne nous profitent pas. Néanmoins, je m’occupe à réviser mes cours, même si c’est les mêmes choses que je révise…Franchement, c’est ennuyant. Parfois, je vais en promenade avec mes amis, histoire de me détendre ». Ces propos de Mireille laissent filer quelques réserves, en ce qui concerne les réelles occupations des élèves filles lors des mouvements de grèves. Césaire Houndagba, parent d’élève, avoue qu’il n’a pas un contrôle sur les mouvements de ses enfants. « Je ne reste pas à la maison. Donc, je ne maitrise pas la position de mes enfants. Généralement, ils sont sous la supervision de leur maman… ». Ainsi, les élèves filles ne sont pas surveillées en période de grève. A en croire le représentant des parents d’élèves, Epiphane Azon, c’est une porte ouverte aux risques de grossesses dans le pays.

Les élèves candidates inquiètes
Les examens pointent à l’horizon. Pour certaines candidates, les mouvements de grèves constituent une occasion pour se rattraper par rapport à ce qu’elles n’avaient pas maitrisé. Dans cette optique, Bérénice Hounzandji, candidate au baccalauréat affirme : ‘’Avant, j’avais l’habitude de travailler en groupe avec certains amis, mais avec ces temps de grève, on s’est inscrit pour les Td avec un programme plus accéléré, ce qui nous permettra à la reprise d’être en avance sur les autres et d’avoir un peu plus de notions, surtout dans les matières scientifiques’’ laisse-t-elle entendre. Sur la même lancée, Georges Djigui, candidat au Bepc souligne : « Moi, j’ai cette chance d’être parmi les meilleurs de ma classe, ce qui fait que j’ai un plus que les autres. Cette période de crise ne nous profite pas, mais tout au moins, pour ne pas perdre la main, moi j’ai demandé à certains de mes camarades de venir faire les études avec moi contre la somme de 200f, ce que certains ont accepté et on a commencé ». Loin d’être une chance à saisir pour les élèves assidus et travailleurs, c’est plutôt une opportunité d’affaires pour certains étudiants qui n’ont pas manqué d’initier des Td ou Tp dans le but non seulement d’aider les candidates, mais de pouvoir gagner quelque chose en retour. Polycarpe G., Enseignant de français dans un collège de la place affirmait à propos : ‘’ J’enseigne le français, et vous pouvez déjà croire que beaucoup d’élèves ont de problèmes dans cette matière. Vous leur demandez de vous faire une phrase correcte et ils en sont incapables. Pour ne pas avoir à gérer des problèmes de mauvaises notes, j’ai initié des td pour ceux qui ont envie d’y participer pour leur évolution ». Comme lui, certains enseignants, malgré les maux dont souffre, l’école organisent toujours des cours à domicile juste pour subvenir à leurs besoins. Si l’école manque à certains au point où ils essaient de se retrouver en groupe pour travailler, pour d’autres, c’est tout le contraire. Si ce n’est pas les sorties à longueur de journée, c’est les villégiatures entre camarades. N’ayant pas trouvé des moments pour le faire à plein temps avant, ils transforment le temps qui devrait être consacré aux travaux de classe à diverses rencontres et sorties. C’est le constat déplorable qui est fait. A quelques semaines de l’examen du Brevet d’études du premier cycle, les cahiers semblent être oubliés pour l’instant. Rencontré dans une buvette de la place en train de nettoyer une table, Adja C. affirme « je viens passer mon temps ici, afin de gagner un peu de sous en attendant que les cours ne reprennent, je suis d’une famille où les moyens manquent, donc je profite de ce temps pour chercher de l’argent. ». Beaucoup de jeunes filles ne pensent plus comme elle, et s’adonnent plutôt à du vagabondage pour plus tard quémander des ‘’Notes sexuellement transmissibles’’. Dans ce combat de gladiateurs qui se mène, les parents doivent aider leurs enfants à mieux comprendre et à gérer cette période d’ ‘’école morte’’ en les amenant à retourner à leurs cahiers.
Marina HOUNNOU (Coll.)

9-03-2018, La rédaction


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